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David Kouamé s'est entretenu avec Madame MIREILLE HANTY (PRESIDENTE DE LA FONDATION MIREILLE HANTY)

Posté le 11-07-2015 | 440 Vue(s)

amanien.info
Journaliste, dame Mireille Hanty a une autre corde à son arc. Elle est à la tête de la Fondation qui porte son nom. Depuis, elle fait son petit bonhomme de chemin en Côte d’Ivoire. Elle nous parle alors de sa reconversion.
‘’ Grâce à notre action et sur instruction du ministre de la justice, il n’y a plus d’enfant de plus de 2 ans en prison. Et la Fondation espère que les moins âgés (0-2 ans) auront aussi cette chance.’’

Amanien.info : Madame La Présidente, La Fondation Mireille Hanty, depuis quand elle a été créée et pourquoi ?

M.H : La Fondation Mireille Hanty est une ONG ivoirienne qui existe depuis 2009. Elle a été créée pour une prise en charge psychosociale des personnes en détresse.
L’idée de mettre sur pied cette fondation est parti du fait du constat que la Côte d’Ivoire a connu tellement de crises que nous nous sommes focalisés sur toutes ces personnes qui ont connu ces atrocités ou qui étaient dans ces villes assiégées. Mais c’est toute la population ivoirienne qui en a pâti finalement. D’Abidjan au nord du pays. Partout, nous en avons fait les frais à tous les niveaux que ce soit. A telle enseigne que chacun de nous à son traumatisme à lui. Et à un moment donné, nous nous sommes posé la question de savoir si nous avons interrogé cette population victime. Pas forcément les victimes, mais tous les dommages collatéraux. Est-ce qu’on a demandé à ces ivoiriens ce qu’ils ont vécu ou ce qu’ils ont pensé de ce qu’ils ont vécu. Parce que ces traumatismes, on les garde. Et cela à des conséquences sur notre vécu, notre cercle familial. Nous nous sommes dit pourquoi ne pas mettre sur pied une cellule qui écouterait toutes ces personnes et qui permettrait de les rebooster et de leur permettre de voir la vie autrement. Si ce n’est qu’à travers ce prisme de crise, de conflit social qu’à connu le pays.

Amanien.info : Mais quelle explication donnez-vous à la dénomination« Mireille Hanty » ?

M.H : « Mireille Hanty » parce que j’ai fait de la relation d’aide et d’écoute active pendant longtemps. On va dire pendant pratiquement 20 ans et je le menais au travers d’une radio très écoutée dans le temps. Et c’est ce nom que j’utilisais. Je voulais les aider parce que quand je suis partie, ces personnes ont été laissées à elles-mêmes, à leur propre compte. Ces personnes m’ont demandé de faire quelque chose pour elles. Alors que je ne pouvais pas car j’ai été appelée à d’autres fonctions ailleurs. Partant de là, je me suis dit pourquoi ne pas créer une structure pérenne qui puisse de façon continuelle me permettre de venir en aide à mon prochain.

Amanien.info : Quelles sont vos objectifs ?

M.H : La Fondation Mireille Hanty a pour objectif d’aider par l’écoute, les personnes en situation de conflits dans le couple, dans la famille ou sur les lieux de travail, les victimes de blessures et/ou de ruptures affectives ou émotionnelles (agressions, frustrations, déceptions, séparations ou menaces de séparation, deuil, adoption…), à prendre en charge leur développement personnel, en leur offrant un cadre propice pour se comprendre, s’accepter et se guérir. D’accompagner les victimes dans la gestion des conflits interpersonnels, familiaux ou professionnels. De donner aux entreprises et institutions l’occasion de participer à l’épanouissement de leurs employés, grâce à des formations ou installation d’unité de conseil sur le lieu de travail. L’objectif est de venir en aide aux personnes en détresse affective en en société, en famille, dans le couple, en entreprise. Parce que l’être humain est au centre de toute activité. Et toutes ces personnes se retrouvent dans cette sphère que je viens de vous faire voir. Alors, c’est de venir en aide particulièrement à ces personnes. Et depuis environ 2 à 3 ans, notre champ d’action s’est déplacé vers le milieu carcéral car nous avons constaté qu’il y a des enfants au mépris de la loi qui vivent avec leurs mamans en prison. C’est aussi un cas de détresse et nous allons justement aider ces enfants.

Amanien.info : Les objectifs sont nobles, vos moyens sont-ils suffisants pour les atteindre ?

M.H : Je dirai que nous sommes limités financièrement. Mais nous avons la ressource humaine, l’intellect, la passion, l’énergie, la connaissance aussi de l’environnement ivoirien, ce n’est pas rien, c’est capital. Je vous le disais plus haut que l’homme était au centre de toute action. Il n’y a pas que l’argent même si nous en avons tant besoin. Mais la plupart du temps, nous arrivons à atteindre nos objectifs parce que nous avons une cible et une mission bien définies. Parce que tout le monde a forcément quelque chose à faire aussi bien dans les domaines dans lesquels nous agissons. En un mot, nous ne faisons pas ce que tout le monde veut faire.

Amanien.info : Dites-nous comment vous fonctionnez ?

M.H : A notre niveau, nous fonctionnons avec les dons, les legs et les cotisations des membres. Nous sommes huit(8) au total dans cette fondation et nous bénéficions justement de la contribution financière de nos partenaires, des personnes de bonne volonté.

Amanien.info : Avez-vous mené des actions Si oui, lesquelles ?

M.H : Nous avons mené suffisamment d’actions dans le milieu professionnel auprès des entreprises. Nous formons à la responsabilité sociétale et l’engagement sociétal des entreprises. Et notre devoir est de demander à une entreprise qui s’installe dans un environnement donné de ne pas mépriser les populations aux alentours. Mais au contraire de participer à la vie de la communauté dans laquelle elle s’est implantée. En interne, au niveau des ressources humaines, c’est de demander aux chefs d’entreprises d’avoir un peu plus d’égard pour leur personnel. DE prévoir des activités lucratives qui permettront cet environnement professionnel, qui se veut de plus en plus libre sans être stressé. De demander aux employés de ne pas se suicider comme cela se passe ailleurs. Mais avoir des bons moments pour compresser et être davantage performants. Nous avons mené des actions de sensibilisation de masse auprès de la population, notamment en ce qui concerne l’écoute active. Et dire que les personnes du troisième âge sont à prendre en compte. Ce n’est pas parce qu’elles sont vieilles qu’il faut les mettre à l’écart. Car tout le monde est appelé à vieillir. En tout cas, pour ceux qui ont la grâce de vivre. Donc c’est de les écouter un peu plus.

Amanien.info : Qu’en est-il de votre bilan Est-il positif ?

M.H : Absolument, il est positif et même s’il ne l’était pas, cela voudrait dire que nous n’utilisions pas les mécanismes idoines pour atteindre nos objectifs. Heureusement que nous avons bien pensé et muri nos stratégies de sorte que par endroit, nous arrivons à atteindre nos objectifs. Quant à ce qui est de la sensibilisation de masse ; aujourd’hui tout le monde sait ce que c’est que prêter une oreille attentive à quelqu’un. D’ailleurs lors d’une de nos campagnes de sensibilisation, des personnes ont eu la chance d’avoir la participation de l’ex CDVR (la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) qui s’est imprégnée de cette notion d’écoute et qui a donné naissance plus tard aux audiences d’écoute publique pour entendre les victimes de la crise postélectorale. C’est par exemple des graines que nous avons plantées ici et là et que nous voyons porter petit à petit ces fruits.

Amanien.info : Les difficultés, vous en rencontrez ?

M.H : Absolument, nous en rencontrons. Par exemple, nous voyons des communautés vulnérables qui ont besoin au-delà même de l’écoute qu’on puisse satisfaire à leur désidérata. Notamment, ne serait-ce qu’avoir un petit sac de riz pour survivre. Et que nous ne sommes pas en mesure de le faire. Oui, cela nous fait de la peine en s’entend que nous n’avons pas pu atteindre nos objectifs. Aujourd’hui, quand nous travaillons à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), que nous sommes interpellés sur la situation des détenus dans le reste du pays, oui, il y a des difficultés manifestes pour pouvoir couvrir l’ensemble du pays. Aujourd’hui, nous sommes à Abidjan. Nous sommes dans une commune qu’est Cocody qu’on pourrait dire élitiste. Est-ce que nous avons la possibilité d’aller à Yopougon, dans d’autres communes, toucher ces populations, pas vraiment…Effectivement, nous sommes limités par les moyens.

Amanien.info : Madame la Présidente, les ONG de ce genre, on en connait. Qu’est-ce qui fait votre particularité ?

M.H : La particularité de notre ONG, de notre Fondation, c’est de ne pas faire ce que tout le monde fait sous-prétexte qu’on a mis sur pied une ONG, une Fondation. Dans le domaine d’écoute active, principalement nous sommes l’une des seules ONG a pratiqué cette technique. Au niveau de la prise en charge psychosociale, nous sommes l’une des rares ONG à traiter de la dimension sociale de la RSE parce que d’autres parlent de volet économique ou environnemental. En d’autres termes, nous choisissons des domaines qui ne sont pas ou qui sont peu exploités par d’autres ONG.
Les ONG, c’est bien parce que cela attire le regard des pouvoirs publics. Les aspects de la société qui ne sont pas prises en compte. Mais nous ne venons pas créer une ONG parce qu’il y a des élections et que nous voulons donner dans l’observation électorale. Non, nous voulons un domaine purement social qui voudrait que là où il y a une injustice sociale, qu’il y ait une loi qui prévoit une certaine aide et attirer l’attention des autorités compétentes dans ce sens. Par ailleurs, notre sérieux vient du fait qu’il y a de la transparence dans tout ce que nous faisons. Il y a un compte rendu régulier qui est fait. Nous avons un site internet qui relève en temps et en heure tout ce que nous faisons.
Nous sommes présents sur tous les réseaux sociaux. Et nous avons à cœur de montrer les fruits de notre lutte. Notre objectif n’est pas en effet, de mobiliser des fonds pour venir en aide à quelqu’un et montrer ce que la personne est devenue plus tard. Mais plutôt, nous avons à cœur le résultat des actes que nous posons.

Amanien.info : Vos partenaires, avez-vous de bons rapports avec eux ?

M.H : Nous avons d’excellents rapports. Nous avons des partenaires institutionnels et des partenaires de la société civile. L’institutionnel, c’est déjà le ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant. Ce ministère qui nous a reconnu et avec lequel nous travaillons sur certaines problématiques qui les touche. Nous avons le ministère de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation Professionnelle avec lequel nous travaillons toutes les questions sociales. Nous travaillons aussi avec le ministère de la Santé à travers le programme national de la santé mentale pour venir en aide à toutes ces personnes qui ont un problème psychique ou mental. Les ONG, les ministères, il n’y en a pas mal. En fonction de chaque problématique que nous touchons, nous voyons le ministère approprié. Il y a également le ministère de la Justice avec lequel nous travaillons y compris la direction des affaires pénitentiaires. Parlant d’ONG, nous avons Care international, Mesad, DDE-CI, CLK Avocats…Voilà un peu ces personnes qui nous entoure avec lesquelles nous travaillons en synergie sur certaines problématiques.

Amanien.info : On constate que les partenaires sont seulement nationaux ?

M.H : Le constat est vrai. Pour l’instant, nous n’avons pas pu bénéficier de la collaboration des ONG internationales. Nous pensons qu’il faut que nous maîtrisions les mécanismes de financement des ONG étrangères et elles aussi auront à cœur de voir ce que nous avons réalisé sur le terrain avant de nous faire confiance. Avant tout, il va falloir mieux nous faire connaitre sur le plan national par des actions concrètes sur le terrain.

Amanien.info : Madame La Présidente, le 11 juin dernier, vous avez organisé une conférence de presse, à quoi répondait-elle ?

M.H : Cette conférence de presse avait pour but de célébrer un peu la journée de l’enfant africain qui commémore tous les 16 juin en vue de faire connaitre et faire respecter les droits des enfants. C’était surtout célébrer les un an de plaidoyer fait en faveur des enfants qui vivent en prison avec leurs mères détenues. Nous avons quelques satisfactions car tous les manquements graves au droit et au bien être de l’enfant ont été relevés. A cet effet, nous voulons remercier toutes ces personnes qui nous ont aidés à atteindre ces objectifs. Et leur dire que ce n’est pas tout. Il y a encore des défis à relever et nous comptons les mener ensemble.

Amanien.info : Selon vous, y a-t-il des avancées notables pour les cas d’enfants détenus et mères incarcérées ?

M.H : Absolument, le milieu incarcéral est un milieu à décrypter. C’est un milieu qui a ces codes, et au départ, nous y allons pour faire des dons. Mais lorsque vous vous mettez à parler avec un détenu de ses réalités, cela vous change la vie. En fait, ce sont des réalités très dures déjà pour les adultes que doivent partager les enfants. Nous sommes satisfaits d’avoir pu pénétrer ce domaine assez fermé. Et d’avoir pu faire comprendre à toutes ces femmes qu’il y a une lueur d’espoir et que c’était possible d’espérer.

Amanien.info : Madame, en créant votre Fondation, vous vous attendiez à l’ampleur de cette mission ?

M.H : Rire…je pense que si quand même et c’est à dessein que nous avons appelé cela Fondation et non, ONG. Oui, parce que nous nous fixions de grands objectifs. Entre autres s’occuper des personnes psychosociales et de venir en aide aux personnes en détresse. Et la détresse est partout finalement. C’est un terme beaucoup large que forcément, c’est une mission qui nous dépasse. Pour cela, humblement nous en appelons à toutes ces personnes qui savent et qui ont vraiment des personnes en détresse, de nous faire, de nous faire confiance. Nous sommes là.

Amanien.info : Dites-nous, combien d’enfants victimes, avez-vous sauvé jusque-là ?

M.H : Sauver !!! C’est un gros mot. Alors, au départ nous avons commencé en 2013 avec sept(7) enfants se 0 à 4 ans. Nous avons scolarisé trois. Après il y a une petite qui est sortie. Il ne reste plus que deux à scolariser. Aujourd’hui, je le confirme, il n’y a plus d’enfants de plus de deux ans à la MACA. Alors notre action est de dire que nous n’allons pas rester là à entendre qu’il y ait des enfants qui naissent pour aller les faire sortir mais plutôt voir le mal à la racine. En s’adressant directement aux présidents des tribunaux, aux procureurs de la justice pour voir avec qu’eux, comment est-ce que nous pouvons aider ces mamans en récupérer leurs enfants et renforcer les capacités familiales de ces familles là. Et que les femmes enceintes ne soient plus jamais en détention privative au mépris d’une loi qui existe mais qu’il puisse avoir un règlement à travers nous. Une organisation de la société civile qui se prêterait garant pour elle, qui serait cette émanation de l’autorité judiciaire qui veillera à ce que la femme même en restant chez elle, respecte toutes les prescriptions données par le juge.

Amanien.info : Ces actions seront-elles étendues aux autres maisons d’arrêt et de correction de l’intérieur du pays ?

M.H : C’est notre souhait. Mais nous vous le disions un peu plus haut que nous sommes limités par les moyens et nous espérons que l’exemple d’Abidjan fasse tache d’huile et que cela soit un cas école qui puisse permettre de dupliquer à travers toutes les maisons d’arrêt et de correction. Si on sait qu’au niveau d’Abidjan, cela se passe, je pense que cela se fera moins dans les autres prisons.

Amanien.info : Vos relations avec le ministère de la justice ainsi que des tribunaux ?

M.H : ça se passe plutôt bien, j’ai de très bons rapports. Notamment avec le cabinet du ministère de la justice, le directeur des affaires pénitentiaires, avec le régisseur de la MACA et ses collaborateurs. Il faut que je vous précise justement que cette situation nous a été rapportée par les autorités de la direction des affaires pénitentiaires. C’est pour vous dire que nous entretenons de bons rapports. A quel point, c’est un sujet épineux. Comment résoudre cette situation pareille d’autant plus que les ONG ne s’intéressaient pas à ce volet là. Donc nous voyant sur le terrain, à cœur de résoudre cette problématique, cela a détendu les rapports. Et c’est très bien.
Ce sont les conseils que j’aimerais donner à plusieurs organisations de la société civile, de toujours travailler avec les autorités sur place. D’avoir des failles et surtout de proposer des solutions. Une chose est de critiquer et une autre est de savoir comment on résoud le tort. Comment on pâlit une situation qui n’existe pas et qui mérite réparation.

Amanien.info : Votre mot de fin. Un appel à lancer.

M.H : Le mot de fin serait déjà de vous dire merci de suivre les actions des ONG, des Fondations que vous estimez être importantes. Mais surtout souhaiter qu’il n’y ait plus jamais de femme enceinte en prison encore moins de mère en prison avec son enfant. Car les enfants n’ont pas à payer pour les erreurs de leurs parents. Nous espérerons que la conscience collective soit davantage à l’écoute de la détresse de son prochain. Je profite aussi pour dire que nous avons beaucoup de cœur. Nous avons cet engagement à pouvoir mener nos actions. Ben… si les actions que nous menons vous plaise, vous touche et que vous pensez qu’elles méritent d’être vulgarisées, nous disons simplement que vous êtes le bienvenu. Aidez nous à impliquer cela. La Côte d’Ivoire est peut être le laboratoire d’une telle expérience, pourquoi ne pas en faire davantage pour le bonheur des enfants africains. Donc vos aides, vos legs sont les bienvenus.
Je vous remercie.
Interview réalisée par David KOUAME(davidkouame78@yahoo.fr)

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« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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Togo : la Chine réhabilite le stade de Kegué pour le porter au standard IAAF LOME, 13 décembre (Xinhua) -- L'ambassadeur de Chine au Togo, Liu Yuxi, a lancé mardi les travaux de réhabilitation du stade de Kégué de 30.000 places assises construit, il y a dix-sept ans, dans le cadre de la coopération sino-togolaise, a constaté sur place l'agence Xinhua à Lomé. L'entreprise China Geo-Engeneering est chargée de l'exécution des travaux valorisés à près de 100 millions de yuans et qui vont durer environ 20 mois pour ériger le stade de Kégué au standard de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF). A l'achèvement des travaux, le stade de Kégué, un projet couvrant un peu plus de 36.000 mètres carrés dans la banlieue nord de Lomé sera aux normes de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF). Les travaux de réhabilitation incluent la réparation entière, la maintenance de la structure, la décoration intérieure des bâtiments, la rénovation du système électro-mécanique et des installations sportives, la réhabilitation des routes extérieures et l'amélioration appropriée des fonctions de la conception d'origine de ce stade. La rénovation "favorisera le développement du sport, enrichissant la vie culturelle des populations togolaises et renforçant des échanges culturels et sportifs entre les pays", a expliqué M. Liu. Il s'est dit "convaincu qu'un stade rénové, nouveau fruit de l'amitié sincère entre nos deux pays frères, témoignera encore plus de dynamisme et de performance sportifs et culturels de la jeunesse togolaise". "Nous sommes convaincus que, main dans la main, les relations de coopération sino-togolaises seront toujours plus fructueuses et le Togo connaîtra plus de succès dans sa voie de l'émergence", a conclu le diplomate chinois. Guy Madjé Lorenzo, ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation civique, s'est félicité du lancement des travaux de réhabilitation. Cette réhabilitation est "presqu'un témoignage de la vitalité" des relations de coopération entre la Chine et le Togo, a-t-il souligné. "Le stade de Kégué rénové sera l'un des stades les plus modernes de l'Afrique de l'Ouest", a dit M. Lorenzo, estimant que les instances sportives du Togo pourront penser y accueillir des rencontres olympiques.
Des médecins chinois attendus au Sénégal pour soigner gratuitement des personnes atteintes de cataracte SOMONE (Sénégal), 11 décembre (Xinhua) -- Des médecins chinois sont attendus en 2018 au Sénégal pour soigner gratuitement des personnes atteintes de cataracte, a annoncé lundi l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun. L'ambassadeur de Chine a fait la révélation à l'ouverture à la Somone, 77 km au sud de Dakar, d'un séminaire des médias sur la construction d'une communauté de destin Chine-Afrique. Selon Zhang Xun, pour la dixième année consécutive, la Chine a offert des médicaments antipaludéens au Sénégal où une nouvelle mission médicale est arrivée. "La Chine soutient activement les efforts du gouvernement sénégalais visant à mettre en l'œuvre le Plan Sénégal émergent (PSE)", a-t-il souligné. Il a rappelé que la Chine a lancé en mars dernier les travaux des forages multi-villages, projet financé par un prêt préférentiel qui va permettre à plus de deux millions de Sénégalais dans l'intérieur du pays d'accéder à l'eau potable. L'ambassadeur a rappelé le don de 2000 décortiqueuses et moulins que la Chine a fait au gouvernement sénégalais pour alléger considérablement les charges de travaux dans le monde rural. "Les travaux du pont de Foundiougne (centtre-sud) ont démarré. Les projets de l'aménagement de l'esplanade du Musée des Civilisations noires et l'élargissement de l'hôpital des enfants de Diamniadio ont été approuvés et sont prévus pour la première moitié de 2018", a ajouté l'ambassadeur de Chine. Zhang Xun a poursuivi en indiquant que les études faisabilité pour la réhabilitation du barrage d'Affiniam (sud du Sénégal) et de plusieurs stades sont en cours. "Au niveau de mon ambassade, nous avons réalisés la rénovation de plusieurs écoles et postes de santé. Ensemble avec des entreprises chinoises au Sénégal, nous allons construire des parcs sportifs comme celui de Dakar", dans cinq autres régions du Sénégal, a promis Zhang Xun.
Le géant chinois du transport électrique BYD s'installe au Maroc (PAPIER GENERAL) RABAT, 9 décembre (Xinhua) -- Le Maroc a signé samedi un protocole d'accord avec le constructeur automobile chinois BYD sur l'implantation d'une usine de voitures électriques près de Tanger, dans le nord du pays, la première du genre dans le pays. Le protocole d'accord, signé au palais royal de Casablanca (ouest) en présence du roi Mohammed VI et du PDG de BYD, Wang Chuanfu, prévoit également la construction à terme de trois autres usines, l'une de batteries électriques, l'autre de bus et de camions électriques et la dernière destinée à la fabrication des trains électriques. Le projet sera implanté près de Tanger, dans la future "Cité Mohammed VI Tanger Tech", une "ville industrielle" portée par le groupe chinois Haite et dont la création a été annoncée en mars dernier. Ce projet pilote occupera une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs. Il prévoit à terme l'installation d'une usine de batteries, d'une usine de véhicules de tourisme électriques, d'une usine d'autobus et de camions électriques et d'une usine de wagons de trains monorail électrique. A cette occasion, le président du groupe "BYD Auto Industry", M. Wang Chuanfu, a salué les excellentes relations sino-marocaines, mettant en exergue l'ensemble des solutions de transport électrique développées par son groupe. "BYD est heureux de coopérer avec le Maroc sur ce projet, et de partager son expérience développée dans plusieurs pays au cours de ces dernières années dans le développement des écosystèmes de mobilité électrique", a affirmé M. Wang Chuanfu, formant le vœu de voir la coopération entre le royaume du Maroc et BYD constituer "un bon exemple pour d'autres pays dans le monde dans le déploiement de solutions énergétiques innovantes". De son coté, le ministre marocain de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, a indiqué que ce projet "contribuera à l'édification de la Vision du Maroc pour le développement des relations sino-africaines : celle d'un Maroc, prolongeant la Route de la Soie, vers l'ensemble du continent africain". M. Elalamy a fait observer que ce projet a été rendu possible, grâce à plusieurs facteurs, notamment la visite royale en Chine, en mai 2016, au cours de laquelle plusieurs accords de coopération ont été signés, permettant aujourd'hui à des investisseurs chinois, d'envisager sereinement leur implantation au Maroc. Après les groupes français Renault et Peugeot, BYD est le troisième constructeur automobile à poser pied dans ce pays du Maghreb. Aucune information n'a été communiquée sur le montant des investissements de BYD au Maroc, ni sur la date de mise en service des sites de production. Le Maroc mène depuis quelques années une ambitieuse stratégie d'industrialisation, notamment à Tanger, ville d'un million d'habitants qui abrite aujourd'hui plusieurs parcs industriels. Le secteur automobile y est particulièrement développé, surtout depuis l'implantation sur une zone franche d'une usine Renault, la plus grande d'Afrique.
Lancement d'une initiative pour renforcer la coopération sur l'économie numérique de "la Ceinture et la Route" HANGZHOU, 4 décembre (Xinhua) -- La Chine et six autres pays le long de "la Ceinture et la Route" ont lancé dimanche une initiative pour renforcer la coopération sur l'économie numérique durant la 4e Conférence mondiale de l'Internet organisée à Hangzhou, dans la province chinoise du Zhejiang (est). L'initiative inclut le renforcement de la collaboration pour améliorer l'accès et la qualité de l'Internet à haut débit, la transformation numérique et la coopération sur l'e-commerce, ainsi que pour permettre un soutien accru aux start-ups et à l'innovation. Elle vise également à promouvoir des politiques transparentes pour l'économie numérique et établir un mécanisme de communication multicouches dans le but de créer un cyberespace plus ouvert, ordonné et sûr. L'économie numérique est devenue un moteur important de la croissance économique mondiale, en améliorant la productivité, en favorisant de nouveaux marchés et industries, et en promouvant la croissance durable, selon l'initiative. "L'initiative permettra de nous guider afin de faire avancer la coopération sur les technologies de pointe, d'optimiser l'environnement de l'innovation et rassembler les ressources innovantes", a déclaré Lin Nianxiu, chef adjoint de la Commission nationale du développement et de la réforme. La 4e Conférence mondiale de l'Internet, qui a été inaugurée dimanche, a pour thème "Développer l'économie numérique pour l'ouverture et des bénéfices partagés -- construire une communauté de destin dans le cyberespace".

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