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David Kouamé s'est entretenu avec Madame MIREILLE HANTY (PRESIDENTE DE LA FONDATION MIREILLE HANTY)

Posté le 11-07-2015 | 427 Vue(s)

amanien.info
Journaliste, dame Mireille Hanty a une autre corde à son arc. Elle est à la tête de la Fondation qui porte son nom. Depuis, elle fait son petit bonhomme de chemin en Côte d’Ivoire. Elle nous parle alors de sa reconversion.
‘’ Grâce à notre action et sur instruction du ministre de la justice, il n’y a plus d’enfant de plus de 2 ans en prison. Et la Fondation espère que les moins âgés (0-2 ans) auront aussi cette chance.’’

Amanien.info : Madame La Présidente, La Fondation Mireille Hanty, depuis quand elle a été créée et pourquoi ?

M.H : La Fondation Mireille Hanty est une ONG ivoirienne qui existe depuis 2009. Elle a été créée pour une prise en charge psychosociale des personnes en détresse.
L’idée de mettre sur pied cette fondation est parti du fait du constat que la Côte d’Ivoire a connu tellement de crises que nous nous sommes focalisés sur toutes ces personnes qui ont connu ces atrocités ou qui étaient dans ces villes assiégées. Mais c’est toute la population ivoirienne qui en a pâti finalement. D’Abidjan au nord du pays. Partout, nous en avons fait les frais à tous les niveaux que ce soit. A telle enseigne que chacun de nous à son traumatisme à lui. Et à un moment donné, nous nous sommes posé la question de savoir si nous avons interrogé cette population victime. Pas forcément les victimes, mais tous les dommages collatéraux. Est-ce qu’on a demandé à ces ivoiriens ce qu’ils ont vécu ou ce qu’ils ont pensé de ce qu’ils ont vécu. Parce que ces traumatismes, on les garde. Et cela à des conséquences sur notre vécu, notre cercle familial. Nous nous sommes dit pourquoi ne pas mettre sur pied une cellule qui écouterait toutes ces personnes et qui permettrait de les rebooster et de leur permettre de voir la vie autrement. Si ce n’est qu’à travers ce prisme de crise, de conflit social qu’à connu le pays.

Amanien.info : Mais quelle explication donnez-vous à la dénomination« Mireille Hanty » ?

M.H : « Mireille Hanty » parce que j’ai fait de la relation d’aide et d’écoute active pendant longtemps. On va dire pendant pratiquement 20 ans et je le menais au travers d’une radio très écoutée dans le temps. Et c’est ce nom que j’utilisais. Je voulais les aider parce que quand je suis partie, ces personnes ont été laissées à elles-mêmes, à leur propre compte. Ces personnes m’ont demandé de faire quelque chose pour elles. Alors que je ne pouvais pas car j’ai été appelée à d’autres fonctions ailleurs. Partant de là, je me suis dit pourquoi ne pas créer une structure pérenne qui puisse de façon continuelle me permettre de venir en aide à mon prochain.

Amanien.info : Quelles sont vos objectifs ?

M.H : La Fondation Mireille Hanty a pour objectif d’aider par l’écoute, les personnes en situation de conflits dans le couple, dans la famille ou sur les lieux de travail, les victimes de blessures et/ou de ruptures affectives ou émotionnelles (agressions, frustrations, déceptions, séparations ou menaces de séparation, deuil, adoption…), à prendre en charge leur développement personnel, en leur offrant un cadre propice pour se comprendre, s’accepter et se guérir. D’accompagner les victimes dans la gestion des conflits interpersonnels, familiaux ou professionnels. De donner aux entreprises et institutions l’occasion de participer à l’épanouissement de leurs employés, grâce à des formations ou installation d’unité de conseil sur le lieu de travail. L’objectif est de venir en aide aux personnes en détresse affective en en société, en famille, dans le couple, en entreprise. Parce que l’être humain est au centre de toute activité. Et toutes ces personnes se retrouvent dans cette sphère que je viens de vous faire voir. Alors, c’est de venir en aide particulièrement à ces personnes. Et depuis environ 2 à 3 ans, notre champ d’action s’est déplacé vers le milieu carcéral car nous avons constaté qu’il y a des enfants au mépris de la loi qui vivent avec leurs mamans en prison. C’est aussi un cas de détresse et nous allons justement aider ces enfants.

Amanien.info : Les objectifs sont nobles, vos moyens sont-ils suffisants pour les atteindre ?

M.H : Je dirai que nous sommes limités financièrement. Mais nous avons la ressource humaine, l’intellect, la passion, l’énergie, la connaissance aussi de l’environnement ivoirien, ce n’est pas rien, c’est capital. Je vous le disais plus haut que l’homme était au centre de toute action. Il n’y a pas que l’argent même si nous en avons tant besoin. Mais la plupart du temps, nous arrivons à atteindre nos objectifs parce que nous avons une cible et une mission bien définies. Parce que tout le monde a forcément quelque chose à faire aussi bien dans les domaines dans lesquels nous agissons. En un mot, nous ne faisons pas ce que tout le monde veut faire.

Amanien.info : Dites-nous comment vous fonctionnez ?

M.H : A notre niveau, nous fonctionnons avec les dons, les legs et les cotisations des membres. Nous sommes huit(8) au total dans cette fondation et nous bénéficions justement de la contribution financière de nos partenaires, des personnes de bonne volonté.

Amanien.info : Avez-vous mené des actions Si oui, lesquelles ?

M.H : Nous avons mené suffisamment d’actions dans le milieu professionnel auprès des entreprises. Nous formons à la responsabilité sociétale et l’engagement sociétal des entreprises. Et notre devoir est de demander à une entreprise qui s’installe dans un environnement donné de ne pas mépriser les populations aux alentours. Mais au contraire de participer à la vie de la communauté dans laquelle elle s’est implantée. En interne, au niveau des ressources humaines, c’est de demander aux chefs d’entreprises d’avoir un peu plus d’égard pour leur personnel. DE prévoir des activités lucratives qui permettront cet environnement professionnel, qui se veut de plus en plus libre sans être stressé. De demander aux employés de ne pas se suicider comme cela se passe ailleurs. Mais avoir des bons moments pour compresser et être davantage performants. Nous avons mené des actions de sensibilisation de masse auprès de la population, notamment en ce qui concerne l’écoute active. Et dire que les personnes du troisième âge sont à prendre en compte. Ce n’est pas parce qu’elles sont vieilles qu’il faut les mettre à l’écart. Car tout le monde est appelé à vieillir. En tout cas, pour ceux qui ont la grâce de vivre. Donc c’est de les écouter un peu plus.

Amanien.info : Qu’en est-il de votre bilan Est-il positif ?

M.H : Absolument, il est positif et même s’il ne l’était pas, cela voudrait dire que nous n’utilisions pas les mécanismes idoines pour atteindre nos objectifs. Heureusement que nous avons bien pensé et muri nos stratégies de sorte que par endroit, nous arrivons à atteindre nos objectifs. Quant à ce qui est de la sensibilisation de masse ; aujourd’hui tout le monde sait ce que c’est que prêter une oreille attentive à quelqu’un. D’ailleurs lors d’une de nos campagnes de sensibilisation, des personnes ont eu la chance d’avoir la participation de l’ex CDVR (la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) qui s’est imprégnée de cette notion d’écoute et qui a donné naissance plus tard aux audiences d’écoute publique pour entendre les victimes de la crise postélectorale. C’est par exemple des graines que nous avons plantées ici et là et que nous voyons porter petit à petit ces fruits.

Amanien.info : Les difficultés, vous en rencontrez ?

M.H : Absolument, nous en rencontrons. Par exemple, nous voyons des communautés vulnérables qui ont besoin au-delà même de l’écoute qu’on puisse satisfaire à leur désidérata. Notamment, ne serait-ce qu’avoir un petit sac de riz pour survivre. Et que nous ne sommes pas en mesure de le faire. Oui, cela nous fait de la peine en s’entend que nous n’avons pas pu atteindre nos objectifs. Aujourd’hui, quand nous travaillons à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), que nous sommes interpellés sur la situation des détenus dans le reste du pays, oui, il y a des difficultés manifestes pour pouvoir couvrir l’ensemble du pays. Aujourd’hui, nous sommes à Abidjan. Nous sommes dans une commune qu’est Cocody qu’on pourrait dire élitiste. Est-ce que nous avons la possibilité d’aller à Yopougon, dans d’autres communes, toucher ces populations, pas vraiment…Effectivement, nous sommes limités par les moyens.

Amanien.info : Madame la Présidente, les ONG de ce genre, on en connait. Qu’est-ce qui fait votre particularité ?

M.H : La particularité de notre ONG, de notre Fondation, c’est de ne pas faire ce que tout le monde fait sous-prétexte qu’on a mis sur pied une ONG, une Fondation. Dans le domaine d’écoute active, principalement nous sommes l’une des seules ONG a pratiqué cette technique. Au niveau de la prise en charge psychosociale, nous sommes l’une des rares ONG à traiter de la dimension sociale de la RSE parce que d’autres parlent de volet économique ou environnemental. En d’autres termes, nous choisissons des domaines qui ne sont pas ou qui sont peu exploités par d’autres ONG.
Les ONG, c’est bien parce que cela attire le regard des pouvoirs publics. Les aspects de la société qui ne sont pas prises en compte. Mais nous ne venons pas créer une ONG parce qu’il y a des élections et que nous voulons donner dans l’observation électorale. Non, nous voulons un domaine purement social qui voudrait que là où il y a une injustice sociale, qu’il y ait une loi qui prévoit une certaine aide et attirer l’attention des autorités compétentes dans ce sens. Par ailleurs, notre sérieux vient du fait qu’il y a de la transparence dans tout ce que nous faisons. Il y a un compte rendu régulier qui est fait. Nous avons un site internet qui relève en temps et en heure tout ce que nous faisons.
Nous sommes présents sur tous les réseaux sociaux. Et nous avons à cœur de montrer les fruits de notre lutte. Notre objectif n’est pas en effet, de mobiliser des fonds pour venir en aide à quelqu’un et montrer ce que la personne est devenue plus tard. Mais plutôt, nous avons à cœur le résultat des actes que nous posons.

Amanien.info : Vos partenaires, avez-vous de bons rapports avec eux ?

M.H : Nous avons d’excellents rapports. Nous avons des partenaires institutionnels et des partenaires de la société civile. L’institutionnel, c’est déjà le ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant. Ce ministère qui nous a reconnu et avec lequel nous travaillons sur certaines problématiques qui les touche. Nous avons le ministère de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Formation Professionnelle avec lequel nous travaillons toutes les questions sociales. Nous travaillons aussi avec le ministère de la Santé à travers le programme national de la santé mentale pour venir en aide à toutes ces personnes qui ont un problème psychique ou mental. Les ONG, les ministères, il n’y en a pas mal. En fonction de chaque problématique que nous touchons, nous voyons le ministère approprié. Il y a également le ministère de la Justice avec lequel nous travaillons y compris la direction des affaires pénitentiaires. Parlant d’ONG, nous avons Care international, Mesad, DDE-CI, CLK Avocats…Voilà un peu ces personnes qui nous entoure avec lesquelles nous travaillons en synergie sur certaines problématiques.

Amanien.info : On constate que les partenaires sont seulement nationaux ?

M.H : Le constat est vrai. Pour l’instant, nous n’avons pas pu bénéficier de la collaboration des ONG internationales. Nous pensons qu’il faut que nous maîtrisions les mécanismes de financement des ONG étrangères et elles aussi auront à cœur de voir ce que nous avons réalisé sur le terrain avant de nous faire confiance. Avant tout, il va falloir mieux nous faire connaitre sur le plan national par des actions concrètes sur le terrain.

Amanien.info : Madame La Présidente, le 11 juin dernier, vous avez organisé une conférence de presse, à quoi répondait-elle ?

M.H : Cette conférence de presse avait pour but de célébrer un peu la journée de l’enfant africain qui commémore tous les 16 juin en vue de faire connaitre et faire respecter les droits des enfants. C’était surtout célébrer les un an de plaidoyer fait en faveur des enfants qui vivent en prison avec leurs mères détenues. Nous avons quelques satisfactions car tous les manquements graves au droit et au bien être de l’enfant ont été relevés. A cet effet, nous voulons remercier toutes ces personnes qui nous ont aidés à atteindre ces objectifs. Et leur dire que ce n’est pas tout. Il y a encore des défis à relever et nous comptons les mener ensemble.

Amanien.info : Selon vous, y a-t-il des avancées notables pour les cas d’enfants détenus et mères incarcérées ?

M.H : Absolument, le milieu incarcéral est un milieu à décrypter. C’est un milieu qui a ces codes, et au départ, nous y allons pour faire des dons. Mais lorsque vous vous mettez à parler avec un détenu de ses réalités, cela vous change la vie. En fait, ce sont des réalités très dures déjà pour les adultes que doivent partager les enfants. Nous sommes satisfaits d’avoir pu pénétrer ce domaine assez fermé. Et d’avoir pu faire comprendre à toutes ces femmes qu’il y a une lueur d’espoir et que c’était possible d’espérer.

Amanien.info : Madame, en créant votre Fondation, vous vous attendiez à l’ampleur de cette mission ?

M.H : Rire…je pense que si quand même et c’est à dessein que nous avons appelé cela Fondation et non, ONG. Oui, parce que nous nous fixions de grands objectifs. Entre autres s’occuper des personnes psychosociales et de venir en aide aux personnes en détresse. Et la détresse est partout finalement. C’est un terme beaucoup large que forcément, c’est une mission qui nous dépasse. Pour cela, humblement nous en appelons à toutes ces personnes qui savent et qui ont vraiment des personnes en détresse, de nous faire, de nous faire confiance. Nous sommes là.

Amanien.info : Dites-nous, combien d’enfants victimes, avez-vous sauvé jusque-là ?

M.H : Sauver !!! C’est un gros mot. Alors, au départ nous avons commencé en 2013 avec sept(7) enfants se 0 à 4 ans. Nous avons scolarisé trois. Après il y a une petite qui est sortie. Il ne reste plus que deux à scolariser. Aujourd’hui, je le confirme, il n’y a plus d’enfants de plus de deux ans à la MACA. Alors notre action est de dire que nous n’allons pas rester là à entendre qu’il y ait des enfants qui naissent pour aller les faire sortir mais plutôt voir le mal à la racine. En s’adressant directement aux présidents des tribunaux, aux procureurs de la justice pour voir avec qu’eux, comment est-ce que nous pouvons aider ces mamans en récupérer leurs enfants et renforcer les capacités familiales de ces familles là. Et que les femmes enceintes ne soient plus jamais en détention privative au mépris d’une loi qui existe mais qu’il puisse avoir un règlement à travers nous. Une organisation de la société civile qui se prêterait garant pour elle, qui serait cette émanation de l’autorité judiciaire qui veillera à ce que la femme même en restant chez elle, respecte toutes les prescriptions données par le juge.

Amanien.info : Ces actions seront-elles étendues aux autres maisons d’arrêt et de correction de l’intérieur du pays ?

M.H : C’est notre souhait. Mais nous vous le disions un peu plus haut que nous sommes limités par les moyens et nous espérons que l’exemple d’Abidjan fasse tache d’huile et que cela soit un cas école qui puisse permettre de dupliquer à travers toutes les maisons d’arrêt et de correction. Si on sait qu’au niveau d’Abidjan, cela se passe, je pense que cela se fera moins dans les autres prisons.

Amanien.info : Vos relations avec le ministère de la justice ainsi que des tribunaux ?

M.H : ça se passe plutôt bien, j’ai de très bons rapports. Notamment avec le cabinet du ministère de la justice, le directeur des affaires pénitentiaires, avec le régisseur de la MACA et ses collaborateurs. Il faut que je vous précise justement que cette situation nous a été rapportée par les autorités de la direction des affaires pénitentiaires. C’est pour vous dire que nous entretenons de bons rapports. A quel point, c’est un sujet épineux. Comment résoudre cette situation pareille d’autant plus que les ONG ne s’intéressaient pas à ce volet là. Donc nous voyant sur le terrain, à cœur de résoudre cette problématique, cela a détendu les rapports. Et c’est très bien.
Ce sont les conseils que j’aimerais donner à plusieurs organisations de la société civile, de toujours travailler avec les autorités sur place. D’avoir des failles et surtout de proposer des solutions. Une chose est de critiquer et une autre est de savoir comment on résoud le tort. Comment on pâlit une situation qui n’existe pas et qui mérite réparation.

Amanien.info : Votre mot de fin. Un appel à lancer.

M.H : Le mot de fin serait déjà de vous dire merci de suivre les actions des ONG, des Fondations que vous estimez être importantes. Mais surtout souhaiter qu’il n’y ait plus jamais de femme enceinte en prison encore moins de mère en prison avec son enfant. Car les enfants n’ont pas à payer pour les erreurs de leurs parents. Nous espérerons que la conscience collective soit davantage à l’écoute de la détresse de son prochain. Je profite aussi pour dire que nous avons beaucoup de cœur. Nous avons cet engagement à pouvoir mener nos actions. Ben… si les actions que nous menons vous plaise, vous touche et que vous pensez qu’elles méritent d’être vulgarisées, nous disons simplement que vous êtes le bienvenu. Aidez nous à impliquer cela. La Côte d’Ivoire est peut être le laboratoire d’une telle expérience, pourquoi ne pas en faire davantage pour le bonheur des enfants africains. Donc vos aides, vos legs sont les bienvenus.
Je vous remercie.
Interview réalisée par David KOUAME(davidkouame78@yahoo.fr)

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 Bilan et perspectives de la MUGEFCI avce SORO Mamadou PCA de la MUGEFCI

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Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin
PARIS, 5 octobre (Xinhua) -- La Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique en 2009, peut jouer un rôle majeur dans son industrialisation, par les investissements et le partage de son savoir-faire, a affirmé Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l'OCDE, lors d'une récente interview accordée à Xinhua. "Beaucoup de pays ont eu ces dernières années des taux de croissance bien plus importants que dans les pays de l'OCDE. 83 pays ont eu plus que le double du taux de croissance des pays de l'OCDE en 2000 et 2010. Et cela s'explique aussi par le rôle de la Chine", a rappelé M. Pezzini. Par exemple, en termes de partenariat commercial, la Chine devient en 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique, et elle est également le principal partenaire d'autres pays, comme le Chili, le Brésil ou le Pérou, a-t-il expliqué. La Chine a fait aussi beaucoup d'investissements en Afrique, elle peut donc "sans aucun doute partager l'expérience qu'elle a mûrie en termes de construction de zones industrielles, ce que la Chine est déjà en train de faire", a indiqué l'économiste. Selon lui, la Chine devient de plus en plus un partenaire en matière de coopération Sud-Sud, et peut dans ce cadre également jouer un rôle important en Afrique. "Il y a par exemple un organisme en Chine, basé à Hong Kong, dont un des trois objectifs est de construire des projets dans lesquels il transfert le savoir-faire (chinois) dans la création de zones industrielles ailleurs qu'en Chine, et en utilisant l'expérience de la Chine", a souligné M. Pezzini. Fin

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