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Djibril Coulibaly, vice –président de la Fédération Nationale des Inventeurs, de Côte d’Ivoire invité de Calvin Wandji« L’invention n’est pas une affaire individuelle, mais une affaire d’Etat »

Posté le 02-12-2015 | 544 Vue(s)

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Djibril Coulibaly est ingénieur informaticien. Il est l’inventeur du logiciel de gestion universel Nexpro Ubs. Il était récemment le seul africain membre du jury, lors du salon international des inventions de Bruxelles. Dans cette interview, il nous parle de ce salon et de l’invention en Côte d’Ivoire

Calvin Wandji- Le salon international des inventions s’est tenu récemment à Bruxelles en Belgique. Que représente ce salon pour les inventeurs?

Djibril Coulibaly -C’est un salon de référence mondiale. Vous savez Bruxelles est la capitale de l’Europe. A cette occasion Bruxelles devient la capitale mondiale des inventions et des innovations et de la recherche. Nous étions à la 64ème édition. Donc cela fait plus d’un demi-siècle que ce salon se tient chaque année. Cet événement se tient dans un endroit symbolique, le Bruxelles expo. C'est un complexe d’une douzaine de palais, où une douzaine de manifestation peuvent lieu en même temps. Nous étions très contents de nous retrouver au palais 10 où le salon se tient. Pour le monde de l’invention, c’est un cadre pour présenter ses inventions et avoir une reconnaissance mondiale. IL ya une vingtaine ce pays et un jury international composé de sachant, d’experts, et ceux là viennent pour noter les différents inventions et attribuer les prix. Sur 300 à 500 inventions on décerne une dizaine de prix, de base et des prix accessoires, ainsi que des médailles. J’ai été très heureux pour l’Ivoirien que je suis et même pour l’africain que je suis d’être présent à ce grand rendez-vous du monde. Il ya un autre cadre plus grand Genève, qui organise chaque année un salon mondial de l’invention.

Calvin Wandji- Vous avez été membre du jury international lors de ce salon. Qu’elles sont vos impressions?

Djibril Coulibaly -j’ai été très fier d’être associé à ce challenge. Les inventeurs qui présents sont des professeurs d’université, les directeurs de centre de recherche, des chefs d’usine des grandes entreprises. Et nous sommes là pour juger de la valeur de leurs inventions, sur la base de notre jugement. C’est vrai qu’il ya des critères mais chacun y va de son propre jugement. Ca été un privilège que j’apprécie à sa juste valeur. Et je voudrais que la Côte d’Ivoire soit fier de cet honneur. Parmi tous les exposants il n y avait pas d’africain. Parmi les membres du jury c’est moi qui suis venu d’Afrique. Je dédie cet honneur à tous les inventeurs Ivoiriens et Africains. J’associe tous les chercheurs et toutes les structures étatiques qui créent les conditions pour que nous puissions nous faire connaître. La Fédération Nationale des Inventeurs de Côte d’Ivoire a aussi une raison d’être fier, parce que je suis le vice-président de cette fédération et j’ai été également reçu en tant que tel. Cela a été une occasion pour moi d’entrer en contact avec d’autres fédérations, particulièrement la fédération de France et de Belgique pour les collaborations futures, par rapport à l’organisation des manifestations de ce type à Abidjan.

Calvin Wandji- Comment avez-vous été choisi?

Djibril Coulibaly -Le Choix a d’abord été une affaire de notoriété. Ils me connaissent. Ils ont entendus parler de moi et lus des choses sur moi. Ils m’ont écrits et demandé si j’étais intéressé d’être membre du jury, ce que j’ai accepté. Je leur ai envoyé un curriculum vitae bref mais complet. Ensuite ils m’ont envoyé l’invitation officielle avec la liste des inventions que je devais noter. J’ai été reçu avec les autres membres du jury de façon solennelle.

Calvin Wandji- On imagine que ce n’est pas facile une telle responsabilité?

Djibril Coulibaly -C’est n’est pas facile surtout quand c’est la première fois. J’ai trouvé des gens qui sont membres du jury souvent. J’étais novice et naturellement ça crée un peu de stress parce qu’on veut bien faire. J’y est mis tout mon cœur pour faire les choses comme il faut. Pendant les deux jours je suis passé et repassé sur chaque stand pour m’assurer que l’appréciation que je vais mettre est juste. Ils ont été satisfaits de mon travail. Ils me l’ont dit, ils m’ont écrit.

Calvin Wandji- Un Africain membre d’un jury international en Europe, cela signifie que les compétences africaines sont reconnues?

Djibril Coulibaly -Oui. A ce niveau ce sont des experts et on ne soumet pas l’appréciation à n’importe qui. Notre expertise est reconnue. Je pense que c’est une porte ouverte et d’autres Africains et Ivoiriens pourront être invités prochainement à ce niveau mondial. Ce qui m’a fait mal, c’est qu’il n y avait pas d’africains parmi les exposants. Les nombreuses inventions sont venues de Thaïlande ; de Pologne, de Belgique, de France, etc… Malgré tout nos mérites individuels sont reconnus. J’ai évalué
Les inventions dans le domaine de l’informatique surtout et des jeux de société, de l’éducation et divers. J’ai visité 7 pays dont la Russie, la Belgique, la Thaïlande, la Pologne. Mais chaque stand est visité par plusieurs membres du jury et c’est l’ensemble des notes qui sont mis ensemble pour donner le résultat.

Calvin Wandji- Quelles sont les types d’inventions qui ont été présentées à ce salon?

Djibril Coulibaly -Il y a eu des inventions extraordinaires dans les domaines de la santé, de l’éducation, l’électronique, de la communication, de l’agriculture, de l’informatique, de la cuisine pour faciliter la tâche de nos ménagères, des robots, la reproduction en 3D. J’ai rencontré des gens qui sont entrain de bousculer certains théorèmes, certains principes scientifiques établis, pour montrer qu’on peut aller plus loin. C’était vraiment extraordinaire. Je dis aux Africains que le monde est illimité, la science est illimitée. Nous avons notre place pour apporter notre grain de sel . Nous ne devons pas laisser la recherche aux pays développés. Ce qui fait qu’on trouve ce n’est pas l’argent mais l’investissement personnel, le génie et la motivation. Nous devons valoriser nos inventions, cela ne coûte pas cher. On a besoin d’un peu d’argent pour le faire mais nos États ne croient pas en nous. Dans la recherche, l’invention, l’innovation, on peut apporter quelque chose.

Calvin Wandji- Vous êtes le vice président de la Fédération Nationale des Inventeurs de Côte d’Ivoire. Comment se porte les inventions chez nous?

Djibril Coulibaly -Je suis le vice président mais je suis avant tout inventeur. En tant que tel je peux dire aux Ivoiriens que nous avons une communauté d’inventeurs en Côte d’Ivoire. Cette communauté se retrouve dans différentes associations. Nous avons le Rici, Réseau Ivoirien des inventeurs, et le desai. La fédération a été créée pour que l’ensemble des inventeurs se retrouvent dans le même moule. On a passé trois année, mais personnellement je ne suis pas satisfait du bilan de ces trois année par rapport à la fédération. Il des prix qui ont été remporté, certains ont réussi avec des petits moyens d’aller sur le marché. Nous avons également eu l’appui du ministère de la recherche scientifique du ministère l’industrie et du ministère de la culture. Certains structures comme le patronnât Ivoirien qui aide les inventeurs, qui a injecté entre 30 et 60 millions par an pour aider les inventeurs. L’invention est en pleine effervescence en Côte d’Ivoire. Nous avons à plusieurs fois lancé des appels à l’État mais nous lançons cet appel aux privé aussi. L’invention n’est pas une affaire individuelle, c’est une affaire d’État. J’invite les uns et les autres à donner une chance à l’invention en Côte d’Ivoire.

Calvin Wandji- Comment se porte votre invention, en l’occurrence le logiciel de gestion universel Nexpro UBS sur le marché?

Djibril Coulibaly - Ce produit a souffert comme les autres inventions. Pendant deux ans nous avons attendu en pensant que nous allions avoir un financement conséquent pour lancer ce produit sur le marché. Nous n’avons pas eu de financement. Les 45 millions qu’on demandait on ne l’a pas eu ni auprès de l’État, ni auprès des banques, ni au privé. Nous avons du le lancer avec nos propres moyens. Depuis 2015, la commercialisation de Nexpro UBS est en cours. Les chiffres de ventes, nous allons les donner en septembre 2016. Mais ça se passe bien. Nous ne manquons pas de clients. Nous avons des demandes que nous ne pouvons pas satisfaire. Nous avons reçu un millier de demandes. La plupart viennent de Côte d’Ivoire mais surtout de l’extérieur. Des commandes du Tchad, de la Mauritanie, du Bénin, du Cameroun, de la Centrafrique, Belgique France, du Canada. On se retrouve face à des demandes qu’on ne peut satisfaire à cause de nos maigres moyens. On essaye de satisfaire le maximum, avec le vœu de satisfaire tout le monde. Nous restons les bras ouverts. Nous invitons les hommes d’affaires à participer à ce business. Nexpro UBS est le premier logiciel de gestion universel qui existe en ce moment. C’est reconnu dans le monde entier.

Calvin Wandji- Vous aviez souhaité la création d’un fonds pour soutenir l’invention. Ce fonds a été mis en place?

Djibril Coulibaly- Concernant ce fonds, j’ai eu la chance de travailler avec le ministère de la recherche scientifique. Ils ont quelque chose qui est encours avec l’aide de la Banque Mondiale. Nous les soutenons, mais c’est lent. Il ya une vingtaine d’inventions en Côte d’Ivoire prête à aller sur le marché. Il faut qu’on sorte l’argent pour le développer, pour que la Côte d’Ivoire devienne émergente. Le budget de l’État de Côte d’Ivoire est passé sous nos yeux de 3000 à 5000 milliards. Nous devons développer la Côte d’Ivoire avec les inventeurs, avec nos résultats recherches, nos innovations. Je voudrais avec ce coup de gueule dire aux Ivoiriens qu’il faut de réveiller. Nous n’avons que le pays s’engage avec nous dans la valorisation de nos inventions.
Réalisée par Calvin Wandji
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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
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