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Joseph olivier Gozan pca de Coop-ca DE Cocody: « La justice ordonne à l’Unacoopec-ci,l'organisation de l'assemblée générale de 2013 »

Posté le 04-07-2015 | 428 Vue(s)

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Joseph Olivier Gozan est le président de conseil d’administration de la coopérative d’épargne et de crédit coopec de Cocody. Dans cet entretien, il nous parle de ses difficultés avec l’union des coopératives d’épargne et de crédit de Côote d’Ivoire Unacoopec-ci.

-Calvin Wandji: Vous êtes le président du conseil d’administration de la coop-ca de Cocody. Comment se porte votre structure?

-Joseph Olivier Gozan: La coopec de Cocody se porte à merveille. C’est une coopec dynamique, si l’on s’en tient à l’assemblée générale organisée dernièrement. Nous sommes en phase avec nos sociétaires qui ont compris l’engagement que nous avons vis-à-vis de notre maison et la détermination de mener à bien la sécurité des dépôts.

-Calvin Wandji: Vous avez organisé récemment la 16ème assemblée générale de votre coopec. Quelles sont les principales résolutions de cette rencontre?

-Joseph Olivier Gozan: Ce que nous pouvons retenir, c’est surtout la résolution sur la sécurisation des dépôts des sociétaires. Les commissaires aux comptes nous ont fait comprendre qu’il n’y a pas de lisibilité au niveau de nos comptes que nous logeons à l’unacoopec-ci. Nous avons soulevé le problème de la répartition de la charge commune qu’on appelle RCC. En effet, toutes les coopec de Côte d’Ivoire financent le fonctionnement de l’unacoopec-ci. Ces contributions sont définies au cours d’une assemblée générale. A cette occasion, nous évaluons les charges de cette faîtière et nous les répartissons en fonction du mode que nous fixons pour définir ce que doit supporter chaque coopec. Mais nous n’avons pas d’assemblée générale. Nous avons dû aller en justice contre l’actuel administrateur provisoire pour que l’assemblée générale soit convoquée. La justice nous a fait droit et c’est maintenant qu’on va organiser l’assemblée générale de l’unacoopec-ci pour l’année 2013. La coopec de Cocody a tenu ses assemblées générales de 2013 et de 2014 dans le temps imparti par la loi.

-Calvin Wandji: Quel est l’état de vos relations avec l’unacoopec-ci?

-Joseph Olivier Gozan: Vous savez, l’unaccopec-ci voulait nous faire croire que nous ne sommes pas représentatif de notre coopec. Elle estime que le traité de l’OHADA (organisation pour l’harmonisation du droit des affaires) n’est pas applicable au niveau des coopec. Et nous trouvons cela monstrueux. Puisque l’ohada préside aux affaires de tous les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA). C’est l’acte uniforme que nous avons adopté et changé nos statuts en fonction de ce traité. L’Unacoopec-ci a adopté ce texte uniforme. Et la coopec de Cocody a adopté l’ohada à partir du 15 septembre 2012. Nous sommes très étonné, alors que nous parlons de gestion efficiente des dépôts de nos sociétaires, que des gens nous citent des arrêtés de 2007, alors que c’est l’ohada qui est applicable en ce moment dans toutes les structures de l’espace UEMOA. L’unacoopec-ci dénonce l’application de règles de l’ohada dans nos textes de base. Voilà notre désaccord. Et l’on nous dit que l’administrateur provisoire qui est venu gérer une structure privée ne peut pas nous rendre compte, et qu’il serait nommé par un ministre et ne doit rendre compte qu’au ministre. La coopec de Cocody fonctionne avec un agrément de l’Etat de Côte d’Ivoire. Nous n’avons pas de problème avec l’unacoopec-ci, mais avec l’administrateur provisoire, qui n’est pas l’administrateur de la Coopec de Cocody. Les structures décentralisées se gèrent elles mêmes.

-Calvin Wandji: Pourquoi est-ce que l’unacoopec-ci fait des ponctions sur les comptes des agences?

-Joseph Olivier Gozan: C’est pour le fonctionnement de l’unacoopec-ci, mais le montant de la contribution de chaque agence est défini en assemblée générale. Mais depuis 2013, je n’ai pas été convoqué à une assemblée générale de l’unacoopec-ci, pour me convaincre de l’utilisation de l’argent qu’on ponctionne sur nos comptes sans mon autorisation. Il y a des ponctions qui ont été fait de Façon unilatérale, sans qu’elle ne soit autorisée par une assemblée générale et nous ne sommes pas d’accord. Je suis le premier gestionnaire du compte de mes sociétaires et c’est pour cela que je me plains. Lors de la dernière assemblée générale de la coopec de Cocody le 27 juin, le commissaire aux comptes a dit qu’il ne peut pas justifier les ponctions qui ont été fait sur notre compte. Nous sommes la seule coopec qui a un commissaire aux comptes parce que nous voulons la transparence.

- Calvin Wandji: Est-ce que cette ponction sans autorisation a été faite sur les comptes des autres agences?

- Joseph Olivier Gozan: Je laisse le soin aux responsables des différentes coopec d’en parler. Je parle de ce qui se passe sur les comptes de ma structure. Mais je pense que d’autres agences coopec subissent la même situation. C’est pour cela que nous voulons l’assemblée générale. Malgré l’administrateur provisoire, le plus grand organe de l’unacoopec-ci qui est l’assemblée des actionnaires, n’est ni suspendu ni dissout.

- Calvin Wandji: Est-ce que les ponctions se font depuis l’arrivée de l’administrateur provisoire ou est-ce que cela se faisait avant son arrivée?

-Joseph Olivier Gozan: Avant nous faisions des cotisations au niveau de l’unacoopec-ci. Le montant de la charge de fonctionnement de l’unacoopec-ci était fixé en assemblée générale et chaque coopec cotisait selon le montant qui lui a été imposé. A la coopec de Cocody nous sommes dirigé par un conseil d’administration et avons fixé depuis 2012 dans notre budget, un montant de 50 millions que nous versons chaque année comme contribution au fonctionnement de l’unacoopec-ci. Maintenant, on nous prélève 69 millions, ce n’ai pas normal et nous refusons cette ponction excessive. On se pose des questions. C’est pour cela que nous voulons l’assemblée générale.

-Calvin Wandji: Parmi les résolutions de la l’A.G du 27 juin, les sociétaires vous ont donné mandat pour protéger leurs dépôts. Comment allez-vous mettre en œuvre cette résolution?
- Joseph Olivier Gozan: La protection des dépôts c’est d’abord la normalisation et le respect de toutes les procédures de fonctionnement de notre structure. C’est parce qu’il ya des dysfonctionnements que nous crions. Ensuite il ya l’accentuation du contrôle. On doit pouvoir rendre compte quand c’est nécessaire. L’instauration d’un commissariat aux comptes a été voulue par notre conseil d’administration, pour la clarté des comptes.

-Calvin Wandji: Est-ce que vous avez recouvré les créances et est-ce que vous pourrez mettre des prêts à dispositions des sociétaires cette année?

-Joseph Olivier Gozan: Nous avons fait un programme triennal de recouvrement. Nous avons prie un cabinet d’avocat pour nous aider dans le recouvrement. Nous avons une commission de recouvrement que je préside avec le président du comité de crédit et des agents chargés du recouvrement. Nous avons constaté que nos sociétaires ont peur de prendre du crédit. Nous avons des réserves pour faire du crédit. Que les sociétaires viennent prendre du crédit pour financer les micro projets.

- Calvin Wandji: Vous vous êtes engagé dans un processus de certification au système de management de la qualité. Comment atteindre cet objectif?

-Joseph Olivier Gozan: Pour ce processus, cela touche tout le monde. Au niveau des dirigeants, nous devons relever tous les défis. Les doivent redoubler d’efforts. Les sociétaires doivent bien se comporter. Cela concerne tout le monde. Nous devons poursuivre la formation, mais chacun à son niveau doit contribuer à l’atteinte de cet objectif. En attendant nous allons partir à l’assemblée générale même si on veut nous en empêcher et je demande à tous les responsables et salariés de la coopec de contribuer à la réussite de cette A.G
Entretien réalisé par Calvin Wandji
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Burkina : un poste de police attaqué dans le nord OUAGADOUGOU, 16 octobre (Xinhua) -- Le poste de police de Sollé, localité située au nord du Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des assaillants non identifiés, a-t-on appris de sources locales. Des témoins contactés qui n'ont pas été à mesure de fournir un bilan, annoncent toutefois des dégâts matériels importants. Le nord du Burkina Faso est régulièrement la cible d'attaques terroristes depuis 2015. Dans un rapport intitulé "Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad", l'International Crisis Group appelle les autorités burkinabè à développer des réponses qui tiennent compte des dimensions sociales et locales de la crise dans cette partie du pays. Ce rapport, publié jeudi à Dakar, au Sénégal, se focalise sur la province du Soum, épicentre du conflit et lieu de naissance du groupe Ansarul Islam dirigé par Malam Ibrahim Dicko. Selon Crisis Group, longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières visant la partie nord du pays. Le rapport souligne que l'insécurité au Nord du Burkina ne résulte pas uniquement d'un déficit de développement, d'une incompréhension entre un Etat central et un territoire lointain ou de l'influence négative d'un voisin en guerre. "Elle est surtout le résultat d'une crise profonde qui agite les groupes humains qui habitent les terroirs du Nord. C'est sur ces fractures très locales entre maîtres et sujets, dominants et dominés, anciens et modernes que Malam Dicko a bâti sa popularité". Pour Crisis Group, la résolution définitive de la crise dépendra en partie de la stabilisation du Mali ainsi que de la mise en place par le gouvernement et ses partenaires de plans efficaces de développement. Mais elle viendra aussi et surtout de la création de nouveaux équilibres sociaux et d'un règlement par les populations locales de leurs divisions actuelles. Fin
Zuma réaffirme son engagement en faveur de l'établissement d'une ZLEC en Afrique LE CAP, 9 octobre (Xinhua) -- Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé lundi l'engagement de l'Afrique du Sud en faveur de la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLEC), comme le prévoit l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud prend très au sérieux les négociations de la ZLEC, car l'intervention a le potentiel de contribuer positivement à la croissance économique et au développement en Afrique, a déclaré M. Zuma, tout en répondant aux questions des parlementaires à l'Assemblée nationale. "Notre engagement à l'égard de la ZLEC est attesté par le fait que l'Afrique du Sud a accueilli la réunion de l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA qui a lancé les négociations de la ZLEC", a déclaré M. Zuma. L'UA a décidé en 2012 de créer la ZLEC d'ici octobre 2017 et la décision a été réaffirmée à Addis-Abeba (Éthiopie) en novembre 2016. L'objectif est de renforcer le commerce intra-régional et de faire en sorte que les pays africains font du commerce les uns avec les autres à de meilleurs conditions que celles des pays tiers. La ZLEC est également l'une des priorités de l'Agenda 2063 établi par l'UA. Apparemment se référant à des préoccupations sur peu de progrès réalisés dans la mise en place de la ZLEC, M. Zuma a indiqué que l'Assemblée des chefs d'Etats de l'UA reçoit régulièrement des informations sur les progrès. Chaque partie à la négociation procède à une évaluation souveraine des avantages de l'entrée dans les négociations de la ZLEC et fait en sorte que les avantages l'emportent sur les considérations négatives qui en découlent, a déclaré M. Zuma. En Afrique du Sud, les négociations de la ZLEC reçoivent la plus grande attention politique, a déclaré M. Zuma. Il a souligné que son pays fournirait les conseils nécessaires pour progresser rapidement vers la conclusion de la ZLEC. "Pour démontrer notre engagement à finaliser rapidement les négociations de la ZLEC, l'Afrique du Sud a récemment accueilli des réunions des groupes de travail techniques de la ZLEC et d'un forum de négociations du 20 août au 2 septembre 2017 à Durban", a déclaré le président sud-africain. En outre, l'Afrique du Sud a fait des propositions spécifiques pour la conclusion des négociations de la ZLEC, a-t-il ajouté. L'Afrique du Sud a avancé l'approche d'intégration au développement de la ZLEC qui combine l'intégration du marché, le développement industriel et d'infrastructure, selon M. Zuma. Cette approche garantit que l'Afrique s'attaque aux contraintes fondamentales au commerce intra-africain et à l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale, y compris les contraintes liées à la production et à l'offre, a expliqué M. Zuma. L'Afrique du Sud soutient les accords de libre-échange qui reconnaissent expressément les différences de niveau de développement et créent par conséquent des obligations différenciées, a-t-il noté. "L'Afrique du Sud est donc résolue à faire en sorte que la ZLEC profite à tous les Etats membres de l'UA", a déclaré M. Zuma. L'Afrique du Sud défend également le maintien de l'espace de politique dans tout accord de libre-échange pour la promotion des objectifs nationaux de développement tels que l'industrialisation, l'accès à une santé publique abordable et l'introduction d'autres mesures de développement dans toutes les négociations de libre-échange auxquelles participe l'Afrique du Sud, y compris la ZLEC, a déclaré M. Zuma. Fin
L'UA appelle à des élections pacifiques au Liberia ADDIS ABEBA, 9 octobre (Xinhua) -- Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a exhorté tous les acteurs politiques du Liberia à assurer un processus électoral démocratique, crédible et pacifique à la veille des élections du pays prévues le 10 octobre. Selon un communiqué du bloc panafricain publié lundi, le président de la Commission de l'UA a appelé tous les Libériens, en particulier les dirigeants des partis politiques et leurs partisans, à aborder les prochaines élections présidentielles et de la Chambre des représentants avec le même esprit de tolérance. Il a exhorté la Commission électorale nationale à assurer l'impartialité, la transparence et la justice, afin d'assurer la légitimité et l'approbation des résultats électoraux. En faisant cet appel, M. Mahamat est conscient de l'importance historique de ces élections. Elles sont en effet les troisièmes depuis la fin des deux guerres civiles (1989-1997 et 1999-2003) au Liberia et marqueront le premier transfert de pouvoir démocratique dans le pays. Ces élections se dérouleront dans le contexte de la sortie du pays des conséquences dévastatrices de l'épidémie de la maladie à virus Ebola de 2014-2015, a indiqué le communiqué. Le président de la Commission de l'UA a réitéré l'engagement et le soutien de l'UA à la transition historique au Liberia visant à ancrer une culture de démocratie et de paix, condition préalable au développement socio-économique durable. Il a déclaré que l'UA continuerait à travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Il a également souligné le rôle clé joué par la CEDEAO et l'ONU, notamment par la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL) dans la stabilisation du pays. Le bloc panafricain a dépêché une équipe d'observateurs électoraux dirigée par l'ancien vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, et l'équipe comprend 14 observateurs à long terme et 50 observateurs à court terme. Fin
PARIS, 5 octobre (Xinhua) -- La Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique en 2009, peut jouer un rôle majeur dans son industrialisation, par les investissements et le partage de son savoir-faire, a affirmé Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l'OCDE, lors d'une récente interview accordée à Xinhua. "Beaucoup de pays ont eu ces dernières années des taux de croissance bien plus importants que dans les pays de l'OCDE. 83 pays ont eu plus que le double du taux de croissance des pays de l'OCDE en 2000 et 2010. Et cela s'explique aussi par le rôle de la Chine", a rappelé M. Pezzini. Par exemple, en termes de partenariat commercial, la Chine devient en 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique, et elle est également le principal partenaire d'autres pays, comme le Chili, le Brésil ou le Pérou, a-t-il expliqué. La Chine a fait aussi beaucoup d'investissements en Afrique, elle peut donc "sans aucun doute partager l'expérience qu'elle a mûrie en termes de construction de zones industrielles, ce que la Chine est déjà en train de faire", a indiqué l'économiste. Selon lui, la Chine devient de plus en plus un partenaire en matière de coopération Sud-Sud, et peut dans ce cadre également jouer un rôle important en Afrique. "Il y a par exemple un organisme en Chine, basé à Hong Kong, dont un des trois objectifs est de construire des projets dans lesquels il transfert le savoir-faire (chinois) dans la création de zones industrielles ailleurs qu'en Chine, et en utilisant l'expérience de la Chine", a souligné M. Pezzini. Fin

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