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INTERVIEW AVEC M. BLEU CHARLEMAGNE, PRÉSIDENT DE LA FIMADA SUR LES ACTIVITÉS DE CETTE FÉDÉRATION IVOIRIENNE DE MARACANA

Posté le 15-02-2016 | 381 Vue(s)

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Après les phases Aller et Retour des éliminatoires séniors Zone d’Abidjan des poules A, B, C et D, le samedi 30 janvier dernier, nous avons rencontré le président Bleu Charlemagnede la Fédération Ivoirienne de Maracana et Disciplines Associées (FIMADA). Il s’est prêté à nos questions.

Amanien.info : Président bonjour, quelle est votre appréciation sur les différentes rencontres disputées jusque-là ?

Bleu Charlemagne : Merci…c’est une joie de la fédération que je suis. Surtout qu’en ces temps-ci le maracana s’essaie de s’internationaliser depuis véritablement 2012. Mais au principal, depuis le 5 août 2015 à Lomé où il nous a été donné d’organiser un congrès qui a réuni 18 pays de trois (3) continents dont le continent Américain. Lequel continent était représenté par les maracaniers de New-York et du Canada. Ils étaient à Lomé avec nous pour donner leurs voix à la Côte d’Ivoire, qui finalement a pu par ce vote massif avoir le siège international de maracana et la présidence en la personne de votre serviteur. Je voudrais profiter de cette occasionpour affirmer que le maracana aujourd’hui a deux (2) Ligues. La Ligue 2 qui se joue maintenant et la Ligue 1 qui va commencer le 5 mars prochain. Et donc, je suis heureux au constat que les équipes de la Ligue 2 ont un niveau assez élevé. Comme vous l’avez vu, les matches ont été suffisamment disputés et c’est sur le fil que les clubs dits de référence se sont imposés. Il faut signaler que cinq (5) équipes vont monter. C’est également pareil pour la zone de l’intérieur où à Guiglo et à Lakota, sont concernés 15 équipes qui sont vraiment engagées. Donc comme impressions, c’est un président heureux de savoir que le maracana connaît un engouement certain, mais également a une incidence positive sur la cohésion sociale nationale. Ainsi que vous l’avez constaté, ce sont des Nigériens, des Burkinabès, des Baoulés, des Bétés, des Guérés, des Yacoubas, des Akans voire tout court des ivoiriens ou des populations vivant en Côte d’Ivoire qui se donnent rendez-vous. N’est-ce pas pour convoler en juste retrouvaille au cours de nos différentes compétitions.

Amanien.info : Le niveau de jeu de cette année et celui des années précédentes sont-ils comparables ?

Bleu Charlemagne : Je rappelle que nous sommes à la troisième année. Les années précédentes ont été disputées mais depuis l’année dernière en raison donc du niveau assez élevé et appréciable des clubs qui participent désormais à ce championnat de Ligue 2, nous avons bien voulu faire une interligue que nous appelons ‘’mini super division’’. Cela a été instauré l’année dernière avec succès à Yamoussoukro et à Abidjan. Il est reconduit cette année, les 13 et 14 février prochains. Ce sera donc au tour d’Abidjan, puis le 21 février, le tour des équipes de l’intérieur. Elles seront au total 15 à Yamoussoukro où cinq (5) d’entre elles seront retenues. Pour vous dire donc que contrairement aux années précédentes, il y a un plus. Parce qu’il y a plus d’engouement. Nous avons 20 clubs à Abidjan pour 5 places et 40 clubs à l’intérieur du pays pour également cinq (5) places.Ce sont des choses auxquelles nous allons remédier en termes de quota, les saisons à venir, pour ne pas léser une partie de nos compétiteurs notamment les équipes de l’intérieur du pays.

Amanien.info : Et l’arbitrage

Bleu Charlemagne : Au sujet de l’arbitrage, il faut dire qu’il y a une nette amélioration. Une amélioration, j’allais dire, d’abord quantitative mais aussi qualitative. A l’époque, la présentation des arbitres était à l’état embryonnaire. Parce que c’étaient des gens en bigarrés qui venaient siffler nos rencontres pendant que nous étions de l’autre côté. Et depuis que le maracana s’est autonomisé à travers la création d’une fédération, les arbitres sont mieux vêtus et vont de succès en succès. Ce qui est apprécié par l’ensemble des présidents de clubs. D’ailleurs, ceux-ci ont bien voulu à l’occasion de la dernière assemblée générale, leur adresser une note de satisfécit car ce n’est pas simple d’être arbitre. Vous savez en Côte d’Ivoire, tout le monde est à la fois entraîneur, joueur et tout à la fois… Il en est de même pour tous ceux qui sont au maracana. Ils se disent forts, se font passer pour des férus des lois de jeu. Ils savent tout et donc aucune erreur n’est généralement pardonnée à nos hommes en noir. Mais, il est bon quand même de ne pas bouder notre plaisir parce qu’il y a de l’évolution. Il faut l’apprécier et le jeune Bolou, qui a succédé au doyen Adiko, leur maître, fait aujourd’hui du bon boulot. Il est apprécié. Le boulot qu’il fait nous a amené à le confirmer à son poste de président de la commission technique des arbitres. L’année dernière, il a sifflé avec 38 collaborateurs. Cette année, c’est un peu plus. Ils seront 55 et la désignation se fait avec parcimonie, sans parti pris. C’est vraiment fluide et c’est à apprécier.

Amanien.info : Avec ce qu’on voit à la FIMADA, on se dit que tout est rose. Vous confirmez à cela ?

Bleu Charlemagne : Naturellement, tout ce qui est rose, n’est pas humain. Sachez que nous sommes encore des apprenants. Notre fédération est jeune, juste de six (6) ans. C’est maintenant, en réalité que si nous étions des humains, que nous devions aller au cours préparatoire première année. Ce qui signifie que nous sortons de la maternelle, et c’est un enfant qui a encore les dents de lait, et donc qui doit être chicoté par ses anciens pour se voir redresser en termes d’éducation, de caractère, etc.C’est en effet, un enfant qui ne fait pas son âge. C’est quand même, un enfant. Il est clair que nous ne sabordons pas notre plaisir quant à la satisfaction que nous avons des collaborateurs qui sont dans le sacerdoce. Et qui chacun de son côté, essaie d’apporter le mieux qu’il peut, mais ce n’est pas simple, il y a beaucoup de choses à rattraper. Il y a beaucoup de choses à bonifier. C’est avec le temps que tout cela va arriver. Nous prenons beaucoup de notes quand nous arrivons. La première journée, nous avons fortement décrié le laxisme de la table des officiels, qui laissaient des gens, qui n’étaient complétement pas en uniforme, entrer sur l’aire de jeu. Pas l’uniforme au niveau des maillots, mais il y avait des détails en ce qui concerne les bas. Ce que nous avons déploré.Mais à l’intérieur, quand nous étions pour la même journée à Adzopé, nous avons remarqué vraiment une table des officiels assez technique, assez courageuse et assez au fait des choses de la fédération, qui a bien géré l’ensemble des 12 matches de l’intérieur au niveau d’Adzopé. Cela est à saluer et je voudrais sincèrement pour cela dire merci à tous mes collaborateurs qui sont certes à l’école, qui sont certes des apprenants, mais qui sont de bons apprenants.

Amanien.info : Des appréhensions tout de même pour l’avenir ?
Bleu Charlemagne : Non…aucune appréhension. Je suis convaincu qu’en Dieu, les choses se passeront bien. C’est clair que quand vous bâtissez ensemble, avec des frères, une telle œuvre, il ne faut pas dormir sur ses lauriers ni dormir sur ses acquis encore infimes. En fait, tous les chantiers restent à explorer.Que ce soit aux niveaux des compétitions, des équipements, des infrastructures, de la formation, de l’arbitrage, des encadreurs, au niveau technique et bien d’autres ; tout est à faire sur le plan maracana. Nous sommes les pionniers. Naturellement, on n’a pas de modèles ailleurs, et donc nous sommes dans nos kakis d’apprenants. Et les autres disciplines que sont les disciplines sœurs, essaient de nous aider à travers les organisations, qui j’allais dire, réussissent chez elles. Que nous essayons bien évidemment de copier sans aucune honte. Cela dit, nous allons faire le pas vers le handball, vers le football, vers le basket, pour leur arracher ce qui a marché et leur a apporté également notre ferveur au niveau de l’organisation, notre conviction à faire en sorte que le sport se ramène aujourd’hui à ses fondamentaux d’antan. Le sport a été créé, n’est-ce pas, c’est divin. Il a été créé pour rassembler les hommes, pour assainir le corps humain. Aujourd’hui, c’est tout une autre philosophie qui entoure l’industrie du sport. Tout cela doit pouvoir être ramené en termes de vision au niveau du maracana, à des proportions humaines. Nous voulons que le sport reprenne ces proportions humaines. Nous voulons que la taille humaine du sport grandisse davantage au détriment de toute autre considération. Et cela est la touche que le maracana sur les plans national et international, entend apporter au commun des sportifs dans le monde.

Interview réalisée parDavid KOUAME(davidkouame78@yahoo.fr)
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Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin
PARIS, 5 octobre (Xinhua) -- La Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique en 2009, peut jouer un rôle majeur dans son industrialisation, par les investissements et le partage de son savoir-faire, a affirmé Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l'OCDE, lors d'une récente interview accordée à Xinhua. "Beaucoup de pays ont eu ces dernières années des taux de croissance bien plus importants que dans les pays de l'OCDE. 83 pays ont eu plus que le double du taux de croissance des pays de l'OCDE en 2000 et 2010. Et cela s'explique aussi par le rôle de la Chine", a rappelé M. Pezzini. Par exemple, en termes de partenariat commercial, la Chine devient en 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique, et elle est également le principal partenaire d'autres pays, comme le Chili, le Brésil ou le Pérou, a-t-il expliqué. La Chine a fait aussi beaucoup d'investissements en Afrique, elle peut donc "sans aucun doute partager l'expérience qu'elle a mûrie en termes de construction de zones industrielles, ce que la Chine est déjà en train de faire", a indiqué l'économiste. Selon lui, la Chine devient de plus en plus un partenaire en matière de coopération Sud-Sud, et peut dans ce cadre également jouer un rôle important en Afrique. "Il y a par exemple un organisme en Chine, basé à Hong Kong, dont un des trois objectifs est de construire des projets dans lesquels il transfert le savoir-faire (chinois) dans la création de zones industrielles ailleurs qu'en Chine, et en utilisant l'expérience de la Chine", a souligné M. Pezzini. Fin

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