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ALLOCUTION DU PREMIER MINISTRE LORS DE LA DE LANCEMENT DES TRAVAUX PROGRAMME D’URGENCE EN ZONE INDUSTRIELLE PK 24

Posté le 10-04-2015 | 692 Vue(s)

• Messieurs les Ministres ;

• Monsieur le Gouverneur du District d’Abidjan ;

• Monsieur le Préfet de Région des Lagunes, Préfet du département d’Abidjan ;

• Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Préfectoral ;

• Mesdames et Messieurs les Elus et Cadres ;

• Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Internationales et des Partenaires au développement ;

• Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Professionnelles du Secteur Privé ;

• Honorables Chefs des villages d’Akoupé Zeudji, d’Attinguié et d’Allokoï ;

• Distingués Chefs religieux ;

• Chers parents d’Akoupé Zeudji, d’Attinguié et d’Allokoï ;

• Mesdames et Messieurs les membres des Medias ;

• Honorables invités ;

• Mesdames et Messieurs ;

Après la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de la Zone industrielle de Yopougon le 23 décembre 2014, je suis particulièrement heureux de me retrouver parmi vous ce jour, pour le lancement des travaux d’aménagement de la nouvelle Zone industrielle du PK 24. Cette cérémonie marque le démarrage de cet important programme de renforcement des infrastructures industrielles de notre pays sur ce site d’Akoupé Zeudji, avec la phase d’urgence de 50 ha.

Je tiens à adresser mes remerciements aux Autorités politiques et administratives, aux Partenaires au développement et aux Organisations professionnelles du secteur privé, qui ont accepté de participer à cette cérémonie.

Leur présence chaleureuse parmi nous démontre l’intérêt qu’ils attachent aux infrastructures industrielles qui sont d’une importance majeure dans le développement industriel de notre pays.


J’adresse mes salutations les plus vives et cordiales aux braves populations des localités d’Akoupé Zeudji, d’Attinguié et d’Allokoï, avec, à leur tête, les Chefs traditionnels, qui ont accepté d’apporter leur importante contribution au développement de la Côte d’Ivoire en donnant une portion de leurs terres pour l’installation des entreprises industrielles.

A toutes et à tous, je tiens à vous adresser mes salutations pour votre forte mobilisation à l’occasion de cette Cérémonie.

• Honorables Invités,
• Mesdames et Messieurs,

Cette Cérémonie est une belle opportunité pour réaffirmer l’engagement du Gouvernement, sous la haute autorité du Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, de poursuivre la mise en œuvre des réformes pour améliorer le climat des affaires. Il s’agit également de promouvoir la réalisation de grands projets surtout industriels, générateurs d’emplois au bénéfice des populations, et notamment en faveur des jeunes et des femmes.
A travers les nombreuses réformes engagées, le Gouvernement entend créer les conditions propices à l’expansion de l’investissement privé qui doit représenter 60 % des investissements globaux prévus dans le cadre du Programme National de Développement (PND) 2012-2015. La contribution réelle du secteur privé, est au-delà de ce seuil, avec 64% en 2014, l’objectif du Gouvernement étant d’atteindre 65% en 2015 et 70% en 2020.

Ces réformes, faut-il le rappeler, ont concerné notamment :

 l’adoption en 2012 d’un code des investissements plus incitatif et la révision de plusieurs codes sectoriels (Mines, Pétrole, Télécommunications, Energie, etc…) ;
 l’amélioration de l’environnement des affaires qui permet à la Côte d’Ivoire d’être classée parmi les dix meilleurs réformateurs au monde pour la deuxième année consécutive selon le classement de la Banque mondiale dans le cadre des rapports Doing Business 2014 et 2015 ;
 la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique adéquat, pour la promotion des Partenariats Publics-Privés (PPP) en vue d’accroitre le rôle du secteur privé dans l’économie de notre pays ;
 l’adoption des différentes lois relatives à la concurrence, à la normalisation, à la lutte contre la contrefaçon.

La mise en œuvre de toutes ces réformes a permis de redynamiser l’économie ivoirienne dont le taux de croissance économique a atteint 9% en moyenne au cours des trois dernières années. Pour atteindre l’objectif de réduction significative de la pauvreté de 50% à fin 2015, il nous faut redoubler d’efforts pour atteindre et maintenir une croissance annuelle de 10% en moyenne dans le moyen terme.

Cette forte croissance permettra de créer des emplois pour mettre tous les Ivoiriens au travail et d’accroître, de manière significative, le revenu par tête d’habitant dans notre pays, dans le cadre de la réalisation de l’ambition du Président de la République, S.E. M. Alassane OUATTARA, de «faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent à l’horizon 2020 ».
Il s’agit également de bâtir à terme une économie structurellement industrialisée, ayant fortement accru la part des produits manufacturés dans le PIB et dans les exportations, et ayant permis l’éclosion d’une grande classe moyenne tant en milieu urbain que rural, à même de soutenir une demande intérieure viable et durable.

Dans ce contexte, le secteur industriel est appelé à jouer un rôle majeur en tant que source de croissance, de création d’emplois et de levier pour le développement des autres secteurs économiques par son effet d’entraînement.

C’est pour cela que le Gouvernement s’est fixé pour objectif de faire accroître significativement la contribution du secteur industriel au Produit Intérieur Brut et dans les exportations. Pour atteindre ce but, la disponibilité de terrains industriels en qualité et en quantité suffisante est une priorité.



• Honorables Invités,
• Mesdames et Messieurs,

Comme je l’ai indiqué lors du Lancement des travaux de réhabilitation de la Zone industrielle de Yopougon, les Zones industrielles de notre pays, particulièrement celles d’Abidjan ont besoin d’être développées et renforcées.

Les trois Zones industrielles d’Abidjan qui couvrent une superficie totale de près de 940 hectares et qui regroupent environ 90% de l’outil de production industrielle de notre pays, sont saturées et ne répondent plus à la demande sans cesse croissante de terrains à usage industriel.

A la faveur de la reprise économique et avec un environnement des affaires devenu de plus en plus favorable, la demande de terrains industriels formulée par les opérateurs économiques est très forte dans un contexte de rareté. Cette situation crée des attentes fortement préjudiciables à l’activité économique.


Le Gouvernement, soucieux de remédier à cette situation, a entamé des réformes visant à améliorer la gestion des zones industrielles, à disposer des ressources nécessaires pour réhabiliter et entretenir les zones existantes et accélérer la création de nouvelles zones industrielles.

Les réformes engagées ont porté notamment sur :

 la création de l’Agence de Gestion et Développement des Infrastructures Industrielles, AGEDI, pour une meilleure prise en charge de la gestion des zones industrielles ; et
 la création du Fonds de Développement des Infrastructures Industrielles (FODI) pour financer le développement des zones industrielles ;

Par ailleurs, en ce qui concerne les infrastructures, le Gouvernement a mis en place un programme pluriannuel portant sur :

 la réhabilitation des zones industrielles existantes à Abidjan notamment celle de Yopougon dont les travaux ont déjà démarré ;
 l’aménagement d’une nouvelle Zone industrielle à Abidjan au PK 24 ou Akoupé Zeudji dont nous lançons les travaux ce jour.

• Honorables Invités,
• Mesdames et Messieurs,

La nouvelle zone industrielle du PK 24 ou d’Akoupé Zeudji, d’une superficie de près de 940 ha, sera la plus grande des zones industrielles de la Côte d’Ivoire et va contribuer à accroître l’offre en matière de terrains industriels.

Le schéma structurant pour l’ensemble de l’aménagement du site a été déjà réalisé par le BNETD. Ce schéma prévoit plusieurs équipements de proximité. Ce sont, entre autres des banques, des assurances, des commerces, des structures sanitaires, des établissements scolaires, un commissariat de police, une caserne de sapeurs-pompiers, des espaces verts.
Un accent particulier est mis sur les questions environnementales. En tenant compte des vents dominants, trois zones d’occupation ont été définies :
- la zone verte pour les entreprises non polluantes ;
- la zone orange pour les entreprises moyennement polluantes ;
- la zone rouge pour les entreprises très polluantes.

Les unités industrielles qui vont s’y installer auront l’obligation et le souci de la préservation de l’environnement.

Le schéma d’aménagement prévoit également une ceinture verte tout autour du site pour créer une zone tampon entre la zone industrielle et les zones d’habitation, particulièrement les villages.
Par ailleurs, des jardins et espaces verts seront aménagés à l’intérieur du site.

Cette nouvelle zone industrielle présentera toutes les commodités avec des infrastructures dignes d’une zone industrielle répondant aux normes et standards internationaux.


• Mesdames et Messieurs,
• Honorables Invités,

Comme vous pouvez le constater, la Côte d’Ivoire veut se doter d’une zone industrielle moderne pour l’installation confortable des opérateurs économiques afin d’accroître leur productivité.

Dans le cadre de l’aménagement de cette nouvelle Zone industrielle, et tenant compte de la nécessité de trouver des solutions innovantes, il a été décidé de recourir aux partenaires privés pour son financement, son aménagement et sa gestion qui se fera dans un cadre de Partenariat Public-Privé.

Les travaux de cette Zone se feront en tranches de 200 ha chacune.

La première tranche de 200 ha fait l’objet de négociations en vue d’une concession à un opérateur privé qui a été sélectionné à l’issue d’un processus d’appel d’offres international. L’opérateur privé aura la charge de financer et de réaliser les travaux d’aménagement sur la parcelle de 200 ha et de gérer la zone industrielle sur la période de la concession qui sera accordée par l’Etat.
Quant à l’Etat, il financera des infrastructures primaires d’accès de l’ensemble du site qui concernent la voirie, le drainage des eaux pluviales, l’électricité haute tension, l’assainissement des eaux usées. Le coût de ces travaux à la charge de l’Etat est évalué à 22 milliards FCFA.

Pour tenir compte du délai du processus de mise en valeur des concessions, le Gouvernement a d’ores et déjà pris l’option de l’aménagement en urgence d’un espace de 50 ha sur le site de PK 24 ou d’Akoupé Zeudji. Il s’agit d’apporter une solution immédiate au problème lié à la forte pression de demande de terrains industriels pour la ville d’Abidjan.

Le plan d’aménagement va offrir près de 112 lots industriels de 2 500 à 6 000 m² et plusieurs équipements de proximité. Ces lots seront disponibles dès le début de l’année 2016 à l’issue des travaux qui vont durer dix (10) mois, mais d’ores et déjà le processus d’attribution va démarrer dès le mois de Mai 2015. Il devrait permettre à de nombreux opérateurs industriels de préparer la réalisation de leurs projets.

Les travaux d’aménagement des 50 ha, d’un coût global de 10 milliards F CFA concerneront tous les corps d’état, à savoir la voirie et le drainage des eaux pluviales, l’électricité, l’eau potable et l’assainissement des eaux usées.

Les appels d’offres ont été lancés en octobre 2014 et quatre entreprises ont été sélectionnées.

• Honorables Invités,
• Mesdames et Messieurs,

A ce stade de mes propos, je voudrais remercier tous ceux et toutes celles qui ont contribué à la mise à disposition de ce terrain de près de 940 ha à l’Etat. Je saisis cette occasion pour rendre un hommage mérité aux populations des localités riveraines, avec à leur tête, leurs autorités coutumières respectives. Je les salue et les remercie vivement d’avoir bien voulu accepter de céder cette parcelle de terre pour l’aménagement de cette nouvelle Zone industrielle du PK 24 : il s’agit des populations d’Akoupé Zeudji, d’Attinguié et d’Allokoï.

Chers parents, par cet acte patriotique très fort, vous contribuez à l’atteinte des objectifs du Gouvernement. Soyez-en infiniment remerciés.

La création de cette nouvelle zone industrielle à proximité de vos localités aura des retombées bénéfiques en termes de modernisation et de création d’infrastructures socio-économiques, de création de nombreuses activités connexes et de nombreux emplois pour les jeunes et les femmes de vos localités.

L’existence de cette zone permettra également une meilleure valorisation de vos biens immobiliers et de vos produits agricoles du fait de la forte demande qu’elle va engendrer.

Lors de la rencontre organisée le 2 avril 2015 avec les Ministres en charge de l’Industrie et de la Construction, vous avez exprimé un certain nombre de préoccupations qui m’ont été fidèlement transmises et que j’ai notées avec une attention toute particulière.


Je tiens à vous dire que dans le cadre de la réalisation de ce Projet, vos intérêts seront préservés et des solutions idoines seront apportées à vos préoccupations dans le strict respect des règlementations en vigueur.

Il me plait de vous assurer que le Gouvernement, respectera les engagements pris, à savoir la purge de vos droits coutumiers ainsi que l’indemnisation des plantations et des habitations sur cet espace. Dans ce sens, les informations reçues indiquent que les procédures pour la purge de ces droits coutumiers ont déjà été engagées et sont même avancées.

Nous souhaitons que ce processus soit finalisé au plus vite.

Pour ce qui est de vos doléances en matière d’infrastructures socioéconomiques, celles-ci seront examinées notamment dans le cadre du nouveau Programme National de Développement en cours de finalisation.


• Honorables Invités,
• Mesdames et Messieurs,

Comme vous pouvez le constater, c’est un projet d’envergure que le Gouvernement a décidé de mettre en œuvre. Son financement est certes important, mais aucun sacrifice n’est de trop quand il s’agit d’offrir des conditions adéquates de travail aux opérateurs économiques qui créent des richesses et des emplois et qui apportent de la valeur ajoutée à notre économie.

Je voudrais donc terminer mes propos en vous félicitant pour le démarrage effectif des travaux d’aménagement du Programme d’urgence de 50 ha sur le site d’Akoupé Zeudji.

La cérémonie de ce jour concrétise l’engagement du Gouvernement ivoirien en matière de développement industriel.

Elle nous conforte dans notre conviction que la Côte d’Ivoire émergente est en cours de réalisation et que la transformation structurelle de notre pays, lancée par le Président de la République, S.E. M. Alassane OUATTARA se poursuit sans relâche.

Avant de terminer mon propos, je voudrais adresser mes chaleureuses félicitations au Ministre de l’Industrie et des Mines et à son équipe, pour le grand travail abattu souvent d’ailleurs sous une pression forte de notre part, le Ministre Achi Patrick à l’habitude amicale de la qualifier de douce. J’associe à ces félicitations, le Ministre de la Construction, du Logement et de l’Assainissement et de l’Urbanisme et ses collaborateurs.

C’est sur ces différentes notes d’espoir que je déclare lancés les travaux d’aménagement de la nouvelle zone industrielle de PK 24 ou d’Akoupé Zeudji, avec le projet d’urgence de 50 ha.

Je vous remercie de votre aimable attention.
[...]

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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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