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Daloa/ Déforestation abusive: le cri de cœur des POPULATIONS au Ministre BABAUD DARRET

Posté le 11-12-2015 | 549 Vue(s)

amanien.info
Comparativement aux autres localités, la région du Haut-Sassandra est en proie à une disparition vertigineuse de la faune et de la flore.
La région connait, à cet effet un changement de climat qui affecte la production agricole estimée à 20% de la production nationale. Ces dernières années, les rendements des cultures industrielles et vivrières sont en baisse dans la région du Haut-Sassandra, à cause de la déforestation abusive par les exploitants véreux, clandestins, qui sont en connivence avec certains jeunes autochtones.
Zone cacaoyère d’excellence, le Haut-Sassandra ( Daloa, Issia et Zoukougbeu) est menacée par la sécheresse. Toute chose qui préoccupe sa population.
« Comme partout en Côte d’Ivoire, la disparition vertigineuse de la forêt est due à l’exploitation sans contrôle des clandestins.
Ces fraudeurs sont de toutes les nationalités, et leurs activités n’obéissent à aucun règlement du code forestier. La fraude à grande échelle de la forêt par les exploitants clandestins, s’est accentuée ces derniers temps dans la région du Haut-Sassandra ; de Daloa à Issia en passant par Vavoua à Zoukougbeu etc. Ce phénomène récurent à une incidence négative socioéconomique au plan local que national » se morfond, TAPE Eugène, cadre ingénieur agronome à la retraite. A l’issue de notre randonnée dans la région, nous avons constaté qu’en lieu et place des entreprises d’exploitation de bois appelées communément scieries dotées des agréments en bonne et due forme, et pourvoyeuses d’emplois aux jeunes, ce sont des individus véreux pour la plus part des non nationaux ne possédant aucun papier administratif requis, qui se sont organisés en complicité avec des jeunes, chefs de villages et de communautés pour détruire abusivement la faune et la flore.
Ces exploitants clandestins de forêt, coupent les bois de toutes les espèces pour aller les vendre dans les pays limitrophes à la Côte d’Ivoire. Dans un village de Vavoua , un paysan nous a confié : « après avoir coupé nos bois nuitamment, avec la complicité de certains jeunes villageois, ces exploitants véreux les façonnent dans les unités de transformation artisanale à Daloa, avant de les exporter au Mal. Si l’Etat ne fait rien, la région du Haut-Sassandra est en danger. »
Pour Abdoulaye, par la faute de ces clandestins, les scieries conventionnelles ont du mal à tourner, quand certaines d’entre elles ont purement et simplement mis la clé sous le paillasson.
A Issia, la situation est plus qu’alarmante au point de révolter la population.
«  Ce qui est dommage dans cette affaire, c’est bien le silence coupable des autorités de régulation de nos forêts, notamment la direction régionale des Eaux et Forêts et le cantonnement qui font mine de ne rien voir. Alors que chaque jour, c’est sous leurs yeux que les camions de bois frauduleux traversent leurs barrages pour se retrouver en ville, avant d’être exportés par la suite vers le Mali ou ailleurs » révèle un enseignant en poste à Issia.
Pour ce dernier « au lieu de laisser croire seulement que ce sont les exploitants agricoles qui constituent les motifs de disparition des forêts et des espèces de bois, il conviendrait d’interpeler les exploitant clandestins sur le danger qu’ils infligent à notre écosystème, mais également le manque à gagner à l’Etat Ivoirien. Sans oublier que la forêt est importante dans la lutte contre le changement climatique ».
A Zoukougbeu (Belle-ville) un des quatre départements administratifs de la région du Haut-Sassandra, les populations implorent la vigilance du ministre de la tutelle, BABAUD DARRET (des Eaux et Forêts) fils de la région « d’ouvrir les yeux sur la disparition vertigineuse des forêts à Daloa. Pour ce faire, il doit aiguillonner ses collaborateurs de la direction régionale des Eaux et Forêts, qui ne doivent pas être trop passifs devant ce désastre naturel de déforestation par des exploitants fraudeurs. A l’heure de la lutte contre le changement climatique est d’actualité dans le monde ».

Réalisée par TOURE TIANY (correspondant régional)[...]

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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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