Le gouvernement de transition [et] le Conseil national de la Transition [sont] dissous. Une large concertation est engagée pour former un gouvernement [...] pour aboutir à des élections inclusives et apaisées."

Le tout à moins d'un mois d'une élection présidentielle cruciale dans le pays.

# Que s'est-il passé ?

Mercredi, à 14h30, des militaires ont fait "irruption dans la salle du Conseil des ministres et ont pris en otage le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida" et deux ministres, raconte le président du Conseil national de la transition du Burkina Faso, Cherriff Sy.

Cette énième irruption du RSP est une atteinte grave à la République et ses institutions. J'appelle tous les patriotes à se mobiliser pour défendre la mère patrie", a-t-il ajouté, précisant que des "tentatives de dialogue étaient en cours entre la haute hiérarchie militaire et les éléments du RSP."

Jeudi, des tirs sont régulièrement entendus depuis le début de la matinée à Ouagadougou, quadrillée par les militaires de la garde présidentielle. Vers 9h (heure française), le lieutenant-colonel Mamadou Bamba du RSP est apparu à la télévision publique pour annoncer la démission du président Michel Kafando, ainsi que la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.

Quel est le contexte ?

En octobre 2014 et après 27 ans de pouvoir, Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir par la rue après avoir voulu modifier la Constitution pour faire sauter la limitation des mandats présidentiels. Le Burkina Faso a alors brusquement plongé dans l'incertitude.

Depuis le départ de Compaoré, le pays est dirigé par des autorités intérimaires, sous la direction du président Michel Kafando et du Premier ministre Zida. Elles doivent rendre le pouvoir à l'issue d'élections présidentielle et législatives en octobre. Le premier tour de ces scrutins est prévu le 11 octobre prochain.

Le RSP, garde prétorienne de l'ancien président Compaoré, a à plusieurs reprises perturbé la transition en cours au Burkina Faso. Aucun partisan de Blaise Compaoré ne peut se présenter aux prochaines élections, après une loi électorale très controversée qui a rendu "inéligibles" tous ceux qui ont soutenu un "changement inconstitutionnel", soit la tentative de Compaoré de modifier la Constitution.

Qu'est-ce que le RSP ?

Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) est une unité de 1.300 hommes, considérée comme la troupe la mieux formée de l'armée burkinabè. Le RSP était considéré comme le bras séculier de l'ex-président Blaise Compaoré.

Lundi, la Commission nationale de réconciliation et des réformes (CRNR) avait recommandé la dissolution de cette unité "dans le cadre de la refondation de l'armée".

A la fin juin, le lieutenant-colonel Isaac Zida, numéro 2 de ce régiment, avait déjà demandé publiquement la dissolution "pure et simple" de l'unité. Mais, en exigeant vigoureusement la démission du Premier ministre, le RSP avait provoqué une brève crise politique, poussant Isaac Zida à renoncer à son projet.

Qu'en pense la population ?

Depuis plusieurs mois, une partie de la société civile réclame la dissolution du RSP. La tentative de coup d'Etat mercredi a particulièrement mal été accueillie. Dès les premières informations sur la prise d'otages, plusieurs centaines de personnes avec des sifflets et des vuvuzelas ont convergé dans le quartier Ouaga2000 vers le Palais Présidentiel aux cris de "Libérez Kosyam" (le nom du palais présidentiel) ou "A bas les RSP".

Peu après 19 heures, heure locale (20 heures à Paris), des soldats ont tiré des coups de feu aux abords du palais présidentiel pour disperser ces manifestants, qui ont reflué vers le centre-ville. Dans la soirée, le siège à Ouagadougou du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), le parti de Compaoré, a été saccagé.

Le président du Conseil national de la transition (assemblée de transition) Cheriff Sy, a appelé sur RFI "le peuple à se mobiliser immédiatement contre cette forfaiture".

C'est une question de rapport de force" a-t-il lancé.



Les principaux syndicats du pays dont la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), ont lancé un appel conjoint "à observer une grève générale sur toute l'étendue du territoire national [...] contre les ingérences du RSP dans la vie politique et pour une véritable démocratie".

Sur les réseaux sociaux, le mouvement "Balai citoyen", qui avait été en pointe dans la contestation contre l'ex-président Compaoré, a appelé à un nouveau rassemblement jeudi matin pour "dire non au coup d'Etat en cours".

Pluie de condamnations à l'international

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité de ses 15 membres (sur proposition de la France), le Conseil de sécurité de l'ONU "souligne que cette détention par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle est une violation flagrante de la constitution" du pays.

Les membres du Conseil réclament que Michel Kafando et Isaac Zida soient "libérés sains et saufs et immédiatement", tout en exprimant "leur ferme soutien aux autorités de transition du Burkina Faso et exigent de tous les protagonistes qu'ils respectent le calendrier de la transition, en particulier la tenue d'élections libres, équitables et crédibles, prévues pour le 11 octobre".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait déjà exigé mercredi la "libération immédiate" du président intérimaire et du Premier ministre, se disant "scandalisé" par ce coup de force de la garde prétorienne de l'ex-président Compaoré.

La France, ancienne puissance coloniale, a aussi "appelé à la libération immédiate de toutes les personnes retenues". Pour rappel, Paris avait facilité la fuite de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, malgré la promesse de ne pas intervenir.

François Hollande a "condamné fermement le coup d'Etat" et appelé "à la remise en place des autorités de la transition et à la reprise du processus électoral".

L'Union européenne appelle à la libération immédiate des personnes retenues et au respect de la transition et de l'intérêt général", a indiqué de son côté la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.



# Les médias contrôlés par le RSP

Les émissions de Radio France Internationale (RFI) et de la radio privée Oméga ont été coupées. Interrogé sur France 24, le directeur de la Radio Oméga, Alpha Barry, a précisé que l'arrêt des émissions faisait suite à l'irruption dans les locaux de la station d'éléments du RSP qui avaient menacé de mort les journalistes s'ils poursuivaient leurs programmes.

De son côté, la télévision publique burkinabè continue de diffuser son programme normalement. Ses bâtiments sont traditionnellement gardés par le RSP, qui y a renforcé ses positions.


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Coup d'Etat au Burkina Faso : Faits et avis des populations

Posté le 17-09-2015 | 447 Vue(s)

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La garde présidentielle a pris en otage le président intérimaire et le Premier ministre, à moins d'un mois d'une élection cruciale. Les militaires ont annoncé la démission du président, du gouvernement et du Parlement de transition.
Le président intérimaire du Burkina Faso, Michel Kafando, ainsi que le Premier ministre Isaac Zida et deux ministres, sont retenus en otage, jeudi 17 septembre, au Palais présidentiel à Ouagadougou par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré.

A la télévision publique burkinabée, un militaire du RSP, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba, a annoncé qu'un "Conseil national de la démocratie" a mis "fin au régime déviant de la transition" et que "le président de la Transition est démis de ses fonctions". Il a ajouté :

Le gouvernement de transition [et] le Conseil national de la Transition [sont] dissous. Une large concertation est engagée pour former un gouvernement [...] pour aboutir à des élections inclusives et apaisées."

Le tout à moins d'un mois d'une élection présidentielle cruciale dans le pays.

# Que s'est-il passé ?

Mercredi, à 14h30, des militaires ont fait "irruption dans la salle du Conseil des ministres et ont pris en otage le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida" et deux ministres, raconte le président du Conseil national de la transition du Burkina Faso, Cherriff Sy.

Cette énième irruption du RSP est une atteinte grave à la République et ses institutions. J'appelle tous les patriotes à se mobiliser pour défendre la mère patrie", a-t-il ajouté, précisant que des "tentatives de dialogue étaient en cours entre la haute hiérarchie militaire et les éléments du RSP."

Jeudi, des tirs sont régulièrement entendus depuis le début de la matinée à Ouagadougou, quadrillée par les militaires de la garde présidentielle. Vers 9h (heure française), le lieutenant-colonel Mamadou Bamba du RSP est apparu à la télévision publique pour annoncer la démission du président Michel Kafando, ainsi que la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.

Quel est le contexte ?

En octobre 2014 et après 27 ans de pouvoir, Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir par la rue après avoir voulu modifier la Constitution pour faire sauter la limitation des mandats présidentiels. Le Burkina Faso a alors brusquement plongé dans l'incertitude.

Depuis le départ de Compaoré, le pays est dirigé par des autorités intérimaires, sous la direction du président Michel Kafando et du Premier ministre Zida. Elles doivent rendre le pouvoir à l'issue d'élections présidentielle et législatives en octobre. Le premier tour de ces scrutins est prévu le 11 octobre prochain.

Le RSP, garde prétorienne de l'ancien président Compaoré, a à plusieurs reprises perturbé la transition en cours au Burkina Faso. Aucun partisan de Blaise Compaoré ne peut se présenter aux prochaines élections, après une loi électorale très controversée qui a rendu "inéligibles" tous ceux qui ont soutenu un "changement inconstitutionnel", soit la tentative de Compaoré de modifier la Constitution.

Qu'est-ce que le RSP ?

Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) est une unité de 1.300 hommes, considérée comme la troupe la mieux formée de l'armée burkinabè. Le RSP était considéré comme le bras séculier de l'ex-président Blaise Compaoré.

Lundi, la Commission nationale de réconciliation et des réformes (CRNR) avait recommandé la dissolution de cette unité "dans le cadre de la refondation de l'armée".

A la fin juin, le lieutenant-colonel Isaac Zida, numéro 2 de ce régiment, avait déjà demandé publiquement la dissolution "pure et simple" de l'unité. Mais, en exigeant vigoureusement la démission du Premier ministre, le RSP avait provoqué une brève crise politique, poussant Isaac Zida à renoncer à son projet.

Qu'en pense la population ?

Depuis plusieurs mois, une partie de la société civile réclame la dissolution du RSP. La tentative de coup d'Etat mercredi a particulièrement mal été accueillie. Dès les premières informations sur la prise d'otages, plusieurs centaines de personnes avec des sifflets et des vuvuzelas ont convergé dans le quartier Ouaga2000 vers le Palais Présidentiel aux cris de "Libérez Kosyam" (le nom du palais présidentiel) ou "A bas les RSP".

Peu après 19 heures, heure locale (20 heures à Paris), des soldats ont tiré des coups de feu aux abords du palais présidentiel pour disperser ces manifestants, qui ont reflué vers le centre-ville. Dans la soirée, le siège à Ouagadougou du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), le parti de Compaoré, a été saccagé.

Le président du Conseil national de la transition (assemblée de transition) Cheriff Sy, a appelé sur RFI "le peuple à se mobiliser immédiatement contre cette forfaiture".

C'est une question de rapport de force" a-t-il lancé.



Les principaux syndicats du pays dont la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), ont lancé un appel conjoint "à observer une grève générale sur toute l'étendue du territoire national [...] contre les ingérences du RSP dans la vie politique et pour une véritable démocratie".

Sur les réseaux sociaux, le mouvement "Balai citoyen", qui avait été en pointe dans la contestation contre l'ex-président Compaoré, a appelé à un nouveau rassemblement jeudi matin pour "dire non au coup d'Etat en cours".

Pluie de condamnations à l'international

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité de ses 15 membres (sur proposition de la France), le Conseil de sécurité de l'ONU "souligne que cette détention par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle est une violation flagrante de la constitution" du pays.

Les membres du Conseil réclament que Michel Kafando et Isaac Zida soient "libérés sains et saufs et immédiatement", tout en exprimant "leur ferme soutien aux autorités de transition du Burkina Faso et exigent de tous les protagonistes qu'ils respectent le calendrier de la transition, en particulier la tenue d'élections libres, équitables et crédibles, prévues pour le 11 octobre".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait déjà exigé mercredi la "libération immédiate" du président intérimaire et du Premier ministre, se disant "scandalisé" par ce coup de force de la garde prétorienne de l'ex-président Compaoré.

La France, ancienne puissance coloniale, a aussi "appelé à la libération immédiate de toutes les personnes retenues". Pour rappel, Paris avait facilité la fuite de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, malgré la promesse de ne pas intervenir.

François Hollande a "condamné fermement le coup d'Etat" et appelé "à la remise en place des autorités de la transition et à la reprise du processus électoral".

L'Union européenne appelle à la libération immédiate des personnes retenues et au respect de la transition et de l'intérêt général", a indiqué de son côté la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.



# Les médias contrôlés par le RSP

Les émissions de Radio France Internationale (RFI) et de la radio privée Oméga ont été coupées. Interrogé sur France 24, le directeur de la Radio Oméga, Alpha Barry, a précisé que l'arrêt des émissions faisait suite à l'irruption dans les locaux de la station d'éléments du RSP qui avaient menacé de mort les journalistes s'ils poursuivaient leurs programmes.

De son côté, la télévision publique burkinabè continue de diffuser son programme normalement. Ses bâtiments sont traditionnellement gardés par le RSP, qui y a renforcé ses positions.


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 Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

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L'Ethiopie souhaite la libération de 70 ressortissants emprisonnés en Zambie ADDIS ABEBA, 20 octobre (Xinhua) -- Le gouvernement éthiopien s'efforce d'obtenir la libération de 70 ressortissants emprisonnés en Zambie depuis début octobre, a annoncé vendredi Meles Alem, porte-parole de la diplomatie éthiopienne. Il a précisé que le ministère des Affaires étrangères travaillait avec son ambassade à Lusaka, la capitale zambienne, pour chercher à obtenir leur libération. La police zambienne a annoncé le 15 octobre avoir arrêté 70 ressortissants éthiopiens soupçonnés d'être impliqués dans une affaire de trafic d'êtres humains. M. Alem a fait savoir que son ministère avait récemment contribué au rapatriement de 147 Ethiopiens purgeant des peines dans des prisons zambiennes, dont certains condamnés à 15 ans de prison pour entrée illégale en Zambie. Des trafiquants d'êtres humains utilisent des pays tels que la Zambie comme point de transit pour faire entrer des Ethiopiens en Afrique du Sud, où vivent clandestinement des dizaines de milliers d'Ethiopiens. Fin (PCC Congrès) De hauts dirigeants du PCC appellent à appliquer la Pensée de Xi Jinping BEIJING, 20 octobre (Xinhua) -- De hauts dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) ont appelé jeudi à déployer des efforts pour comprendre et appliquer pleinement la Pensée du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère de Xi Jinping. "Cette Pensée représente le dernier acquis de la sinisation du marxisme et constitue un composant important du système des théories du socialisme à la chinoise", a indiqué Li Keqiang lors de discussions de groupe au cours du 19eCongrès national du PCC. Selon M. Li, la pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi est un guide d'action à long terme auquel le Parti doit adhérer et qui doit être pleinement compris et appliqué afin de mettre en oeuvre de manière intégrale l'esprit du Congrès. Lors des discussions de groupe, Wang Qishan a de son côté appelé à étudier minutieusement et à saisir la Pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi et à appliquer fidèlement les objectifs stratégiques fixés lors du Congrès. La Pensée de la "nouvelle ère" de M. Xi doit être étudiée, comprise et mise en application de manière ferme, afin de réaliser de nouveaux progrès dans la grande cause du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, a pour sa part affirmé Zhang Gaoli lors des discussions de groupe. MM Li, Wang et Zhang sont tous membres du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC. La Pensée du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère est basée sur et enrichit le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la "Triple Représentation" et le concept de développement scientifique, selon un rapport présenté mercredi par M. Xi au 19e Congrès national du PCC. Fin
Un foyer de peste porcine africaine confirmé dans le nord de la Côte d'Ivoire ABIDJAN, 19 octobre (Xinhua) -- Une épidémie de peste porcine sévit depuis septembre dans le département de Ferkessédougou, dans le nord de la Côte d'Ivoire, a annoncé jeudi le ministère des Ressources animales et halieutiques. Un laboratoire a procédé à des examens sur les porcs et a confirmé cette épidémie. Dans un communiqué transmis à Xinhua, il précise que les enquêtes montrent que "la mortalité est souvent proche de 100% et concerne les porcs de tous les âges". Pour circonscrire la zone affectée et contenir le virus, le gouvernement a interdit tout mouvement de porcs et de sous-produits dérivés provenant des localités touchées. Il préconise aussi la désinfection des porcheries, du matériel d'élevage et des lieux contaminés, ainsi que la réactivation des organisations de défense sanitaire d'élevage de porcs sur toute l'étendue du territoire ivoirien. Une veille sanitaire nationale, y compris dans les régions non touchées, a été instituée pour éviter la propagation du virus et des postes de contrôle ont été établis pour éradiquer l'épidémie. En septembre 2014, un foyer de peste porcine avait été signalé dans la ville portuaire de San Pedro (sud-ouest). La peste porcine africaine s'est déclarée pour la première fois en Côte d'Ivoire le 16 avril 1996 et a entraîné la perte de près de 30% du troupeau porcin, dont 80% des porcs du secteur commercial, selon des chiffres officiels. Fin
Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin

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