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Pr Seka Seka président du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT)« Nous allons faire des meetings pour soutenir le candidat Alassane Ouattara »

Posté le 02-10-2015 | 494 Vue(s)

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Après la crise qui secoue le Parti Ivoirien des Travailleurs ( PIT), nous avons rencontré le professeur Seka Seka, qui affirme être le seul véritable président dudit parti »

-Calvin Wandji: Pr Seka Seka comment se porte le PIT

-Seka SekaLe PIT se porte bien. Comme tous les partis, nous sommes dans la fièvre des préparatifs de la campagne pour l’élection présidentielle. le pit est allié au Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), comme l’a affirmé le congrès extraordinaire des 11,12 et 13 janvier 2013 et le congrès extraordinaire du 1er août 2015 a réaffirmé cette position. A cet effet, nous avons été intégrés dans les différentes directions de campagne et le PIT travaille dans ce sens. Au plan interne comme vous pouvez le savoir le PIT a fait son congrès extraordinaire le 1er août et a mis sur pied une nouvelle direction conduite par le nouveau président . Mais comme le camp Ahizi continue de s’agiter, le pit a demandé que le quartier général soit fermé. Mais le pit travaille, nous faisons des meetings, des réunions, le PIT se porte bien.

-Calvin Wandji:-Qui est le véritable président du PIT. Est-ce vous ou M. Aka Ahizi

-Seka Seka: C’est une question qui ne se pose pas. Les textes disent qu’à partir du moment où deux tiers des sections demande la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire, ce que nous avons toujours demandé et que ce congrès se tient avec plus les deux tiers des sections, il va sans dire que M Aka Ahizi a été déposé et la vraie direction, la seule est celle conduite par le pr Seka Seka Joseph.

-Calvin Wandji: M. Aka Ahizi dit que son mandat cours jusqu’en fin janvier 2016

-Seka Seka: Il peut toujours dire ce qu’il veut. Nous sommes dans un pays où on ne peut pas empêcher de dire ce qu’on pense. Mais un président qui se dit président et qui ne peut pas mener d’activité, je me demande où est sa présidence. Il ne peut pas diriger une section, ne peut pas faire de réunion au Q.G. Nous avons les clés. Nous sommes des légalistes et voulons que cela soit tranché. Sinon au jour d’aujourd’hui avec tout ce que nous avons, les expéditions des différents procès que lui-même a intenté, et a été débouté nous pouvons aller nous installer travailler. Il parle de quel PIT quand hier il est allé s’aligner derrière Affi N’guessan hier, ensuite Aboudramane Sangaré, aujourd’hui Jean Konan Banny, où est son PIT. Quand vous le voyez derrière ces gens où sont les militants du PIT qui sont avec lui. Nous avons tenu un meeting au PK 18 où nous avons installé une fédération avec au moins un millier de militants. Faut pas qu’on se leurre. Il peut clamer tout ce qu’il veut pour se donner bonne conscience avec la poignée de militants qui le suive. M ais ce qu’il oublie c’est que pendant qu’ils sont avec lui, ils négocient leur place avec nous.

-Calvin Wandji: Qu’est ce qui a motivé l’organisation du congrès extraordinaire du 1 er août?

-Seka Seka: Ce qui motivé le congrès l’organisation du congrès extraordinaire, ce que au sortir du 4eme me congrès on n’a pas contexté même si nous avions des arguments pour le faire. Mais quand vous sortez d’un congrès il faut mettre en place les instances du parti. D onc, quand un président est élu il doit désigner séance tenante son vice président, son secrétaire général qui lui propose une liste des militants pour être des secrétaires nationaux, pour constituer le secrétariat général. Tous ces organes doivent selon les textes être investis par le congrès. IL en est de même pour les autres organes comme le comité de contrôle et l’inspection générale. A la fin de l’élection M. Karim Fadiga président du congrès, au lieu d’appeler les militants à s’asseoir pour finir le congrès, présenter les autres organes s’est mis à danser. Du coup, de son rôle de président du congrès qui lui impose une neutralité il est devenu supporter du candidat Ahizi. Au point que les militants venus de l’intérieur qui n’avaient qu’une nuit à passer sont montés dans leurs cars et sont partis. Donc, il n’y avait ni secrétaire général, ni vice président. Seul Aka Ahizi et le comité central. Les juristes du parti lui ont dit que si on sort de la salle sans avoir élu les secrétaires généraux, les secrétaires nationaux, etc…, vous devez être considérés comme pas élu ou convoquer un congrès extraordinaire pour investir tous ces organes. Il a demandé de lui laisser quelques temps. Le 26 janvier de il a convoqué une réunion du comité central. A cette réunion il n’y avait pas le procès verbal du congrès. Ce comme s’il n’y avait pas eu de congrès. Ensuite il a demandé qu’on lui laisse le temps de constituer les instances que seul le congrès peut investir. Les juristes du parti et pas des moindres lui ont rappelé que seul le congrès peut investir ces instances.

-Calvin Wandji: D’où la crise

-Seka Seka: Il n’a rien voulu savoir et voulait forcer pour proposer que le comité central investisse. Alors que le comité central ne peut pas s’arroger les pouvoirs du congrès. Quand des constitutionnalistes imminents lui ont rappelé cela, les gens de son camp ont dit qu’on peut faire une investiture par acclamation sans aller au congrès. Nous avons dit non, pour ne pas créer de précédent, car ce n’est pas juste une simple formalité. C’est pour cela que nous avons constitué le groupe pour la légalité au PIT. Sur les 34 fédérations du parti, le groupe compte 28 secrétaires de fédérations. Aujourd’hui sur les 55 délégations départementales au congrès extraordinaire du 1er aout 48 étaient avec nous. Ainsi que les organes annexes qui ont fait une pétition pour l’organisation dudit congrès. Le congrès des 11 ,12 et 13 janvier 2013 avait pris comme résolution de maintenir l’alliance avec le RHDP et de soutenir la candidature du président de la République Alassane Ouattara comme ce fut le cas en 2010. Il a mis toutes les résolutions au tiroir pour former des alliances avec Affi N’guessan et le CNC. Il envoyait le parti dans le gouffre. Il a radié Kouablan francois, Kouassi Mermoz et moi-même. Nous avons déposé son courrier de radiation chez notre avocat qui utilisé ce courrier pour aller en justice. Alors que l’article 44 de nos textes dit que pour sanctionner un militant de notre rang c’est la commission de discipline qui doit l’entendre, produire un rapport au comité central qui se réunit avec un quorum et voit si le comité de discipline qui a écouté les mis en cause autorise leur sanction, c’est à ce moment qu’on leur notifie leur sanction. Rien de tout cela n’a été fait. Nous avons organisé le congrès et les camarades ont bien voulu porter leur choix sur moi comme nouveau président. Nous avons constitué séance tenante les organes du parti qui ont été investis. La présidente du congrès, a fait son rapport que nous avons déposé au ministère de l’intérieur.

-Calvin Wandji:Nous sommes à un mois de l’élection présidentiel et on n’entend pas le PIT. Pourquoi.

-Seka Seka: Conformément aux résolutions dont j’ai parlé le PIT a réaffirmé son soutien à la candidature d’Alassane Ouattara. Je suis directeur départemental associé de campagne du candidat chez moi à yakassé Attobré. La jeunesse du PIT a effectuée récemment une mission avec le ministre en charge de la jeunesse et de l’emploi jeune à Daloa. Ils ont été reçus par le conseiller du président de la République en charge de la jeunesse. Je sors d’une réunion de directeurs de campagne où nous avons élaboré notre stratégie de lancement campagne. Bientôt vous allez voir le PIT dans la campagne avec les partis du RHDP ou en tant qu’entité pour faire les meetings de mobilisation pour soutenir la candidature du président Alassane Ouattara. Nous allons donner des consignes de vote à nos militants pour son élection. Le 7 octobre Il y aura un meeting à Anyama donc le PIT bouge.

-Calvin Wandji:Et l’action en justice

-Seka Seka: L’affaire sera jugée au fond le 5 novembre. Aka AHIZI a déjà été débouté lors du premier jugement. Dans les jours qui viennent nous allons ouvrir le QG pour mener nos activités.

-Calvin Wandji:Quel est votre avis sur les revendications de certains candidats notamment sur l’article 35 et la Commission Electorale Indépendante CEI

-Seka Seka: Voilà des gens bien pensant qui ont lu tous les textes et les règles qui régissent les élections. Qui ont vu la composition de la CEI. Qui ont constitué des dossiers, déposés ces dossiers et payé la caution exigée. Comme s’ils étaient sous anesthésie, subitement se réveillent et disent qu’il faut refaire la commission, changer l’article 35 de la constitution.C’est pas maintenant qu’on doit changer les règles. Peut-être qu’ils se voient en position de faiblesse au vu des militants qu’ils peuvent revendiquer et pour ne pas essuyer un échec patent, une humiliation, veulent trouver des voies pour que l’élection n’ait pas lieu. Les responsables de la RTI ont reçu les représentants des candidats et définis les temps d’antenne. Mais pendant cette précampagne ils peuvent aussi mener des activités que la RTI peut couvrir. Le président de la République fait les tournées dans le cadre de ses fonctions régaliennes et c’est normal que la RTI diffuse cela. On ne peut pas dire qu’il a accaparé l’antenne. Ils doivent aller sur le terrain pour convaincre les électeurs, argumenter et faire en sorte que les élections se déroulent bien et que le meilleur gagne.

-Calvin Wandji: Que pensez- vous du mandat du président Ouattara

-Seka Seka: Si lors du congrès d’août 2015 le PIT a réaffirmé son soutien au président Alassane Ouattara, c’est parce ‘il estime son mandat positif. Il faut être réaliste et reconnaître ce qu’il fait. Le tigre est tigré qu’on le veuille ou non. Aujourd’hui la Côte d’Ivoire est respectée dans le concert des nations. Les opérateurs économiques affluent,, les réalisations sont visibles. En 4 ans il a fait ce que les autres n’ont pas fait pendant 10 ans. Il parait logique de lui donner un second mandat pour parachever ce qu’il a entrepris. Je lance un appel à tous les responsables du PIT, à tous les militants pour qu’ils s’impliquent personnellement dans la campagne, selon leurs possibilités Que les militants prennent leur part dans la réélection du président de la République.

-Calvin Wandji: Comment va le Pr Wodié

-Seka Seka: Il va bien. Il a occupé des fonctions qui lui imposent une obligation de réserve. Mais je sais qu’il suit l’actualité nationale.

-Calvin Wandji:Un mot sur le processus de réconciliation nationale

-Seka Seka: Il aurait pu avancer. Mais depuis que Banny a été nommé, nous au PIT n’avions pas de lisibilité sur sa façon de la conduire. A cette allure ça ne pouvait pas trop avancer. Nous avons eu raison. Heureusement que le président de la République a posé des actes qui aujourd’hui permette d’aller à cette réconciliation. C’est un processus. Lors de sa visite dans le LOH-Djiboua ; il a demandé de pardonner, que lui aussi pardonne. Tout cela contribue à la réconciliation. Avec la CONARIV conduite par Mgr Ahouana la réconciliation commence à devenir réalité. C’est pour cela que nous demandons aux acteurs politiques de faire en sorte que les élections soient apaisées. Il faut la cohésion nationale et la paix pour aller à l’émergence.

Interview réalisée par Calvin Wandji

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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
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