"Nous voulons adresser un message au reste du monde, en particulier aux dirigeants de la planète qui participent à la conférence sur le climat: notre survie n'est pas négociable", a lancé Denise Fontanilla, porte-parole du Mouvement des peuples asiatiques sur la dette et le développement.

En Australie, environ 5.000 personnes ont participé à Brisbane (nord-est) à une marche ouverte par des aborigènes, des mouvements de jeunesse et des habitants des îles du Pacifique, particulièrement affectées par la montée des eaux provoquée par le réchauffement.

Des défilés ont également eu lieu au Bangladesh et en Nouvelle-Zélande. L'Australie avait donné vendredi le coup d'envoi avec une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Melbourne.

Les manifestants réclament des actions décisives contre le réchauffement planétaire aux représentants des 195 pays, réunis à partir de lundi au Bourget, au nord de Paris, pour la plus grande conférence sur le climat jamais organisée.

40.000 personnes, dont 10.000 délégués, sont attendues chaque jour sur le site, un véritable défi en termes de logistique et de sécurité pour les organisateurs.

- Assignations à résidence -

Réunis sous la protection de 2.800 policiers et gendarmes, les participants à la COP21 tenteront de sceller un accord mondial pour limiter à 2 degrés la hausse du thermomètre par rapport à l'ère pré-industrielle. Faute de quoi, les climatologues prédisent des conséquences dramatiques: montée des eaux, fonte des glaciers, disparition d'espèces, baisse des rendements agricoles...

Les autorités, qui redoutent des incidents ont interdit les manifestations à Paris, et assigné à résidence 24 militants écologistes pour les empêcher d'aller manifester dans la capitale. Plusieurs convois d'activistes ont été interdits d'accès à une zone près de Paris abritant des sites sensibles, comme le Commissariat à l'énergie atomique. Des mesures dénoncées par certaines ONG.

Une chaîne humaine est cependant prévue dimanche dans l'Est de Paris, à proximité de plusieurs lieux des attentats.

La capitale est également placée sous haute surveillance, avec la mobilisation de 6.300 membres des forces de l'ordre. La circulation sera interdite ou restreinte sur plusieurs axes et les habitants ont été appelés à rester chez eux par crainte d'un congestion des transports publics.

Les travaux de la COP commenceront dès dimanche, son président, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, ayant convoqué une assemblée plénière pour définir la feuille de route des négociateurs avant l'ouverture officielle.

Lundi, les 150 chefs d'Etat ou de gouvernement prendront la parole, notamment François Hollande, Barack Obama, Xi Jinping, Narendra Modi, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan.

Ce sommet sera aussi l'occasion de rencontres bilatérales. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé le souhait de rencontrer "en face à face" son homologue russe Vladimir Poutine pour parler de l'incident aérien qui a opposé leurs deux pays.

Laurent Fabius s'est déclaré samedi confiant sur la possibilité d'un accord: "il est à notre portée, mais il n'est pas encore acquis", a-t-il dit dans le quotidien Le Monde. Il ne faudrait pas que "quelques pays, parce qu'ils n'auront pas eu suffisamment de garanties (...), puissent bloquer le processus", a toutefois prévenu François Hollande.

Si les attentats sont dans tous les esprits, avec notamment une minute de silence lundi au Bourget, le gouvernement français veut également éviter que la COP ne se transforme en "réunion internationale sur le terrorisme"."/>
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Climat: des milliers de personnes manifestent dans le monde avant une COP21 sous haute sécurité

Posté le 28-11-2015 | 476 Vue(s)

AFP
Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans le monde pour réclamer des mesures fortes contre le réchauffement climatique à la conférence de Paris qui s'ouvre lundi en présence de 150 chefs d'Etat, entourés d'un dispositif de sécurité exceptionnel du fait des récents attentats.

De Manille à Bogota en passant par New-Delhi, Tokyo, Londres, Kampala ou Sao Paulo, des marches pour le climat sont prévues un peu partout durant tout le week-end, sauf à Paris où elles sont interdites en raison de l'état d'urgence décrété après les attaques du 13 novembre (130 morts).

Environ 3.000 personnes ont ainsi défilé samedi à Manille, aux Philippines, frappées régulièrement par des cyclones attribués au dérèglement climatique. "Protégez notre maison commune!", pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants.

"Nous voulons adresser un message au reste du monde, en particulier aux dirigeants de la planète qui participent à la conférence sur le climat: notre survie n'est pas négociable", a lancé Denise Fontanilla, porte-parole du Mouvement des peuples asiatiques sur la dette et le développement.

En Australie, environ 5.000 personnes ont participé à Brisbane (nord-est) à une marche ouverte par des aborigènes, des mouvements de jeunesse et des habitants des îles du Pacifique, particulièrement affectées par la montée des eaux provoquée par le réchauffement.

Des défilés ont également eu lieu au Bangladesh et en Nouvelle-Zélande. L'Australie avait donné vendredi le coup d'envoi avec une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Melbourne.

Les manifestants réclament des actions décisives contre le réchauffement planétaire aux représentants des 195 pays, réunis à partir de lundi au Bourget, au nord de Paris, pour la plus grande conférence sur le climat jamais organisée.

40.000 personnes, dont 10.000 délégués, sont attendues chaque jour sur le site, un véritable défi en termes de logistique et de sécurité pour les organisateurs.

- Assignations à résidence -

Réunis sous la protection de 2.800 policiers et gendarmes, les participants à la COP21 tenteront de sceller un accord mondial pour limiter à 2 degrés la hausse du thermomètre par rapport à l'ère pré-industrielle. Faute de quoi, les climatologues prédisent des conséquences dramatiques: montée des eaux, fonte des glaciers, disparition d'espèces, baisse des rendements agricoles...

Les autorités, qui redoutent des incidents ont interdit les manifestations à Paris, et assigné à résidence 24 militants écologistes pour les empêcher d'aller manifester dans la capitale. Plusieurs convois d'activistes ont été interdits d'accès à une zone près de Paris abritant des sites sensibles, comme le Commissariat à l'énergie atomique. Des mesures dénoncées par certaines ONG.

Une chaîne humaine est cependant prévue dimanche dans l'Est de Paris, à proximité de plusieurs lieux des attentats.

La capitale est également placée sous haute surveillance, avec la mobilisation de 6.300 membres des forces de l'ordre. La circulation sera interdite ou restreinte sur plusieurs axes et les habitants ont été appelés à rester chez eux par crainte d'un congestion des transports publics.

Les travaux de la COP commenceront dès dimanche, son président, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, ayant convoqué une assemblée plénière pour définir la feuille de route des négociateurs avant l'ouverture officielle.

Lundi, les 150 chefs d'Etat ou de gouvernement prendront la parole, notamment François Hollande, Barack Obama, Xi Jinping, Narendra Modi, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan.

Ce sommet sera aussi l'occasion de rencontres bilatérales. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé le souhait de rencontrer "en face à face" son homologue russe Vladimir Poutine pour parler de l'incident aérien qui a opposé leurs deux pays.

Laurent Fabius s'est déclaré samedi confiant sur la possibilité d'un accord: "il est à notre portée, mais il n'est pas encore acquis", a-t-il dit dans le quotidien Le Monde. Il ne faudrait pas que "quelques pays, parce qu'ils n'auront pas eu suffisamment de garanties (...), puissent bloquer le processus", a toutefois prévenu François Hollande.

Si les attentats sont dans tous les esprits, avec notamment une minute de silence lundi au Bourget, le gouvernement français veut également éviter que la COP ne se transforme en "réunion internationale sur le terrorisme".[...]

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 Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

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Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin
PARIS, 5 octobre (Xinhua) -- La Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique en 2009, peut jouer un rôle majeur dans son industrialisation, par les investissements et le partage de son savoir-faire, a affirmé Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l'OCDE, lors d'une récente interview accordée à Xinhua. "Beaucoup de pays ont eu ces dernières années des taux de croissance bien plus importants que dans les pays de l'OCDE. 83 pays ont eu plus que le double du taux de croissance des pays de l'OCDE en 2000 et 2010. Et cela s'explique aussi par le rôle de la Chine", a rappelé M. Pezzini. Par exemple, en termes de partenariat commercial, la Chine devient en 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique, et elle est également le principal partenaire d'autres pays, comme le Chili, le Brésil ou le Pérou, a-t-il expliqué. La Chine a fait aussi beaucoup d'investissements en Afrique, elle peut donc "sans aucun doute partager l'expérience qu'elle a mûrie en termes de construction de zones industrielles, ce que la Chine est déjà en train de faire", a indiqué l'économiste. Selon lui, la Chine devient de plus en plus un partenaire en matière de coopération Sud-Sud, et peut dans ce cadre également jouer un rôle important en Afrique. "Il y a par exemple un organisme en Chine, basé à Hong Kong, dont un des trois objectifs est de construire des projets dans lesquels il transfert le savoir-faire (chinois) dans la création de zones industrielles ailleurs qu'en Chine, et en utilisant l'expérience de la Chine", a souligné M. Pezzini. Fin

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