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Discours du Président Ouattara à l'ouverture de la 3ème conférence des Ambassadeurs

Posté le 24-04-2015 | 667 Vue(s)

- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
- Madame et messieurs les Présidents d’Institutions ;
- Messieurs les Ministres d’Etat ;
- Mesdames et Messieurs les Ministres ;
- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs.
- Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires de Côte d’Ivoire;
- Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup de plaisir que je préside cette cérémonie d’ouverture de la 3ème Conférence des Ambassadeurs de Côte d’Ivoire, qui se tient treize ans après la dernière, organisée en août 2002.

En renouant avec cette tradition, je souhaite que la Conférence des Ambassadeurs devienne un rendez-vous régulier et un moment d’échange avec vous, les Ambassadeurs, et avec tous nos concitoyens.

Je me réjouis de la pertinence du thème de cette conférence à savoir : « la Contribution de la réforme de l’Outil Diplomatique à la réalisation de l’Emergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020 ». Ce thème s’inscrit parfaitement dans la nécessaire contribution que chaque secteur doit apporter à la réalisation de notre ambition de développement.

Je voudrais rendre hommage au Premier Ministre Daniel Kablan Duncan, pour l’intense activité qu’il a déployée en tant que Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, afin de regagner la confiance de nos partenaires. Je le félicite pour les réformes qu’il a initiées ainsi que sa contribution à la mise en œuvre de ma vision de la diplomatie économique.

Je voudrais également féliciter le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby, pour la portée des réformes engagées ainsi que pour sa détermination à moderniser notre outil diplomatique, pour le rendre plus efficace et plus rayonnant aujourd’hui.


Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

La Conférence des Ambassadeurs constitue un moment privilégié, pour échanger sur le rôle que doit jouer la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.
Elle nous donne également l'occasion de définir nos priorités et nos objectifs stratégiques en matière de politique étrangère. Ceux-ci doivent être en adéquation avec les moyens dont nous disposons, compte tenu des nombreuses attentes de nos concitoyens.
Ainsi, à l’issue de ces échanges, vous regagnerez vos circonscriptions diplomatiques, bien informés des priorités du gouvernement et de ses positions sur les grandes questions du moment.

Depuis mon accession à la magistrature suprême, notre diplomatie a beaucoup évolué. A cet effet, j'ai effectué de nombreux déplacements à l’extérieur, pour repositionner notre pays et lui redonner la place qu'il mérite dans le concert des nations. Cette démarche a porté ses fruits, car la Côte d'Ivoire est à nouveau entendue, écoutée et respectée dans les fora internationaux.

Mesdames et Messieurs,

Cette 3ème Conférence des Ambassadeurs se tient dans un contexte international particulier, marqué par l’insécurité et la barbarie dues au terrorisme, et par la fragilité de l’économie mondiale.
Cette perception marque profondément notre action diplomatique à tous les niveaux et sur tous les théâtres.
En Afrique, le dynamisme de la croissance économique, dont le taux moyen annuel est d'environ 5% depuis plus d’une décennie, présage enfin du décollage et du développement de notre continent. Celui-ci est en effet devenu attractif aux investissements, donc plus dynamique au plan diplomatique. D’ailleurs, l’on constate que la plupart des grands pays ont institué un sommet avec l’Afrique.

Malheureusement, la multiplication des attentats terroristes et la prolifération des mouvements djihadistes, viennent nous rappeler combien ces progrès sont fragiles et réversibles.
A cet égard, je voudrais profiter de cette tribune pour condamner, avec la plus grande fermeté, l’odieux massacre des 148 étudiants de l’Université de GARISSA, au Kenya, par des terroristes du groupe Al-Shebab. Je renouvèle ma compassion et celle de la Nation Ivoirienne aux familles des victimes.
Les attaques sanglantes de Boko Haram menacent désormais l’Afrique Centrale et l'Afrique de l’Ouest ; elles pourraient à terme ralentir et fragiliser notre espace communautaire. La présence du groupe terroriste Etat Islamique en Libye, et ses liens avérés avec les groupuscules terroristes africains, dessinent les contours d’une menace durable sur le continent.

Face à cette situation sécuritaire grave, seule la solidarité entre nos Etats nous permettra de venir à bout de ce fléau. Cependant, l’Afrique doit être soutenue dans ce combat essentiel contre le terrorisme. Elle doit bénéficier de l'appui de ses alliés, notamment l’Europe, les Etats-Unis et le Conseil de sécurité des Nations Unies.

La communauté internationale doit résolument s’attaquer aux circuits financiers terroristes. J’invite le G20 à les démanteler, comme il s’y est engagé. J’ai évoqué cette question récemment avec le Président turc, RECEP TAYYIP ERDOGAN, dont le pays assure la Présidence du G20. Elle sera à l’ordre du jour du prochain Sommet du G20 prévu en novembre 2015.

Au plan national, notre pays poursuit sa mise aux normes internationales en matière de lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a approuvé le 18 février 2015, un projet de loi réprimant toutes les actions liées au terrorisme, ainsi que l’apologie du terrorisme. Il s’agit de rassurer nos compatriotes sur la capacité de notre pays à anticiper la menace terroriste et à la traiter dans le strict respect des droits de l’homme.

Notre pays doit porter l’idéal d’intégration africaine et prôner partout, les vertus de la démocratie et de la paix. J’accorde donc une importance particulière au rôle que notre pays doit jouer au niveau de l’Union Africaine. Je vous encourage à faire avancer les causes qui nous tiennent à cœur, telle que l’apatridie, la paix et la sécurité.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Dans mon discours d’acceptation de la Présidence de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO en 2012, j’avais réaffirmé ma foi en l’intégration régionale. Grâce à la volonté politique et à la détermination de chacun de mes pairs, nous avons pu, en deux années, parachever la construction du marché commun et renforcer la crédibilité de notre organisation régionale.

Nous ne devons pas nous arrêter en si bon chemin ; il nous faut désormais relever les autres défis que sont, les infrastructures routières, sanitaires, scolaires, universitaires et les logements sociaux ; mais aussi l'emploi des jeunes.

Face aux nouvelles menaces transrégionales, la CEDEAO et la CEEAC doivent approfondir et élargir leur coopération, au-delà des questions sécuritaires ponctuelles.
Il s’agit là d’un chantier énorme que j’assigne à notre diplomatie, qui devra en faire sa nouvelle ambition. Je voudrais ici rendre un hommage particulier aux pays frères du Tchad, du Niger, du Cameroun et du Nigeria, pour leur mobilisation contre Boko haram.

Dans le même élan de solidarité, nous devons aller plus loin et envisager la création d’un vaste ensemble de prospérité partagée, fondée sur le potentiel économique et humain extraordinaire de nos communautés régionales.

La solidarité régionale et la solidité des liens qui unissent nos pays ont été mis à contribution dans le cadre du soutien aux pays frères du Libéria, de la Guinée et de la Sierra Leone, durement frappés par l’épidémie de fièvre à virus Ebola. Il s’agit d’une terrible catastrophe humanitaire pour notre région. Même si la Côte d’Ivoire n’a pas été affectée, en raison des mesures préventives appropriées que nous avons prises, nous avons un devoir de solidarité vis à vis des pays et des peuples touchés.

Le monde doit également tirer les leçons de cette épidémie qui n'a épargné aucun continent. Il devra adopter des mécanismes qui permettront aux populations du Sud de bénéficier en urgence et à titre humanitaire, des meilleurs traitements disponibles.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Notre action diplomatique aux Nations Unies a été efficace et payante. En effet, le Conseil de sécurité a levé intégralement par, sa résolution 2153 (2014), l’embargo sur les diamants bruts ; il a aussi assoupli considérablement les dispositions relatives aux armes létales.

Ces évolutions reflètent la qualité de nos relations avec le Conseil de sécurité des Nations Unies et traduisent surtout l’acceptation, par nos partenaires, de la normalisation définitive de la situation de notre pays.
La Côte d’Ivoire n’a pas vocation à demeurer sous embargo plus longtemps. Nous demanderons donc la levée de l’embargo au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre prochain ; ceci en raison de l’excellente exécution du programme de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) et celui de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), dont les taux de réalisation, 78% pour le DDR et 90% pour ce qui concerne les réformes urgentes de la RSS, sont les plus élevés du continent.

Le Conseil de sécurité devra également poursuivre la réduction des effectifs de l’ONUCI, afin que le retrait total de ses contingents soit effectif au début de l’année 2017. Notre Mission auprès des Nations Unies devra veiller à la réalisation de ces deux objectifs majeurs.

En septembre 2014, aux Nations Unies, j’avais appelé à la conclusion d’un Accord sur le climat, à l'occasion de la Conférence de Paris prévue en décembre prochain. Cet Accord est indispensable. En effet, les changements climatiques liés au réchauffement planétaire font peser sur notre monde une menace sans précédent, qui ne doit laisser aucun pays insensible.
L’industrialisation que je veux pour notre pays dans les prochaines années, doit être non polluante, grâce aux normes que nous ferons respecter à nos partenaires.
De plus, nous devons, au plan énergétique, rééquilibrer le Mixe énergétique en faveur des énergies renouvelables.
L’Afrique subira gravement les effets du réchauffement climatique, si des ressources du Fonds Climat vert ne lui sont pas garantis en priorité.
Je vous invite donc à vous approprier cette question et à préparer notre diplomatie aux difficiles négociations qui vont s’engager avant et pendant la Conférence de Paris.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

J’ai entrepris de redynamiser nos relations avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Le XVème Sommet de cette organisation, tenu à Dakar au Sénégal, a été marqué par l’élection de Madame Michaelle Jean à la tête de l’OIF, et par le formidable hommage rendu au Président Abdou Diouf pour son œuvre considérable au service des valeurs que nous avons en partage.
Afin de renforcer le rayonnement et la visibilité de notre pays, j’ai décidé de l’ouverture d’une mission permanente auprès de l’OIF.

Notre pays et la Francophonie sont liés par les valeurs de démocratie, des droits de l’homme et de solidarité. Ces valeurs nous permettent d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans le domaine des industries culturelles, véritable levier de richesse et de croissance économique. Notre engagement dans la Francophonie doit également profiter à notre jeunesse et à notre système éducatif.

De plus, la Côte d’Ivoire doit faire entendre sa voix dans la mise en œuvre de la Stratégie économique pour la Francophonie. Nous devons nous approprier cette grande ambition, qui définira la place de l’organisation dans nos projets de développement durable et de croissance économique inclusive.

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Notre diplomatie a su se mettre au service de notre vision économique en renforçant notre politique d’ouverture et de diversification de nos partenaires.
La nouvelle diplomatie économique doit permettre à notre pays de devenir l’une des premières puissances commerciales hors pétrole du continent et une terre attractive pour les Investissement Directs Etrangers (IDE). Elle devra pour cela accompagner, de manière efficace et structurée, le développement de nos relations commerciales avec les pays émergents, et prendre une part active dans l’essor de deux secteurs clés : le tourisme et l’industrie.

Je voudrais insister sur le secteur du tourisme, qui constitue un facteur important de croissance économique et d’emplois. La certification de la Transportation Security Administration (TSA), reconnue à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny par les Etats-Unis, nous offre l’opportunité d’ouvrir davantage notre pays au reste du monde.

Je voudrais souligner le développement impressionnant du tourisme au cours des deux (2) dernières années constatée par l’augmentation de sa contribution à la richesse nationale, qui est passée de 2% (2013) à 4,8% en 2014 ; les recettes issues de ce secteur, de l’ordre de 300 milliards FCFA en 2014, coïncide avec la réorganisation de nos représentations diplomatiques.
Je vous encourage donc à mieux défendre les atouts de la destination Ivoire dans vos pays d’accréditation, afin d’attirer davantage de touristes étrangers, dont le nombre d’environ 500 000 est largement insuffisant.

La diplomatie économique étant prioritaire pour notre pays, notre organisation doit en tenir compte. A cet égard, je me réjouis que l’organigramme du Ministère des Affaires Etrangères ait intégré l’approche thématique, pour faire de la dimension économique un élément essentiel de notre diplomatie.
Dans ce domaine, il nous faut aller plus loin, en empruntant au secteur privé son expertise et son organisation ; nous devons aussi nous inspirer des meilleurs pratiques des pays dont la diplomatie économique est la plus aboutie.

Nous devons accorder une place de choix à nos compatriotes de la diaspora, que je rencontre chaque fois que le programme de mes visites à l’extérieur le permet.
Je voudrais féliciter le Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, pour le travail important qu’il accompli, afin de faire participer davantage la diaspora à la vie de la nation.
Partout où je suis passé, j’ai réalisé à quel point nos compatriotes de la diaspora représentent un potentiel humain, dont nous pouvons tirer profit pour le développement de notre pays. Nous devons davantage les faire participer aux grands projets de développement et les encourager à mobiliser leur épargne à cette fin.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

D’importantes réformes ont été menées par le Gouvernement dans le but de moderniser notre outil diplomatique et renforcer les capacités du personnel. Ces réformes commencent à porter leurs fruits. Je voudrais m’en féliciter.
L’extension de la Carte Diplomatique de la Côte d’Ivoire, par l’ouverture de nouvelles Ambassades et par les Accréditations multiples, ont permis d’accroitre le taux de représentation de notre pays dans le monde ; celui-ci est passé de 47% à plus de 92%. Nous devons être présents partout où nos intérêts le commandent.

Ainsi, une nouvelle diplomatie ivoirienne est en marche. Je la veux plus proactive, plus dynamique, rajeunie et soucieuse du genre. Une diplomatie plus en phase avec les réalités et les exigences d’un monde moderne.

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, je vous encourage à promouvoir de manière significative les femmes en les intéressant davantage aux différents métiers de la diplomatie.

Je veux également une diplomatie tournée vers la promotion de nos compatriotes dans les organisations internationales.
A propos de vos prises de positions dans les enceintes multilatérales, je souhaite qu’il soit mis fin aux déclarations unilatérales, qui ont quelques fois causé des désagréments à notre diplomatie.

Je vous demande, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs de revenir à l’orthodoxie qui consiste à recourir à « la Centrale » comme vous l’appelez, pour vous tenir constamment au fait de la position officielle de notre pays sur toutes les questions importantes.

Pour mettre en œuvre une diplomatie plus efficace, il faut des moyens financiers, techniques et humains importants.
Sans les ressources appropriées, nos Missions diplomatiques ne peuvent fonctionner efficacement et préserver l’image et la crédibilité de notre pays. Je sais combien la situation de certaines ambassades a été parfois préoccupante. Cela doit changer au plus vite.
Je demande au Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Étrangères, de tenir en marge de cette Conférence, une réunion avec le Ministre chargé de l’économie et des finances, le Ministre chargé du Budget et l'ensemble de nos Chefs de Missions diplomatiques pour prendre les mesures suivantes :
- Dorénavant, les loyers, les frais d’assurance, la scolarité des enfants des personnels diplomatiques doivent être traités dans les mêmes conditions de régularité que les salaires.

- En second lieu, un plan d'apurement des arriérés de toutes nos ambassades doit être établi, pour éliminer tous les arriérés d’ici la fin du mois de juin au plus tard. Après la mise en œuvre de ces décisions, les dépenses de fonctionnement des représentations diplomatiques ne doivent plus souffrir de retard de paiement.

- Enfin, nous devons développer un plan de réhabilitation et de construction des chancelleries et des résidences ; ce plan sera adopté par le Conseil des Ministres en vue de rechercher les financements adéquats.
Je veillerai personnellement au suivi de toutes ces questions.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Je sais combien l’application de la loi portant Statut du Corps diplomatique et son décret d’application vous tiennent à cœur. Pour mieux l’adapter aux exigences de notre diplomatie, je mettrai en place très rapidement un comité qui procédera à sa relecture et me fera des propositions.
J’ai fait ce long tour d’horizon de notre perception du monde et des priorités de notre diplomatie afin que nous puissions apprécier ensemble, la complexité et les contraintes du milieu dans lequel nous déployons notre action extérieure. Vous représentez un grand pays africain, qui a pour vocation de servir la cause de la paix et promouvoir les vertus du dialogue. C’est une lourde responsabilité, mais l’Etat sera à vos côtés pour faciliter votre mission.
Je voudrais vous renouveler mes vives félicitations pour le travail important que vous accomplissez. Je vous exhorte à poursuivre sur cette voie afin que notre pays continue de compter sur la scène internationale.
Je voudrais, pour terminer, vous redire tout l’espoir que je fonde sur les résultats de vos travaux qui, j’en suis convaincu, nous permettront de renforcer et d’améliorer notre position dans le monde.
Vive la diplomatie ivoirienne !
Vive la Côte d'Ivoire !
Je vous remercie.

[...]

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« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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Les leaders

INVITE DU JOUR

Le Pr?sident Ouattara et la CAN 2015

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La Chine met au point des drones pour assister les pompiers BEIJING, 17 juin (Xinhua) -- Les scientifiques et ingénieurs chinois sont en train de concevoir des drones afin d'aider les pompiers à secourir des personnes prisonnières, notamment lors des incendies de bâtiments de grande hauteur. Développés par l'Académie des technologies de véhicule de lancement (ATVL) de Chine, les drones peuvent rapidement s'envoler et s'introduire dans une tour par les portes ou les fenêtres, rechercher des personnes prises au piège, et planifier les voies de secours. Lorsqu'un incendie se produit dans un bâtiment de grande hauteur, les pompiers sont souvent obligés de prendre les escaliers et leur vision est affectée par les fumées épaisses, rendant difficile la planification d'un itinéraire de sauvetage. Selon Xu Jian, concepteur de l'ATVL, les drones peuvent être rapidement envoyés sur site pour évaluer la situation avant l'arrivée des pompiers. "Pour un gratte-ciel d'environ 500 mètres, il faut environ une demi-heure pour que les pompiers atteignent le dernier étage par les escaliers, mais les drones ne mettent que deux minutes", a indiqué M. Xu. Les drones peuvent éviter les obstacles, dessiner une carte tri-dimensionnelle indiquant leurs emplacements, et planifier une voie libre pour les secours . Ils sont également équipés de caméras et les photos peuvent être transmises au sol en temps réel, ce qui aide les pompiers à localiser les personnes piégées. La coque du drone est faite d'un matériel composite généralement utilisé sur les fusées, lui permettant de résister à des températures de 200 degrés. La Chine a une importante demande pour ces drones et ils devraient être mis en service en fin d'année, a ajouté M. Xu.
La Chine et l'Arabie saoudite publient des images lunaires acquises lors de leur coopération spatiale BEIJING, 14 juin (Xinhua) -- La Chine et l'Arabie saoudite ont conjointement publié jeudi trois images lunaires acquises lors de la coopération concernant la mission du satellite relais destiné à la sonde lunaire Chang'e-4. Il s'agit d'un important résultat de coopération entre la Chine et l'Arabie saoudite dans le cadre de la mission du satellite relais, a indiqué dans un communiqué l'Administration nationale de l'espace de Chine. Après un voyage de plus de 20 jours, le satellite, qui porte le nom de Queqiao, ou "Pont des pies", lancé le 21 mai, est entré jeudi à 11h06 (heure de Beijing) sur l'orbite de Halo autour du second point de Lagrange (L2) du système Terre-Lune, à environ 65.000 kilomètres de la Lune. Une caméra optique, développée par la Cité du Roi Abdulaziz pour la science et la technologie, a été installée sur un micro-satellite, nommé Longjiang-2, qui a été lancé avec Queqiao. Le micro-satellite tourne autour de la Lune. La caméra, qui a commencé à opérer le 28 mai, a mené des observations de la Lune et a obtenu une série d'images claires ainsi que des données. Selon un mémorandum d'entente signé entre la Chine et l'Arabie saoudite le 16 mars 2017, les deux pays partageront des données scientifiques dans le cadre de la coopération. La Chine est en train de promouvoir la coopération spatiale avec les pays participants à l'initiative "la Ceinture et la Route"
LEAD Kim Jong Un et Donald Trump tiennent un sommet historique à Singapour SINGAPOUR, 12 juin (Xinhua) -- Le dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Jong Un, et le président américain, Donald Trump, se sont retrouvés mardi à Singapour pour un sommet historique qui devrait ouvrir une nouvelle ère dans les relations bilatérales. Ils ont partagé une poignée de main et tenu une réunion en tête à tête de 40 minutes à l'hôtel Capella sur l'île de Sentosa, avant de procéder à une réunion élargie et à un déjeuner de travail avec leur entourage. La réunion élargie a regroupé trois des principaux assistants sécuritaires et diplomatiques de M. Kim et de M. Trump. Du côté de la RPDC, Kim Yong Chol et Ri Su Yong, deux vice-présidents du Comité central du Parti des travailleurs de Corée (PTC), et le ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho étaient présents. Le chef de cabinet de la Maison Blanche John Kelly, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo accompagnaient le président Trump. "En travaillant ensemble, nous allons nous occuper de tout", a déclaré M. Trump au début de la réunion élargie, annonçant que M. Kim et lui-même viendraient à bout d'un "gros problème et d'un grand dilemme". M. Kim a annoncé qu'il coopérerait avec le président Trump pour résoudre les défis qui s'annoncent" et pour surmonter le scepticisme et les spéculations concernant leur sommet. Cette réunion élargie a eu lieu à l'issue des discussions en face à face entre MM. Kim et Trump, qualifiées par le président américain de "très, très bonnes". MM. Kim et Trump ont ouvert leur premier sommet par une poignée de main historique qui a duré quelques secondes devant les drapeaux des deux pays. "Ce n'est qu'un nouveau départ", a déclaré M. Trump en serrant la main de M. Kim. MM. Kim et Trump se sont entretenus quelques minutes dans le couloir avant de marcher le long du passage menant à la salle de réunion et de s'asseoir devant les journalistes et photographes. "Il n'a pas été facile d'en arriver là", a déclaré M. Kim. Le dirigeant de la RPDC a indiqué que M. Trump et lui-même se retrouvaient ici après avoir surmonté "tous les obstacles", tels que les pratiques et préjugés anciens qui s'étaient dressés sur leur chemin. Prédisant le succès du sommet avec le dirigeant de la RPDC, M. Trump a affirmé que rencontrer M. Kim en personne était un "honneur" et qu'il aurait "une relation formidable" avec lui. Après avoir partagé sa poignée de main avec M. Kim devant les photographes, M. Trump a levé le pouce avant d'entamer la première réunion entre un président américain et un dirigeant suprême de la RPDC tous deux en exercice. Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, M. Kim n'a effectué que trois voyages à l'étranger avant de se rendre à Singapour. Il s'est rendu en Chine deux fois et du côté sud-coréen du village frontalier de Panmunjeom.
Xi Jinping prononcera un discours très attendu au Forum de Boao BEIJING, 9 avril (Xinhua) -- Le discours que le président chinois Xi Jinping prononcera à l'occasion de l'ouverture de l'édition 2018 du Forum de Boao pour l'Asie (BFA), qui doit se tenir du 8 au 11 avril sur le thème "Une Asie ouverte et innovante pour un monde plus prospère" sur l'île de Hainan, dans le sud de la Chine, est très attendu par les médias du monde entier. Le journal singapourien The Straits Times a souligné lundi que le prochain discours de M. Xi au Forum de Boao était d'autant plus attendu que le conseiller d'Etat et le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a déclaré la semaine dernière que le président chinois annoncerait de nouvelles mesures destinées à élargir la réforme et l'ouverture "qui ont déclenché le boom économique" du pays. Pour sa part, l'agence de presse économique et financière américaine Bloomberg News a rappelé dimanche que M. Xi avait défendu la mondialisation au Forum économique mondial de Davos l'année dernière, estimant que son discours au Forum de Boao viserait à "rassurer les centaines d'investisseurs étrangers présents que le protectionnisme américain ne trouverait pas d'écho dans la deuxième plus grande économie mondiale". Dans un commentaire, le journal financier japonais Nikkei Asian Review a pour sa part indiqué samedi qu'en cette année qui marque le 40e anniversaire de la réforme d'ouverture historique de la Chine, qui a ouvert le pays au monde, l'attention de la communauté internationale se tournait vers les moyens que le président Xi présenterait pour guider les efforts de réforme. Il s'agit donc d'une occasion appropriée pour que M. Xi assure au monde que la Chine "restera ouverte au commerce", a commenté dimanche le journal South China Morning Post, édité à Hong Kong.
L'UA veut assurer une mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale d'ici un an KIGALI, 22 mars (Xinhua) -- L'Union africaine (UA) a pour objectif de débuter d'ici un an la mise en œuvre de sa Zone de libre-échange continentale (ZLEC), a fait savoir le commissaire de l'UA au Commerce et à l'Industrie, Albert Muchanga. L'accord établissant la ZLEC requiert une ratification par 22 pays au moins avant de pouvoir entrer en vigueur, a indiqué M. Muchanga à Xinhua en marge de la 10ème session extraordinaire de l'Assemblée de l'UA sur la ZLEC mercredi. Quarante-quatre pays africains ont signé l'accord constituant la ZLEC au cours de la session extraordinaire d'une journée qui s'est tenue à Kigali, capitale du Rwanda. Cet accord sera soumis à la ratification des pays membres conformément à leur législation nationale. "Notre objectif est de faire en sorte que d'ici un an, au moins 22 pays africains aient ratifié la ZLEC, permettant son entrée en vigueur effective", a dit M. Muchanga. "Après cela, nous aurons un plan complet pour la ZLEC qui précisera les questions à discuter et à passer en revue lors de la mise en œuvre de la ZLEC", a-t-il dit, ajoutant que cela comprendra entre autres les discussions sur la réduction des tarifs douaniers afin de permettre des échanges commerciaux fluides dans le cadre de la zone. La décision d'établir la ZLEC a été adoptée en janvier 2012 lors de la 18ème session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'UA, tandis que les négociations sur la ZLEC au sein de l'UA ont débuté en 2015. La ZLEC a pour but de constituer un marché unique pour les biens et services au niveau du continent, assurant la libre circulation des activités et des investissements. Cela devrait selon l'UA permettre d'accélérer la mise en place de l'Union douanière continentale et de l'Union douanière africaine.
Les scientifiques chinois développent un nanodispositif bionique pour lutter contre le cancer du sein BEIJING, 14 mars (Xinhua) -- Les scientifiques chinois ont développé un nanodispositif bionique susceptible de fournir une stratégie pour la thérapie ciblée contre le cancer du sein métastatique. Des scientifiques de l'Institut de Materia Medica de Shanghai, sous l'égide de l'Académie des sciences de Chine, ont développé un nanodispositif, nommé rHS-DTX, qui dispose d'une couche de globules rouges et peut être envoyé dans le corps. Leur recherche a été publiée dans l'édition du 1er mars d'Advanced Functional Materials. Le dispositif a été testé sur le cancer du sein métastatique chez les souris et a réalisé un taux d'inhibition tumorale de 98,2% et un taux de suppression des métastases pulmonaires de 99,6%. Aucune toxicité grave n'a été observée dans les principaux organes et le sang des souris. Le cancer du sein est le cancer le plus répandu chez les femmes à travers le monde, et il n'existe actuellement aucun remède pour le cancer du sein métastatique. La chimiothérapie reste le traitement principal des tumeurs primaires et des métastases du cancer du sein, mais ce traitement ne différencie pas efficacement les cellules cancéreuses des cellules normales. Le nouveau nanodispositif montre une grande efficacité dans la suppression des tumeurs ciblées. La Chine a récemment enregistré une hausse des recherches sur les nanotechnologies appliquées aux traitements médicaux.

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