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Coup d'Etat au Burkina Faso : Faits et avis des populations

Posté le 17-09-2015 | 481 Vue(s)

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La garde présidentielle a pris en otage le président intérimaire et le Premier ministre, à moins d'un mois d'une élection cruciale. Les militaires ont annoncé la démission du président, du gouvernement et du Parlement de transition.
Le président intérimaire du Burkina Faso, Michel Kafando, ainsi que le Premier ministre Isaac Zida et deux ministres, sont retenus en otage, jeudi 17 septembre, au Palais présidentiel à Ouagadougou par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré.

A la télévision publique burkinabée, un militaire du RSP, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba, a annoncé qu'un "Conseil national de la démocratie" a mis "fin au régime déviant de la transition" et que "le président de la Transition est démis de ses fonctions". Il a ajouté :

Le gouvernement de transition [et] le Conseil national de la Transition [sont] dissous. Une large concertation est engagée pour former un gouvernement [...] pour aboutir à des élections inclusives et apaisées."

Le tout à moins d'un mois d'une élection présidentielle cruciale dans le pays.

# Que s'est-il passé ?

Mercredi, à 14h30, des militaires ont fait "irruption dans la salle du Conseil des ministres et ont pris en otage le président Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida" et deux ministres, raconte le président du Conseil national de la transition du Burkina Faso, Cherriff Sy.

Cette énième irruption du RSP est une atteinte grave à la République et ses institutions. J'appelle tous les patriotes à se mobiliser pour défendre la mère patrie", a-t-il ajouté, précisant que des "tentatives de dialogue étaient en cours entre la haute hiérarchie militaire et les éléments du RSP."

Jeudi, des tirs sont régulièrement entendus depuis le début de la matinée à Ouagadougou, quadrillée par les militaires de la garde présidentielle. Vers 9h (heure française), le lieutenant-colonel Mamadou Bamba du RSP est apparu à la télévision publique pour annoncer la démission du président Michel Kafando, ainsi que la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.

Quel est le contexte ?

En octobre 2014 et après 27 ans de pouvoir, Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir par la rue après avoir voulu modifier la Constitution pour faire sauter la limitation des mandats présidentiels. Le Burkina Faso a alors brusquement plongé dans l'incertitude.

Depuis le départ de Compaoré, le pays est dirigé par des autorités intérimaires, sous la direction du président Michel Kafando et du Premier ministre Zida. Elles doivent rendre le pouvoir à l'issue d'élections présidentielle et législatives en octobre. Le premier tour de ces scrutins est prévu le 11 octobre prochain.

Le RSP, garde prétorienne de l'ancien président Compaoré, a à plusieurs reprises perturbé la transition en cours au Burkina Faso. Aucun partisan de Blaise Compaoré ne peut se présenter aux prochaines élections, après une loi électorale très controversée qui a rendu "inéligibles" tous ceux qui ont soutenu un "changement inconstitutionnel", soit la tentative de Compaoré de modifier la Constitution.

Qu'est-ce que le RSP ?

Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) est une unité de 1.300 hommes, considérée comme la troupe la mieux formée de l'armée burkinabè. Le RSP était considéré comme le bras séculier de l'ex-président Blaise Compaoré.

Lundi, la Commission nationale de réconciliation et des réformes (CRNR) avait recommandé la dissolution de cette unité "dans le cadre de la refondation de l'armée".

A la fin juin, le lieutenant-colonel Isaac Zida, numéro 2 de ce régiment, avait déjà demandé publiquement la dissolution "pure et simple" de l'unité. Mais, en exigeant vigoureusement la démission du Premier ministre, le RSP avait provoqué une brève crise politique, poussant Isaac Zida à renoncer à son projet.

Qu'en pense la population ?

Depuis plusieurs mois, une partie de la société civile réclame la dissolution du RSP. La tentative de coup d'Etat mercredi a particulièrement mal été accueillie. Dès les premières informations sur la prise d'otages, plusieurs centaines de personnes avec des sifflets et des vuvuzelas ont convergé dans le quartier Ouaga2000 vers le Palais Présidentiel aux cris de "Libérez Kosyam" (le nom du palais présidentiel) ou "A bas les RSP".

Peu après 19 heures, heure locale (20 heures à Paris), des soldats ont tiré des coups de feu aux abords du palais présidentiel pour disperser ces manifestants, qui ont reflué vers le centre-ville. Dans la soirée, le siège à Ouagadougou du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), le parti de Compaoré, a été saccagé.

Le président du Conseil national de la transition (assemblée de transition) Cheriff Sy, a appelé sur RFI "le peuple à se mobiliser immédiatement contre cette forfaiture".

C'est une question de rapport de force" a-t-il lancé.



Les principaux syndicats du pays dont la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), ont lancé un appel conjoint "à observer une grève générale sur toute l'étendue du territoire national [...] contre les ingérences du RSP dans la vie politique et pour une véritable démocratie".

Sur les réseaux sociaux, le mouvement "Balai citoyen", qui avait été en pointe dans la contestation contre l'ex-président Compaoré, a appelé à un nouveau rassemblement jeudi matin pour "dire non au coup d'Etat en cours".

Pluie de condamnations à l'international

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité de ses 15 membres (sur proposition de la France), le Conseil de sécurité de l'ONU "souligne que cette détention par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle est une violation flagrante de la constitution" du pays.

Les membres du Conseil réclament que Michel Kafando et Isaac Zida soient "libérés sains et saufs et immédiatement", tout en exprimant "leur ferme soutien aux autorités de transition du Burkina Faso et exigent de tous les protagonistes qu'ils respectent le calendrier de la transition, en particulier la tenue d'élections libres, équitables et crédibles, prévues pour le 11 octobre".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait déjà exigé mercredi la "libération immédiate" du président intérimaire et du Premier ministre, se disant "scandalisé" par ce coup de force de la garde prétorienne de l'ex-président Compaoré.

La France, ancienne puissance coloniale, a aussi "appelé à la libération immédiate de toutes les personnes retenues". Pour rappel, Paris avait facilité la fuite de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, malgré la promesse de ne pas intervenir.

François Hollande a "condamné fermement le coup d'Etat" et appelé "à la remise en place des autorités de la transition et à la reprise du processus électoral".

L'Union européenne appelle à la libération immédiate des personnes retenues et au respect de la transition et de l'intérêt général", a indiqué de son côté la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.



# Les médias contrôlés par le RSP

Les émissions de Radio France Internationale (RFI) et de la radio privée Oméga ont été coupées. Interrogé sur France 24, le directeur de la Radio Oméga, Alpha Barry, a précisé que l'arrêt des émissions faisait suite à l'irruption dans les locaux de la station d'éléments du RSP qui avaient menacé de mort les journalistes s'ils poursuivaient leurs programmes.

De son côté, la télévision publique burkinabè continue de diffuser son programme normalement. Ses bâtiments sont traditionnellement gardés par le RSP, qui y a renforcé ses positions.


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Conférence de presse sur le dialogue
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Niger : cinq soldats et un civil tués dans une attaque terroriste à Toumour NIAMEY, 18 janvier (Xinhua) -- L'attaque perpétrée par des combattants du groupe terroriste Boko Haram mercredi soir contre une compagnie des forces armées nigériennes à Toumour, dans la région de Diffa (extrême sud-est du Niger), proche de la frontière nigériane, a fait six morts, cinq militaires et un civil, a annoncé jeudi la chaîne de radio privée nigérienne ANFANI. En outre, une dizaine de véhicules appartenant à l'armée ont été emportés par les assaillants, qui ont aussi brûlé plusieurs autres véhicules, dont un char de combat, a fait savoir la même source, sans donner plus de précisions sur le bilan du côté des assaillants. Mercredi, des sources de sécurité ont rapporté que cette base militaire avait été attaquée par des hommes lourdement armés. Après de violents combats, les militaires ont mis en déroute les assaillants venus du Nigeria, avant même l'arrivée des renforts dépêchés de Diffa. La région de Diffa subit depuis près de trois ans des attaques à répétition de la part de Boko Haram. Lancées à partir de ses positions nigérianes, ces attaques ont fait des centaines de victimes civiles et militaires nigériennes et des milliers de déplacés au Niger et au Nigeria. Grâce aux opérations de grande envergure engagées depuis plus d'un an par une force multinationale mixte composée des armées du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Nigeria contre la secte terroriste, ces attaques ont connu une relative accalmie dans la région ces derniers temps.
Le plus haut conseiller politique chinois s'entretient avec la présidente du Sénat gabonais BEIJING, 17 janvier (Xinhua) -- Le plus haut conseiller politique chinois Yu Zhengsheng s'est entretenu mardi à Beijing avec la présidente du Sénat gabonais Lucie Milebou. "La Chine et le Gabon doivent se soutenir mutuellement sur les sujets ayant trait à nos intérêts fondamentaux et à nos préoccupations majeures, afin de consolider le fondement politique des relations bilatérales", a déclaré M. Yu, président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC). Le 19e Congrès national du Parti communiste chinois qui s'est tenu en octobre a souligné que la Chine était prête à renforcer la solidarité et la coopération avec d'autres pays en développement, ce qui apportera de nouvelles opportunités au partenariat entre la Chine et le Gabon et au développement de l'Afrique, a indiqué M. Yu. La Chine est prête à aider le Gabon à réaliser un nouveau développement et salue la participation du Gabon au sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine qui se tiendra en Chine plus tard cette année, a fait savoir M. Yu. Il a appelé à promouvoir les échanges entre la CCPPC et le Sénat gabonais sur la gouvernance nationale, le développement économique, l'amélioration du bien-être du peuple et la préservation de la stabilité et l'unité ethnique. Mme Milebou a déclaré que le Gabon attachait de l'importance aux relations avec la Chine et que le Sénat gabonais s'apprêtait à intensifier les échanges amicaux avec la CCPPC.
L'Afrique demeure une priorité de la diplomatie chinoise La tradition diplomatique de la Chine voulant que ses ministres des Affaires étrangères choisissent, chaque année, l'Afrique comme destination de leurs premières visites à l'étranger montre que l'Afrique est toujours une priorité de la diplomatie chinoise, a indiqué samedi à Kigali le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite au Rwanda. Cette tradition diplomatique se poursuit depuis 28 ans, a fait remarquer M. Wang lors d'une conférence de presse à l'issue d'une entrevue avec le président rwandais Paul Kagame, ajoutant que la Chine était toujours l'ami et le partenaire le plus fiable de ses frères africains. Il a également présenté les attentes de son pays concernant le sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) qui aura lieu cette année à Beijing, un forum officiel établi en 2000 avec pour objectif de renforcer la coopération amicale entre les deux parties. Le FCSA est un canal important permettant de mener un dialogue collectif et d'approfondir la coopération mutuellement bénéficiaire entre la Chine et l'Afrique, car il constitue la plateforme la plus grande et la plus productive pour les 29 pays membres de la coopération Sud-Sud, a souligné le ministre chinois. Le sommet du FCSA en décembre 2015 à Johannesburg (Afrique du Sud) s'est tenu avec un grand succès, a indiqué M. Wang, ajoutant que la Chine était disposée à renforcer la communication et la consultation avec les amis africains pour élever le sommet de Beijing de cette année à un nouveau niveau. De nombreux pays africains apprécient et soutiennent l'initiative "la Ceinture et la Route" proposée par le président chinois Xi Jinping, et la Chine souhaite insuffler un nouvel élan à la coopération avec l'Afrique à travers la mise en oeuvre conjointe de cette initiative, a-t-il souligné. En tant qu'extension naturelle et historique de "la Ceinture et la Route", l'Afrique ne devrait pas être absente dans le processus de co-construction, et ne devrait pas non plus être laissée derrière dans le développement mutuel de la Chine et du monde, a ajouté M. Wang. Le ministre chinois, qui est en Afrique pour sa première tournée à l'étranger de l'année, se rendra également en Angola, au Gabon et à Sao Tomé et Principes, après son séjour au Rwanda.
Près de 200 migrants morts ou disparus en Méditerranée à début-2018, selon l'OIM GENEVE, 10 janvier (Xinhua) -- On dénombre près de 200 migrants ou réfugiés morts ou disparus dans la mer Méditerranée sur la route destinée à l'Europe, plus d'une semaine après le début de l'année 2018, a déploré mercredi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les garde-côtes libyens ont secouru mardi près de 300 migrants qui se trouvaient à bord de trois bateaux gonflables, mais selon les témoignages de survivants, environ 100 sont toujours disparus. L'OIM, qui était présente au point de débarquement à Tripoli, a fourni de l'eau et de la nourriture aux survivants. Ces derniers sont pour la plupart originaires de pays africains, notamment la Gambie, le Sénégal, le Soudan, le Mali et le Nigeria. "Il est triste de voir que pendant les dix premiers jours de 2018 près de 800 migrants ont été sauvés ou interceptés au large des côtes libyennes et que davantage de personnes ont perdu la vie en mer", a déclaré Othman Belbeisi, chef de mission de l'OIM en Libye. "Il faut faire plus pour réduire les mouvements irréguliers et dangereux de personnes le long de la route de la Méditerranée centrale", a-t-il ajouté. Au total 81 décès de migrants ou réfugiés ont été enregistrés en mer Méditerranée lors des 8 premiers jours de l'année, principalement dans les eaux séparant la Libye de l'Italie. Par comparaison, l'OIM n'a enregistré que 26 décès de migrants sur les routes de la mer Méditerranée au cours du mois de décembre 2017, à un moment où les décès de migrants en Méditerranée étaient en forte baisse.

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