Derniere Minute
Désormais www.amanien.info sur tablette, smartphone, traduit en plusieurs langues et affiche les pharmacies de garde. Contact: 40 01 35 92 |
Visite(s)

Discours du Président Ouattara à l'ouverture de la 3ème conférence des Ambassadeurs

Posté le 24-04-2015 | 558 Vue(s)

- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
- Madame et messieurs les Présidents d’Institutions ;
- Messieurs les Ministres d’Etat ;
- Mesdames et Messieurs les Ministres ;
- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs.
- Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires de Côte d’Ivoire;
- Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup de plaisir que je préside cette cérémonie d’ouverture de la 3ème Conférence des Ambassadeurs de Côte d’Ivoire, qui se tient treize ans après la dernière, organisée en août 2002.

En renouant avec cette tradition, je souhaite que la Conférence des Ambassadeurs devienne un rendez-vous régulier et un moment d’échange avec vous, les Ambassadeurs, et avec tous nos concitoyens.

Je me réjouis de la pertinence du thème de cette conférence à savoir : « la Contribution de la réforme de l’Outil Diplomatique à la réalisation de l’Emergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020 ». Ce thème s’inscrit parfaitement dans la nécessaire contribution que chaque secteur doit apporter à la réalisation de notre ambition de développement.

Je voudrais rendre hommage au Premier Ministre Daniel Kablan Duncan, pour l’intense activité qu’il a déployée en tant que Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, afin de regagner la confiance de nos partenaires. Je le félicite pour les réformes qu’il a initiées ainsi que sa contribution à la mise en œuvre de ma vision de la diplomatie économique.

Je voudrais également féliciter le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby, pour la portée des réformes engagées ainsi que pour sa détermination à moderniser notre outil diplomatique, pour le rendre plus efficace et plus rayonnant aujourd’hui.


Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

La Conférence des Ambassadeurs constitue un moment privilégié, pour échanger sur le rôle que doit jouer la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.
Elle nous donne également l'occasion de définir nos priorités et nos objectifs stratégiques en matière de politique étrangère. Ceux-ci doivent être en adéquation avec les moyens dont nous disposons, compte tenu des nombreuses attentes de nos concitoyens.
Ainsi, à l’issue de ces échanges, vous regagnerez vos circonscriptions diplomatiques, bien informés des priorités du gouvernement et de ses positions sur les grandes questions du moment.

Depuis mon accession à la magistrature suprême, notre diplomatie a beaucoup évolué. A cet effet, j'ai effectué de nombreux déplacements à l’extérieur, pour repositionner notre pays et lui redonner la place qu'il mérite dans le concert des nations. Cette démarche a porté ses fruits, car la Côte d'Ivoire est à nouveau entendue, écoutée et respectée dans les fora internationaux.

Mesdames et Messieurs,

Cette 3ème Conférence des Ambassadeurs se tient dans un contexte international particulier, marqué par l’insécurité et la barbarie dues au terrorisme, et par la fragilité de l’économie mondiale.
Cette perception marque profondément notre action diplomatique à tous les niveaux et sur tous les théâtres.
En Afrique, le dynamisme de la croissance économique, dont le taux moyen annuel est d'environ 5% depuis plus d’une décennie, présage enfin du décollage et du développement de notre continent. Celui-ci est en effet devenu attractif aux investissements, donc plus dynamique au plan diplomatique. D’ailleurs, l’on constate que la plupart des grands pays ont institué un sommet avec l’Afrique.

Malheureusement, la multiplication des attentats terroristes et la prolifération des mouvements djihadistes, viennent nous rappeler combien ces progrès sont fragiles et réversibles.
A cet égard, je voudrais profiter de cette tribune pour condamner, avec la plus grande fermeté, l’odieux massacre des 148 étudiants de l’Université de GARISSA, au Kenya, par des terroristes du groupe Al-Shebab. Je renouvèle ma compassion et celle de la Nation Ivoirienne aux familles des victimes.
Les attaques sanglantes de Boko Haram menacent désormais l’Afrique Centrale et l'Afrique de l’Ouest ; elles pourraient à terme ralentir et fragiliser notre espace communautaire. La présence du groupe terroriste Etat Islamique en Libye, et ses liens avérés avec les groupuscules terroristes africains, dessinent les contours d’une menace durable sur le continent.

Face à cette situation sécuritaire grave, seule la solidarité entre nos Etats nous permettra de venir à bout de ce fléau. Cependant, l’Afrique doit être soutenue dans ce combat essentiel contre le terrorisme. Elle doit bénéficier de l'appui de ses alliés, notamment l’Europe, les Etats-Unis et le Conseil de sécurité des Nations Unies.

La communauté internationale doit résolument s’attaquer aux circuits financiers terroristes. J’invite le G20 à les démanteler, comme il s’y est engagé. J’ai évoqué cette question récemment avec le Président turc, RECEP TAYYIP ERDOGAN, dont le pays assure la Présidence du G20. Elle sera à l’ordre du jour du prochain Sommet du G20 prévu en novembre 2015.

Au plan national, notre pays poursuit sa mise aux normes internationales en matière de lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a approuvé le 18 février 2015, un projet de loi réprimant toutes les actions liées au terrorisme, ainsi que l’apologie du terrorisme. Il s’agit de rassurer nos compatriotes sur la capacité de notre pays à anticiper la menace terroriste et à la traiter dans le strict respect des droits de l’homme.

Notre pays doit porter l’idéal d’intégration africaine et prôner partout, les vertus de la démocratie et de la paix. J’accorde donc une importance particulière au rôle que notre pays doit jouer au niveau de l’Union Africaine. Je vous encourage à faire avancer les causes qui nous tiennent à cœur, telle que l’apatridie, la paix et la sécurité.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Dans mon discours d’acceptation de la Présidence de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO en 2012, j’avais réaffirmé ma foi en l’intégration régionale. Grâce à la volonté politique et à la détermination de chacun de mes pairs, nous avons pu, en deux années, parachever la construction du marché commun et renforcer la crédibilité de notre organisation régionale.

Nous ne devons pas nous arrêter en si bon chemin ; il nous faut désormais relever les autres défis que sont, les infrastructures routières, sanitaires, scolaires, universitaires et les logements sociaux ; mais aussi l'emploi des jeunes.

Face aux nouvelles menaces transrégionales, la CEDEAO et la CEEAC doivent approfondir et élargir leur coopération, au-delà des questions sécuritaires ponctuelles.
Il s’agit là d’un chantier énorme que j’assigne à notre diplomatie, qui devra en faire sa nouvelle ambition. Je voudrais ici rendre un hommage particulier aux pays frères du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Nigeria, pour leur mobilisation contre Boko haram.

Dans le même élan de solidarité, nous devons aller plus loin et envisager la création d’un vaste ensemble de prospérité partagée, fondée sur le potentiel économique et humain extraordinaire de nos communautés régionales.

La solidarité régionale et la solidité des liens qui unissent nos pays ont été mis à contribution dans le cadre du soutien aux pays frères du Libéria, de la Guinée et de la Sierra Leone, durement frappés par l’épidémie de fièvre à virus Ebola. Il s’agit d’une terrible catastrophe humanitaire pour notre région. Même si la Côte d’Ivoire n’a pas été affectée, en raison des mesures préventives appropriées que nous avons prises, nous avons un devoir de solidarité vis à vis des pays et des peuples touchés.

Le monde doit également tirer les leçons de cette épidémie qui n'a épargné aucun continent. Il devra adopter des mécanismes qui permettront aux populations du Sud de bénéficier en urgence et à titre humanitaire, des meilleurs traitements disponibles.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Notre action diplomatique aux Nations Unies a été efficace et payante. En effet, le Conseil de sécurité a levé intégralement par, sa résolution 2153 (2014), l’embargo sur les diamants bruts ; il a aussi assoupli considérablement les dispositions relatives aux armes létales.

Ces évolutions reflètent la qualité de nos relations avec le Conseil de sécurité des Nations Unies et traduisent surtout l’acceptation, par nos partenaires, de la normalisation définitive de la situation de notre pays.
La Côte d’Ivoire n’a pas vocation à demeurer sous embargo plus longtemps. Nous demanderons donc la levée de l’embargo au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre prochain ; ceci en raison de l’excellente exécution du programme de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) et celui de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), dont les taux de réalisation, 78% pour le DDR et 90% pour ce qui concerne les réformes urgentes de la RSS, sont les plus élevés du continent.

Le Conseil de sécurité devra également poursuivre la réduction des effectifs de l’ONUCI, afin que le retrait total de ses contingents soit effectif au début de l’année 2017. Notre Mission auprès des Nations Unies devra veiller à la réalisation de ces deux objectifs majeurs.

En septembre 2014, aux Nations Unies, j’avais appelé à la conclusion d’un Accord sur le climat, à l'occasion de la Conférence de Paris prévue en décembre prochain. Cet Accord est indispensable. En effet, les changements climatiques liés au réchauffement planétaire font peser sur notre monde une menace sans précédent, qui ne doit laisser aucun pays insensible.
L’industrialisation que je veux pour notre pays dans les prochaines années, doit être non polluante, grâce aux normes que nous ferons respecter à nos partenaires.
De plus, nous devons, au plan énergétique, rééquilibrer le Mixe énergétique en faveur des énergies renouvelables.
L’Afrique subira gravement les effets du réchauffement climatique, si des ressources du Fonds Climat vert ne lui sont pas garantis en priorité.
Je vous invite donc à vous approprier cette question et à préparer notre diplomatie aux difficiles négociations qui vont s’engager avant et pendant la Conférence de Paris.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

J’ai entrepris de redynamiser nos relations avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Le XVème Sommet de cette organisation, tenu à Dakar au Sénégal, a été marqué par l’élection de Madame Michaelle Jean à la tête de l’OIF, et par le formidable hommage rendu au Président Abdou Diouf pour son œuvre considérable au service des valeurs que nous avons en partage.
Afin de renforcer le rayonnement et la visibilité de notre pays, j’ai décidé de l’ouverture d’une mission permanente auprès de l’OIF.

Notre pays et la Francophonie sont liés par les valeurs de démocratie, des droits de l’homme et de solidarité. Ces valeurs nous permettent d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans le domaine des industries culturelles, véritable levier de richesse et de croissance économique. Notre engagement dans la Francophonie doit également profiter à notre jeunesse et à notre système éducatif.

De plus, la Côte d’Ivoire doit faire entendre sa voix dans la mise en œuvre de la Stratégie économique pour la Francophonie. Nous devons nous approprier cette grande ambition, qui définira la place de l’organisation dans nos projets de développement durable et de croissance économique inclusive.

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Notre diplomatie a su se mettre au service de notre vision économique en renforçant notre politique d’ouverture et de diversification de nos partenaires.
La nouvelle diplomatie économique doit permettre à notre pays de devenir l’une des premières puissances commerciales hors pétrole du continent et une terre attractive pour les Investissement Directs Etrangers (IDE). Elle devra pour cela accompagner, de manière efficace et structurée, le développement de nos relations commerciales avec les pays émergents, et prendre une part active dans l’essor de deux secteurs clés : le tourisme et l’industrie.

Je voudrais insister sur le secteur du tourisme, qui constitue un facteur important de croissance économique et d’emplois. La certification de la Transportation Security Administration (TSA), reconnue à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny par les Etats-Unis, nous offre l’opportunité d’ouvrir davantage notre pays au reste du monde.

Je voudrais souligner le développement impressionnant du tourisme au cours des deux (2) dernières années constatée par l’augmentation de sa contribution à la richesse nationale, qui est passée de 2% (2013) à 4,8% en 2014 ; les recettes issues de ce secteur, de l’ordre de 300 milliards FCFA en 2014, coïncide avec la réorganisation de nos représentations diplomatiques.
Je vous encourage donc à mieux défendre les atouts de la destination Ivoire dans vos pays d’accréditation, afin d’attirer davantage de touristes étrangers, dont le nombre d’environ 500 000 est largement insuffisant.

La diplomatie économique étant prioritaire pour notre pays, notre organisation doit en tenir compte. A cet égard, je me réjouis que l’organigramme du Ministère des Affaires Etrangères ait intégré l’approche thématique, pour faire de la dimension économique un élément essentiel de notre diplomatie.
Dans ce domaine, il nous faut aller plus loin, en empruntant au secteur privé son expertise et son organisation ; nous devons aussi nous inspirer des meilleurs pratiques des pays dont la diplomatie économique est la plus aboutie.

Nous devons accorder une place de choix à nos compatriotes de la diaspora, que je rencontre chaque fois que le programme de mes visites à l’extérieur le permet.
Je voudrais féliciter le Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, pour le travail important qu’il accompli, afin de faire participer davantage la diaspora à la vie de la nation.
Partout où je suis passé, j’ai réalisé à quel point nos compatriotes de la diaspora représentent un potentiel humain, dont nous pouvons tirer profit pour le développement de notre pays. Nous devons davantage les faire participer aux grands projets de développement et les encourager à mobiliser leur épargne à cette fin.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

D’importantes réformes ont été menées par le Gouvernement dans le but de moderniser notre outil diplomatique et renforcer les capacités du personnel. Ces réformes commencent à porter leurs fruits. Je voudrais m’en féliciter.
L’extension de la Carte Diplomatique de la Côte d’Ivoire, par l’ouverture de nouvelles Ambassades et par les Accréditations multiples, ont permis d’accroitre le taux de représentation de notre pays dans le monde ; celui-ci est passé de 47% à plus de 92%. Nous devons être présents partout où nos intérêts le commandent.

Ainsi, une nouvelle diplomatie ivoirienne est en marche. Je la veux plus proactive, plus dynamique, rajeunie et soucieuse du genre. Une diplomatie plus en phase avec les réalités et les exigences d’un monde moderne.

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, je vous encourage à promouvoir de manière significative les femmes en les intéressant davantage aux différents métiers de la diplomatie.

Je veux également une diplomatie tournée vers la promotion de nos compatriotes dans les organisations internationales.
A propos de vos prises de positions dans les enceintes multilatérales, je souhaite qu’il soit mis fin aux déclarations unilatérales, qui ont quelques fois causé des désagréments à notre diplomatie.

Je vous demande, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs de revenir à l’orthodoxie qui consiste à recourir à « la Centrale » comme vous l’appelez, pour vous tenir constamment au fait de la position officielle de notre pays sur toutes les questions importantes.

Pour mettre en œuvre une diplomatie plus efficace, il faut des moyens financiers, techniques et humains importants.
Sans les ressources appropriées, nos Missions diplomatiques ne peuvent fonctionner efficacement et préserver l’image et la crédibilité de notre pays. Je sais combien la situation de certaines ambassades a été parfois préoccupante. Cela doit changer au plus vite.
Je demande au Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Étrangères, de tenir en marge de cette Conférence, une réunion avec le Ministre chargé de l’économie et des finances, le Ministre chargé du Budget et l'ensemble de nos Chefs de Missions diplomatiques pour prendre les mesures suivantes :
- Dorénavant, les loyers, les frais d’assurance, la scolarité des enfants des personnels diplomatiques doivent être traités dans les mêmes conditions de régularité que les salaires.

- En second lieu, un plan d'apurement des arriérés de toutes nos ambassades doit être établi, pour éliminer tous les arriérés d’ici la fin du mois de juin au plus tard. Après la mise en œuvre de ces décisions, les dépenses de fonctionnement des représentations diplomatiques ne doivent plus souffrir de retard de paiement.

- Enfin, nous devons développer un plan de réhabilitation et de construction des chancelleries et des résidences ; ce plan sera adopté par le Conseil des Ministres en vue de rechercher les financements adéquats.
Je veillerai personnellement au suivi de toutes ces questions.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Je sais combien l’application de la loi portant Statut du Corps diplomatique et son décret d’application vous tiennent à cœur. Pour mieux l’adapter aux exigences de notre diplomatie, je mettrai en place très rapidement un comité qui procédera à sa relecture et me fera des propositions.
J’ai fait ce long tour d’horizon de notre perception du monde et des priorités de notre diplomatie afin que nous puissions apprécier ensemble, la complexité et les contraintes du milieu dans lequel nous déployons notre action extérieure. Vous représentez un grand pays africain, qui a pour vocation de servir la cause de la paix et promouvoir les vertus du dialogue. C’est une lourde responsabilité, mais l’Etat sera à vos côtés pour faciliter votre mission.
Je voudrais vous renouveler mes vives félicitations pour le travail important que vous accomplissez. Je vous exhorte à poursuivre sur cette voie afin que notre pays continue de compter sur la scène internationale.
Je voudrais, pour terminer, vous redire tout l’espoir que je fonde sur les résultats de vos travaux qui, j’en suis convaincu, nous permettront de renforcer et d’améliorer notre position dans le monde.
Vive la diplomatie ivoirienne !
Vive la Côte d'Ivoire !
Je vous remercie.

[...]

actualites

Y. J Choi (Patron de l’ONUCI) à propos du contentieux - «On peut contester, mais avec les preuves»
Guerres civiles en Afrique / Gbagbo à une soutenance de thèse : \"Cela résulte de la fragilité de nos Etats\"
Youssouf Bakayoko (président de la Cei) chez Soro et Ouattara, hier
Hier au campus de Cocody - Gbagbo était là, le feu aussi
Mines et énergies : Augustin Komoé s`informe sur son ministère
Encadrement technique des Eléphants - Eléphants : Guus Hiddink, c’est fait à 95%
Primature : Après sa distinction par The Financial Times - Charles Koffi Diby remet son prix à Soro
Ghana : Sans Essien, avec Muntari
Apple confronté au problème du travail des enfants
France - Médecins généralistes : en grève le 11 mars
80 personnes trouvent la mort dans un éboulement en Ouganda
La Prophétesse des nations Blandine Esther Akproh. Du Ministère Evangélique la Parole en Action (M.E.P.A)
Promotion de l\'eau potable dans la région des Lacs: Une unité voit le jour
Les conséquences du délestage électrique
Yamoussoukro - Les Imams confient le nouveau gouvernement et la nouvelle Cei à Allah
Mabri Toikeusse, face à la presse hier: \"Je me retire\"
Processus électoral/ Jean Jacques Béchio: \"Le gouvernement et la Cei sont pris en otage\"
Football : Côte d’Ivoire-Corée du Sud (Aujourd’hui 14h30) - Eléphants, le match de la réconciliation
Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance
Humanitaire - Gbazé Thérèse : “Mille fois merci à N’Dri Romaric”

PENSEE DU JOUR

« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

METEO

RECEVOIR NOS ARTICLES

Enregistrer votre Nom et votre Email et recevez nos bulletins d'informations hebdomadaire

THEME AUDIO DE LA SEMAINE

Les leaders

INVITE DU JOUR

Le Pr?sident Ouattara et la CAN 2015

ON DIT KOI?

Togo : la Chine réhabilite le stade de Kegué pour le porter au standard IAAF LOME, 13 décembre (Xinhua) -- L'ambassadeur de Chine au Togo, Liu Yuxi, a lancé mardi les travaux de réhabilitation du stade de Kégué de 30.000 places assises construit, il y a dix-sept ans, dans le cadre de la coopération sino-togolaise, a constaté sur place l'agence Xinhua à Lomé. L'entreprise China Geo-Engeneering est chargée de l'exécution des travaux valorisés à près de 100 millions de yuans et qui vont durer environ 20 mois pour ériger le stade de Kégué au standard de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF). A l'achèvement des travaux, le stade de Kégué, un projet couvrant un peu plus de 36.000 mètres carrés dans la banlieue nord de Lomé sera aux normes de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF). Les travaux de réhabilitation incluent la réparation entière, la maintenance de la structure, la décoration intérieure des bâtiments, la rénovation du système électro-mécanique et des installations sportives, la réhabilitation des routes extérieures et l'amélioration appropriée des fonctions de la conception d'origine de ce stade. La rénovation "favorisera le développement du sport, enrichissant la vie culturelle des populations togolaises et renforçant des échanges culturels et sportifs entre les pays", a expliqué M. Liu. Il s'est dit "convaincu qu'un stade rénové, nouveau fruit de l'amitié sincère entre nos deux pays frères, témoignera encore plus de dynamisme et de performance sportifs et culturels de la jeunesse togolaise". "Nous sommes convaincus que, main dans la main, les relations de coopération sino-togolaises seront toujours plus fructueuses et le Togo connaîtra plus de succès dans sa voie de l'émergence", a conclu le diplomate chinois. Guy Madjé Lorenzo, ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation civique, s'est félicité du lancement des travaux de réhabilitation. Cette réhabilitation est "presqu'un témoignage de la vitalité" des relations de coopération entre la Chine et le Togo, a-t-il souligné. "Le stade de Kégué rénové sera l'un des stades les plus modernes de l'Afrique de l'Ouest", a dit M. Lorenzo, estimant que les instances sportives du Togo pourront penser y accueillir des rencontres olympiques.
Des médecins chinois attendus au Sénégal pour soigner gratuitement des personnes atteintes de cataracte SOMONE (Sénégal), 11 décembre (Xinhua) -- Des médecins chinois sont attendus en 2018 au Sénégal pour soigner gratuitement des personnes atteintes de cataracte, a annoncé lundi l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun. L'ambassadeur de Chine a fait la révélation à l'ouverture à la Somone, 77 km au sud de Dakar, d'un séminaire des médias sur la construction d'une communauté de destin Chine-Afrique. Selon Zhang Xun, pour la dixième année consécutive, la Chine a offert des médicaments antipaludéens au Sénégal où une nouvelle mission médicale est arrivée. "La Chine soutient activement les efforts du gouvernement sénégalais visant à mettre en l'œuvre le Plan Sénégal émergent (PSE)", a-t-il souligné. Il a rappelé que la Chine a lancé en mars dernier les travaux des forages multi-villages, projet financé par un prêt préférentiel qui va permettre à plus de deux millions de Sénégalais dans l'intérieur du pays d'accéder à l'eau potable. L'ambassadeur a rappelé le don de 2000 décortiqueuses et moulins que la Chine a fait au gouvernement sénégalais pour alléger considérablement les charges de travaux dans le monde rural. "Les travaux du pont de Foundiougne (centtre-sud) ont démarré. Les projets de l'aménagement de l'esplanade du Musée des Civilisations noires et l'élargissement de l'hôpital des enfants de Diamniadio ont été approuvés et sont prévus pour la première moitié de 2018", a ajouté l'ambassadeur de Chine. Zhang Xun a poursuivi en indiquant que les études faisabilité pour la réhabilitation du barrage d'Affiniam (sud du Sénégal) et de plusieurs stades sont en cours. "Au niveau de mon ambassade, nous avons réalisés la rénovation de plusieurs écoles et postes de santé. Ensemble avec des entreprises chinoises au Sénégal, nous allons construire des parcs sportifs comme celui de Dakar", dans cinq autres régions du Sénégal, a promis Zhang Xun.
Le géant chinois du transport électrique BYD s'installe au Maroc (PAPIER GENERAL) RABAT, 9 décembre (Xinhua) -- Le Maroc a signé samedi un protocole d'accord avec le constructeur automobile chinois BYD sur l'implantation d'une usine de voitures électriques près de Tanger, dans le nord du pays, la première du genre dans le pays. Le protocole d'accord, signé au palais royal de Casablanca (ouest) en présence du roi Mohammed VI et du PDG de BYD, Wang Chuanfu, prévoit également la construction à terme de trois autres usines, l'une de batteries électriques, l'autre de bus et de camions électriques et la dernière destinée à la fabrication des trains électriques. Le projet sera implanté près de Tanger, dans la future "Cité Mohammed VI Tanger Tech", une "ville industrielle" portée par le groupe chinois Haite et dont la création a été annoncée en mars dernier. Ce projet pilote occupera une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs. Il prévoit à terme l'installation d'une usine de batteries, d'une usine de véhicules de tourisme électriques, d'une usine d'autobus et de camions électriques et d'une usine de wagons de trains monorail électrique. A cette occasion, le président du groupe "BYD Auto Industry", M. Wang Chuanfu, a salué les excellentes relations sino-marocaines, mettant en exergue l'ensemble des solutions de transport électrique développées par son groupe. "BYD est heureux de coopérer avec le Maroc sur ce projet, et de partager son expérience développée dans plusieurs pays au cours de ces dernières années dans le développement des écosystèmes de mobilité électrique", a affirmé M. Wang Chuanfu, formant le vœu de voir la coopération entre le royaume du Maroc et BYD constituer "un bon exemple pour d'autres pays dans le monde dans le déploiement de solutions énergétiques innovantes". De son coté, le ministre marocain de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, a indiqué que ce projet "contribuera à l'édification de la Vision du Maroc pour le développement des relations sino-africaines : celle d'un Maroc, prolongeant la Route de la Soie, vers l'ensemble du continent africain". M. Elalamy a fait observer que ce projet a été rendu possible, grâce à plusieurs facteurs, notamment la visite royale en Chine, en mai 2016, au cours de laquelle plusieurs accords de coopération ont été signés, permettant aujourd'hui à des investisseurs chinois, d'envisager sereinement leur implantation au Maroc. Après les groupes français Renault et Peugeot, BYD est le troisième constructeur automobile à poser pied dans ce pays du Maghreb. Aucune information n'a été communiquée sur le montant des investissements de BYD au Maroc, ni sur la date de mise en service des sites de production. Le Maroc mène depuis quelques années une ambitieuse stratégie d'industrialisation, notamment à Tanger, ville d'un million d'habitants qui abrite aujourd'hui plusieurs parcs industriels. Le secteur automobile y est particulièrement développé, surtout depuis l'implantation sur une zone franche d'une usine Renault, la plus grande d'Afrique.
Lancement d'une initiative pour renforcer la coopération sur l'économie numérique de "la Ceinture et la Route" HANGZHOU, 4 décembre (Xinhua) -- La Chine et six autres pays le long de "la Ceinture et la Route" ont lancé dimanche une initiative pour renforcer la coopération sur l'économie numérique durant la 4e Conférence mondiale de l'Internet organisée à Hangzhou, dans la province chinoise du Zhejiang (est). L'initiative inclut le renforcement de la collaboration pour améliorer l'accès et la qualité de l'Internet à haut débit, la transformation numérique et la coopération sur l'e-commerce, ainsi que pour permettre un soutien accru aux start-ups et à l'innovation. Elle vise également à promouvoir des politiques transparentes pour l'économie numérique et établir un mécanisme de communication multicouches dans le but de créer un cyberespace plus ouvert, ordonné et sûr. L'économie numérique est devenue un moteur important de la croissance économique mondiale, en améliorant la productivité, en favorisant de nouveaux marchés et industries, et en promouvant la croissance durable, selon l'initiative. "L'initiative permettra de nous guider afin de faire avancer la coopération sur les technologies de pointe, d'optimiser l'environnement de l'innovation et rassembler les ressources innovantes", a déclaré Lin Nianxiu, chef adjoint de la Commission nationale du développement et de la réforme. La 4e Conférence mondiale de l'Internet, qui a été inaugurée dimanche, a pour thème "Développer l'économie numérique pour l'ouverture et des bénéfices partagés -- construire une communauté de destin dans le cyberespace".

KIOSQUE A JOURNAUX

Amanien.info © 2017 Tous droits réservés