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Jean-Marc Simon, ex-diplomate:«Un 2ème miracle ivoirien est possible»

Posté le 17-08-2015 | 500 Vue(s)

RFI
En Côte d'Ivoire, deux mois avant la présidentielle d'octobre, l'heure est au bilan des années Ouattara. Où en est l'éléphant ivoirien, quatre ans après la fin de la guerre civile? Jean-Marc Simon était ambassadeur de France à Abidjan au moment de la chute de Laurent Gbagbo. Aujourd'hui, il est à la retraite mais continue de voyager en Côte d'Ivoire comme consultant pour les investisseurs français en Afrique. L'ancien diplomate a désormais la parole plus libre et répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Quatre ans après la fin de la guerre civile, est-ce que la Côte d’Ivoire a chassé tous ses démons ?

Jean-Marc Simon : Mon sentiment est que beaucoup de démons ont été chassés. Je me rends régulièrement en Côte d’Ivoire depuis que j’ai quitté mes fonctions il y a trois et je dois dire qu’à chaque fois je suis surpris, agréablement surpris, par les avancées de ce pays dans tous les domaines. Et je crois que l’on est en droit d’espérer un deuxième miracle ivoirien pour les années qui viennent.
Alassane Ouattara fait campagne sur la Côte d’Ivoire «pays émergeant» : il y a de nouveaux ponts, de nouvelles autoroutes mais ses adversaires répliquent qu’il y a toujours autant de chômage et de pauvreté ?
C’est vrai que le problème social est un problème difficile et ce n’est pas du jour au lendemain que les fruits de la croissance produisent des résultats. Mais ce qui est important, c’est que cette préoccupation est prise en compte et il faut un certain nombre d’année de croissance pour qu’il y ait une visibilité dans le domaine social. Ce qui se passe en Côte d’Ivoire est assez spectaculaire et je ne le dirais pas pour tous les pays...
Donnez-moi un exemple ?
Vous avez toute cette diaspora qui revient dans le pays et ça c’est extrêmement parlant. Vous avez des gens qui ont été formés en Europe ou aux Etats-Unis, qui ont fait les études les plus brillantes et qui aujourd’hui acceptent de venir travailler en Côte d’Ivoire, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public.

Et est-ce que les investisseurs étrangers reviennent en Côte d’Ivoire ?

Jean-Marc Simon: Les investisseurs reviennent absolument, dans tous les domaines, et pas uniquement des investisseurs français. Des investisseurs des pays émergeants, des investisseurs des pays asiatiques, des pays arabes. Je crois que c’est un peu la nouvelle frontière pour le 21ème siècle.

Le racket sur les routes, est-ce que ce n’est pas la preuve que malgré ses promesses, le régime d’Alassane Ouattara n’arrive pas à venir à bout de la corruption ?

Jean-Marc Simon: Evidemment la corruption est un problème, il y a une lutte qui est menée et sans doute faut-il que les efforts aillent plus loin dans les années qui viennent, mais on ne lutte pas aussi facilement, aussi rapidement contre les mauvaises habitudes.

Sur le plan politique, beaucoup ne supportent pas que Laurent Gbagbo reste en prison et entendent boycotter la prochaine présidentielle. N’est-ce pas un germe de division ?

Jean-Marc Simon: Je considère que la société politique ivoirienne est apaisée depuis quelques années. Nous allons avoir une élection présidentielle dans quelques semaines. Il y a deux anciens Premiers ministres, un ancien président de l’Assemblée nationale, un ancien ministre des Affaires étrangères qui sont candidats, donc je crois que la démocratie est véritablement en marche. Il y a aujourd’hui, deux grands pôles, deux grands mouvements : d’un côté le RHDP, qui est une formation libérale et puis, de l’autre, le FPI qui est sorti de ses cendres sous la présidence de Pascal Affi N’Guessan et le LIDER de Mamadou Koulibaly, qui sont deux mouvements finalement assez proches et qui sont de tendance progressiste, voir socialiste. Ces deux pôles qui sont dénués de toute connotation ethnique, montrent une évolution politique qui, à mon sens, est extrêmement encourageante.

Entre Ouattara, Banny, Affi N’Guessan, Mamadou Koulibaly, Essy Amara, KKB et les autres, est-ce que la France a une petite préférence à votre avis ?

Jean-Marc Simon: Je crois que la France n’a aucune préférence et n’a pas à s’immiscer dans ce jeu là.
Oui mais en 2014, la visite officielle de François Hollande à Abidjan, a ressemblé à une véritable lune de miel entre les deux présidents.

Est-ce qu’au nom de la stabilité, François Hollande ne soutient pas Alassane Ouattara ?

Jean-Marc Simon: Les relations entre Alassane Ouattara et François Hollande sont à ma connaissance excellentes et c'est normal puisque le président Ouattara est un chef d’Etat qui compte en Afrique occidentale et que la vision, l’expérience d’Alassane Ouattara, sont très précieuses pour le président de la République française.

Pendant cette visite, François Hollande a conseillé au FPI, Pascal Affi N’Guessan de ne pas boycotter la présidentielle de cette année ?

Jean-Marc Simon: Mais on n’a jamais intérêt à boycotter, personne n’a intérêt à boycotter.
Et ce conseil de Hollande à Affi N’Guessan, c’est exactement ce que souhaitait Alassane Ouattara qui a besoin d’avoir des poids lourds en face de lui pour que l’élection à venir soit la plus démocratique possible.

Est-ce que ce conseil de Hollande à Affi N’Guessan n’était pas une sorte de coup de pouce à Ouattara ?

Jean-Marc Simon: Il faut savoir ce que l’on veut ! Ou on veut un débat démocratique avec des gens qui participent. On ne peut pas à la fois souhaiter que les élections se passent de manière transparentes, que toutes les sensibilités soient représentées et puis reprocher ensuite à tel ou tel d’inviter les gens à participer au débat.

Jean-Marc Simon, vous êtes un diplomate français à la retraite depuis trois ans, vous êtes donc consultant et on vous a dit très proche d’Alassane Ouattara. Et puis aujourd’hui, certains publient sur la toile un rapport au vitriol contre le régime d’Alassane Ouattara qui serait incapable de réconcilier les ivoiriens, un rapport que vous auriez écrit et signé en mars dernier à l’intention de Thierry Lataste, le directeur de cabinet de François Hollande. Qu’en est-il ?

Jean-Marc Simon: J’ai vu comme vous ce document, je crois qu’il n’aura échappé à personne qu’il s’agit d’un faux grossier. D’abord parce que l’Etat ne fonctionne pas de cette manière. Les particuliers ne font pas de note à la DGSE et la DGSE ne les publie pas et puis d’autre part chacun, vous l’avez dit vous-même, connaît ma relation de proximité et l’admiration que j’ai pour le président Ouattara. Donc ce sont des méthodes que je qualifierais de crapuleuses et qui mériteraient probablement des actions en justice parce que la désinformation, le mensonge, c’est tout de même assez scandaleux, je dois dire.

Mais cette note existe-t-elle ?

Jean-Marc Simon: A ma connaissance, elle n’existe pas, je n’en ai jamais entendu parler, pour ma part.
[...]

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Abidjan, 28 avril 1971
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Togo : la Chine réhabilite le stade de Kegué pour le porter au standard IAAF LOME, 13 décembre (Xinhua) -- L'ambassadeur de Chine au Togo, Liu Yuxi, a lancé mardi les travaux de réhabilitation du stade de Kégué de 30.000 places assises construit, il y a dix-sept ans, dans le cadre de la coopération sino-togolaise, a constaté sur place l'agence Xinhua à Lomé. L'entreprise China Geo-Engeneering est chargée de l'exécution des travaux valorisés à près de 100 millions de yuans et qui vont durer environ 20 mois pour ériger le stade de Kégué au standard de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF). A l'achèvement des travaux, le stade de Kégué, un projet couvrant un peu plus de 36.000 mètres carrés dans la banlieue nord de Lomé sera aux normes de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF). Les travaux de réhabilitation incluent la réparation entière, la maintenance de la structure, la décoration intérieure des bâtiments, la rénovation du système électro-mécanique et des installations sportives, la réhabilitation des routes extérieures et l'amélioration appropriée des fonctions de la conception d'origine de ce stade. La rénovation "favorisera le développement du sport, enrichissant la vie culturelle des populations togolaises et renforçant des échanges culturels et sportifs entre les pays", a expliqué M. Liu. Il s'est dit "convaincu qu'un stade rénové, nouveau fruit de l'amitié sincère entre nos deux pays frères, témoignera encore plus de dynamisme et de performance sportifs et culturels de la jeunesse togolaise". "Nous sommes convaincus que, main dans la main, les relations de coopération sino-togolaises seront toujours plus fructueuses et le Togo connaîtra plus de succès dans sa voie de l'émergence", a conclu le diplomate chinois. Guy Madjé Lorenzo, ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation civique, s'est félicité du lancement des travaux de réhabilitation. Cette réhabilitation est "presqu'un témoignage de la vitalité" des relations de coopération entre la Chine et le Togo, a-t-il souligné. "Le stade de Kégué rénové sera l'un des stades les plus modernes de l'Afrique de l'Ouest", a dit M. Lorenzo, estimant que les instances sportives du Togo pourront penser y accueillir des rencontres olympiques.
Des médecins chinois attendus au Sénégal pour soigner gratuitement des personnes atteintes de cataracte SOMONE (Sénégal), 11 décembre (Xinhua) -- Des médecins chinois sont attendus en 2018 au Sénégal pour soigner gratuitement des personnes atteintes de cataracte, a annoncé lundi l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun. L'ambassadeur de Chine a fait la révélation à l'ouverture à la Somone, 77 km au sud de Dakar, d'un séminaire des médias sur la construction d'une communauté de destin Chine-Afrique. Selon Zhang Xun, pour la dixième année consécutive, la Chine a offert des médicaments antipaludéens au Sénégal où une nouvelle mission médicale est arrivée. "La Chine soutient activement les efforts du gouvernement sénégalais visant à mettre en l'œuvre le Plan Sénégal émergent (PSE)", a-t-il souligné. Il a rappelé que la Chine a lancé en mars dernier les travaux des forages multi-villages, projet financé par un prêt préférentiel qui va permettre à plus de deux millions de Sénégalais dans l'intérieur du pays d'accéder à l'eau potable. L'ambassadeur a rappelé le don de 2000 décortiqueuses et moulins que la Chine a fait au gouvernement sénégalais pour alléger considérablement les charges de travaux dans le monde rural. "Les travaux du pont de Foundiougne (centtre-sud) ont démarré. Les projets de l'aménagement de l'esplanade du Musée des Civilisations noires et l'élargissement de l'hôpital des enfants de Diamniadio ont été approuvés et sont prévus pour la première moitié de 2018", a ajouté l'ambassadeur de Chine. Zhang Xun a poursuivi en indiquant que les études faisabilité pour la réhabilitation du barrage d'Affiniam (sud du Sénégal) et de plusieurs stades sont en cours. "Au niveau de mon ambassade, nous avons réalisés la rénovation de plusieurs écoles et postes de santé. Ensemble avec des entreprises chinoises au Sénégal, nous allons construire des parcs sportifs comme celui de Dakar", dans cinq autres régions du Sénégal, a promis Zhang Xun.
Le géant chinois du transport électrique BYD s'installe au Maroc (PAPIER GENERAL) RABAT, 9 décembre (Xinhua) -- Le Maroc a signé samedi un protocole d'accord avec le constructeur automobile chinois BYD sur l'implantation d'une usine de voitures électriques près de Tanger, dans le nord du pays, la première du genre dans le pays. Le protocole d'accord, signé au palais royal de Casablanca (ouest) en présence du roi Mohammed VI et du PDG de BYD, Wang Chuanfu, prévoit également la construction à terme de trois autres usines, l'une de batteries électriques, l'autre de bus et de camions électriques et la dernière destinée à la fabrication des trains électriques. Le projet sera implanté près de Tanger, dans la future "Cité Mohammed VI Tanger Tech", une "ville industrielle" portée par le groupe chinois Haite et dont la création a été annoncée en mars dernier. Ce projet pilote occupera une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs. Il prévoit à terme l'installation d'une usine de batteries, d'une usine de véhicules de tourisme électriques, d'une usine d'autobus et de camions électriques et d'une usine de wagons de trains monorail électrique. A cette occasion, le président du groupe "BYD Auto Industry", M. Wang Chuanfu, a salué les excellentes relations sino-marocaines, mettant en exergue l'ensemble des solutions de transport électrique développées par son groupe. "BYD est heureux de coopérer avec le Maroc sur ce projet, et de partager son expérience développée dans plusieurs pays au cours de ces dernières années dans le développement des écosystèmes de mobilité électrique", a affirmé M. Wang Chuanfu, formant le vœu de voir la coopération entre le royaume du Maroc et BYD constituer "un bon exemple pour d'autres pays dans le monde dans le déploiement de solutions énergétiques innovantes". De son coté, le ministre marocain de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, a indiqué que ce projet "contribuera à l'édification de la Vision du Maroc pour le développement des relations sino-africaines : celle d'un Maroc, prolongeant la Route de la Soie, vers l'ensemble du continent africain". M. Elalamy a fait observer que ce projet a été rendu possible, grâce à plusieurs facteurs, notamment la visite royale en Chine, en mai 2016, au cours de laquelle plusieurs accords de coopération ont été signés, permettant aujourd'hui à des investisseurs chinois, d'envisager sereinement leur implantation au Maroc. Après les groupes français Renault et Peugeot, BYD est le troisième constructeur automobile à poser pied dans ce pays du Maghreb. Aucune information n'a été communiquée sur le montant des investissements de BYD au Maroc, ni sur la date de mise en service des sites de production. Le Maroc mène depuis quelques années une ambitieuse stratégie d'industrialisation, notamment à Tanger, ville d'un million d'habitants qui abrite aujourd'hui plusieurs parcs industriels. Le secteur automobile y est particulièrement développé, surtout depuis l'implantation sur une zone franche d'une usine Renault, la plus grande d'Afrique.
Lancement d'une initiative pour renforcer la coopération sur l'économie numérique de "la Ceinture et la Route" HANGZHOU, 4 décembre (Xinhua) -- La Chine et six autres pays le long de "la Ceinture et la Route" ont lancé dimanche une initiative pour renforcer la coopération sur l'économie numérique durant la 4e Conférence mondiale de l'Internet organisée à Hangzhou, dans la province chinoise du Zhejiang (est). L'initiative inclut le renforcement de la collaboration pour améliorer l'accès et la qualité de l'Internet à haut débit, la transformation numérique et la coopération sur l'e-commerce, ainsi que pour permettre un soutien accru aux start-ups et à l'innovation. Elle vise également à promouvoir des politiques transparentes pour l'économie numérique et établir un mécanisme de communication multicouches dans le but de créer un cyberespace plus ouvert, ordonné et sûr. L'économie numérique est devenue un moteur important de la croissance économique mondiale, en améliorant la productivité, en favorisant de nouveaux marchés et industries, et en promouvant la croissance durable, selon l'initiative. "L'initiative permettra de nous guider afin de faire avancer la coopération sur les technologies de pointe, d'optimiser l'environnement de l'innovation et rassembler les ressources innovantes", a déclaré Lin Nianxiu, chef adjoint de la Commission nationale du développement et de la réforme. La 4e Conférence mondiale de l'Internet, qui a été inaugurée dimanche, a pour thème "Développer l'économie numérique pour l'ouverture et des bénéfices partagés -- construire une communauté de destin dans le cyberespace".

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