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LE STRESS DÛ A LA RENTREE SCOLAIRE, AUX EXAMENS ET AUX PETITS CHANGEMENTS DE CADRE DE VIE: QU’EST-CE QUE LE STRESS?

Posté le 18-12-2014 | 470 Vue(s)

Prof. Borges
Prof. Borges : Le stress est une situation vécue par l’individu résultant de sa réaction face à une action extérieure ou une action qui vient de son psychisme, qui vient de son intérieur et qui va le stimuler de telle manière que cette réponse peut éventuellement dépasser son cadre ou capacité d’adaptation à l’intensité ou à la durée de ce facteur ou alors un nouveau élément. C’est l’absence de stimulation, l’absence totale de stimulation va représenter aussi un facteur de stress. Cela veut dire l’individu vit sa vie habituellement dans un environnement qui provoque un certain nombre de stimulations psychoaffective, physique et d’autres. Et si on enlève subitement cela, il est évident qu’il rentre dans une situation de réaction non adaptée et une incapacité de trouver un mode ajusté à cette nouvelle situation. Par rapport aux facteurs de stress, le nombre est pratiquement indéchiffrable comme vous pouvez déjà comprendre.

Aussi par rapport au déclenchement du phénomène de stress, nous devons prendre en compte la vulnérabilité, la capacité plus ou moins grande de réagir toujours d’une manière adéquate ou l’absence de cette capacité de fragilisation de cet individu. Cette fragilisation peut avoir une raison génétique, sociologique, psychoaffective du groupe primaire dans lequel vit l’individu ; dans lequel il est inclus et chaque personne a différents noyaux d’intégration. Il a sa famille comme noyau de base d’intégration, il a son groupe de travail, son équipe de sport, son groupe de lecture, sa paroisse. Et si effectivement il y a une rupture brutale ou brusque ou une répétition de quelque chose qui va représenter une stimulation insupportable pour lui, cet individu va rentrer en stress. Les facteurs sont indéchiffrables.




Comment le stress se manifeste – t – il chez l’individu ?

Le Psychologue, psychanalyste : Il y a différentes manifestations possibles au stress. Je crois qu’un des mots clés que le Professeur Borges a employé est vraiment la réponse parce que nous avons l’habitude de le prendre comme l’évènement lui-même qui nous arrive et qui est stressant. Et on dit : « ah, je suis stressé parce que telle chose me stresse », mais en réalité c’est comment nous répondons au stress, c’est cette façon de répondre au stress qui, disons, constitue le stress lui-même. Dans cette manière de répondre au stress, nous allons donc avoir soit une réponse émotionnelle qui va donc entraîner un certain nombre de choses au niveau affectif etc., au niveau des réactions émotionnelles et nous pouvons avoir des réponses au niveau du comportement, des actions même que nous allons mener, puis nous allons avoir des réponses qui sont les toutes premières qui se passent, qui sont physiologiques.

Le stress est-il une maladie ?

Prof Borges : non le stress n’est pas en soi-même une maladie, le stress est une réaction, il est évident que si cette réaction de par sa répétition va conditionner le mode de vie de l’individu, va créer un déséquilibre qui va continuer dans le temps alors là il devient une maladie, ou alors dans le domaine de l’esprit, dans le domaine de l’équilibre de son esprit, cela va devenir une maladie. Dans cet aspect, nous avons des spécialistes sur le plateau qui peuvent vous en parler. Moi, l’aspect qui m’intéresse en tant qu’éducateur dans le domaine de la santé et en tant que spécialiste de la médecine interne, c’est l’aspect des maladies dérivant de la continuité d’état de surstimulation ou de non stimulation physiologiquement à des niveaux acceptables, créant maintenant un déséquilibre qui va se répercuter sur l’organisme de l’individu créant l’ulcère d’estomac, douleurs dorsolombaires, migraine, disons torticolis et d’autres éléments de ce genre que le commun des mortels nomme maladie.

Il est évident que ces maladies peuvent être extraordinairement graves et grave aussi par la difficulté de saisir le facteur causal. Et c’est là où aujourd’hui de nos temps, la pratique médicale doit être une pratique intégrée, chercher de faire une pratique médicale basée sur une connaissance trop spécialisée sans voir à côté, l’apport des autres spécialistes d’autres secteurs d’activités et perdant de vue ce qui est essentiel dans le malade ou dans la personne, c’est sa personnalité, son mode de réagir, sa manière de vivre, ses réactions, son niveau culturel, sa charge génétique.

Il y a énormément d’éléments qu’il faut prendre en compte pour la compréhension de la maladie. Et le stressé tombant malade pour des maladies organiques, qui sont appelées les psychosomatiques, cela veut dire des maladies qui vont se corporiser quelque part sur l’organe, sur l’organisme et qui va donner des manifestations, des signes et autres qui sont appelés psychosomatiques dans la médecine moderne. Et dans la médecine traditionnelle, vous avez aussi des agissements de nos tradithérapeutes dans ce sens et c’est un des domaines où cette médecine traditionnelle a une capacité d’intervention réelle quand effectivement celui qui la pratique a une maîtrise des situations, et surtout une maîtrise de la connaissance, de la culture de base de l’individu qu’il est en train de soigner.

Dans votre définition en début de l’émission, Professeur, vous avez parlé de raison génétique. Est-ce que cela veut dire qu’il y a des personnes qui représentent un champ favorable au stress ?

Prof. Borges : oui il y a des gens qui représentent un champ favorable au stress parce que dans ce domaine il faut peut-être revenir un peu en arrière pour faire comprendre au public un fait de base ; l’individu n’est jamais isolé, surtout en Afrique, nous n’avons pas d’individu, nous avons des personnes, des personnes intégrées. En conséquence il a un environnement – moi, je suis médecin environnementaliste, en conséquence, je suis toujours obligé de venir à des situations de base pour rendre des choses compréhensibles – et comme vous ne vivez pas isolés, vous allez agir sur une autre personne et les autres personnes vont agir sur vous, en conséquence il y a là une réaction bi univoque qui va s’établir. Et si vous provoquez une action il y a une réaction qui va venir, cette réaction va fonctionner envers vous comme une action et après il y a les éléments de l’environnement physique et les éléments de l’environnement culturel, c’est-à-dire vous avez des contraintes imposées par le style de culture dans lequel vous évoluez. En conséquence, nous avons un triangle de base : ego, moi avec un autre que moi, une autre personne ou un objet et une circonstance historique de lieu et de temps dans lequel je suis intégré. Vous voyez que ces éléments de situation géographique déjà posent un problème, situation de climat, microclimat ou climat en terme général va poser aussi un autre problème, et cela va créer quoi finalement : éléments de pression, des éléments de pression qui sont par exemple la température, le vent, le pays où je suis né, CAP VERT, il y a le vent, c’est un vent permanent qui emporte du sable dans les yeux ; et vous avez un élément permanent de jets de sable sur vos yeux. Evidemment c’est un stress permanent qu’ils ont d’ordre physique. D’autres exemples peuvent être alignés pour mieux comprendre les facteurs de pression.

Ensuite vous avez des facteurs de vulnérabilité et c’est là où votre question vient de la génétique. La génétique c’est la disposition d’un grand nombre d’éléments déterminants, un certain type de déterminants ou de réactions que vous allez avoir face aux facteurs dont je viens de parler. Or si votre génétique vous fait devenir fragile, il est évident que vous êtes un terrain facile à une action plus intense et plus dévastatrice des facteurs de pression parce que vous êtes vulnérable. Voilà disons la compréhension que je peux vous donner des facteurs de l’environnement et génétiques qui jouent ensemble.

Un élément du publique :- vous l’avez dit tout à l’heure, le terme stress mérite d’être cerné davantage

Dr Borges : cerner davantage parce que nous sommes dans une phase de transition en Afrique, d’une manière générale et particulièrement en Côte d’Ivoire où le développement des structures industrielles, changement du type de rapports entre les gens, changent avec une vitesse énorme. En conséquence, il faut comprendre ce phénomène avant que les conséquences négatives puissent s’établir, et nous sommes autant à pouvoir le faire. Le psychologue a dit que le fondamental de l’approche du problème du stress, ce n’est pas le classement des facteurs déclenchant le stress mais le type fondamental de réponse. Or ces réponses sont d’ordre émotionnels, d’ordre du comportement et physiologique ; il est évident que moi étant ici le clinicien spécialiste en médecine interne, c’est cet aspect physiologique qui va m’intéresser un peu plus.

Si au plan émotionnel, il y a une grande différence de réaction et de phénomènes et au plan comportemental, nous pouvons dire que fondamentalement il y en a deux. Il y a une réaction de lutte et une réaction de fuite, en conséquence, au plan physiologique, tout l’organisme va s’agencer et va s’organiser pour une décision :- ou la décision de lutte ou la décision de fuite. Et là c’est une contribution du physiologiste américain qui s’appelle Walter Canon qui nous a donné cette clé : fuite et lutte. Mais nous pouvons venir plus en arrière pour comprendre maintenant toute l’influence au plan de l’inconscient et au plan émotionnel et du psychisme. Platon disait que toute maladie de l’homme vient de l’esprit, vous voyez déjà il a mis cela pour reculer un peu pour prendre la perspective. Venant plus sur le développement industriel en Angleterre vous avez James Johnson qui a fait la description magistrale d’un type de stress, d’une personne en stress parce qu’à cette époque-là, vous aviez 20 heures de travail par jour contre un bol d’alimentation et les femmes enceintes travaillaient, et les enfants travaillaient.

Alors vous voyez quel était le panorama qui s’opposait à ce moment. Comparez cela avec les 35 heures par semaine par exemple que les français demandent aujourd’hui. Pour mieux comprendre l’importance de ces affaires ; au point de vue physiologique il y a un complexe de réponse et une espèce d’uniformité aussi de réponses, cela veut dire que le système nerveux va fonctionner fondamentalement pour contrôler la réponse ou décision, éléments qui vont permettre une décision de lutte quand l’individu en joignant tous ces éléments et la fréquence cardiaque et la respiration et l’énergie , cela veut dire les mécanismes de production d’énergie prenant l’oxygène à des grandes inspirations, rendant ces muscles sous contraction, accélérant la fréquence de son cœur, remontant sa tension artérielle et mettant tout le système dans leur grande fonction.

Là, il peut maintenant lutter contre l’élément stress ou affronter ce qui est aperçu dans sa lutte pour la survie comme un ennemi. Et cet ennemi peut être réel, corporiser ou cet ennemi peut être à l’intérieur de lui-même. Les facteurs peuvent s’exprimer ou au plan conscient ou au plan inconscient. Au point de vue physiologique il y a cette réaction de préparation pour la lutte et quand le bilan général est fait l’individu dit « cette stimulation est plus que moi, je n’y peux rien » alors évidemment pour survivre il s’enfuit et cherche maintenant à appliquer les énergies disponibles dans un retrait qu’il va faire pour éliminer par distance précisément le facteur ou la situation qui lui est posée.

Pr Borges : Comment est-ce que la rentrée par la première peut fonctionner comme un élément de stress par exemple pour une petite fille ou un petit garçon qui laisse sa mère, qui laisse la famille pour aller à l’école primaire ou à l’école maternelle ou alors la rentrée dans un autre établissement.
Comment cela peut donc agir et quels seront les types de réaction à attendre ou les réactions qui habituellement se profilent.

Un tradipraticien : Le Professeur Borges a bien montré cette réaction physiologique du stress et je vais insister sur le fait que finalement quand on observe le système nerveux de l’homme il y a une partie du système nerveux fondamental qui est commune aux animaux mêmes les animaux tels que les reptiles ou un peu plus évolués tels que les mammifères et une partie plus moderne du cerveau qui est une partie qui a plus une fonction de contrôle et de conceptualisation. Ce qui fait que face à un stress les parties plus archaïques réagissent et ce sont surtout elles qui dominent en quelque sorte le système physiologique.

Ce sont les réactions de fuite, d’attaque, réactions faisant face à un défi, devenant être adéquates ou désajustées a la situation .Et dans ce dernier cas, l’individu rentre en déséquilibre de comportement physique et psychologique que l’on connaît davantage dans notre vie moderne. Bref, quand il y a toutes ses réactions physiologiques dont l’animal pourra avoir besoin pour réagir à une agression physique. Or, il se peut que la grande majorité de nos agressions dans la vie moderne ne sont pas physique d’où le grand problème de la psychosomatique ; on a des agressions qui ne sont pas forcément physique et on a encore d’autres qui résulte au niveau physique. Et cela parce que l’esprit conçoit le stress mais n’arrive pas à le représenter assez au niveau du corps par le côté physique d’où un aspect qu’on pourra aborder plutard dans des liens dans des thérapies dans des thérapies qui font le lien entre l’esprit le corps.

Est-ce que ce sont les difficultés relationnelles qui ont fait le lit des difficultés scolaires ?

On parle du stress d’un enfant qui rentre à l’école. C’est donc un stress de changement de cadre. On peut parler de généralité, on parlera des choses plus particulières ensuite, qui est notamment un changement de cadre. Il y a différentes étapes de vies des gens qui sont nécessaires pour une bonne évolution. Mais on a besoin d’une évolution progressive dont cela dépendra probablement de la façon dont cet enfant aura été préparé à sortir de ce cadre parental pour rentrer dans le cadre scolaire.

Question de préparation importante, mais quelle type de préparation il faut pour un enfant qui va commencer à aller à l’école ?

Le Psychologue, psychanalyste : nous sommes en train d’établir la transition de passer la parole à quelqu’un. Comme il y a le médecin spécialisé qui est là je vais pourvoir lui passer la parole mais je voudrais moi insister sur un aspect que vous avez évoqué tout à l’heure dont Dr Borges a traité : de l’aspect de la vulnérabilité physiologique mais je crois que effectivement il parlait donc d’élément qui peuvent être inconscients et je voudrais souligner un peu cela avant que nous n’allions dans les choses techniques.
Alors cette vulnérabilité de l’individu au stress et qui va donc jouer plus tard au niveau de la rentrée de l’école, c’est quelque chose qui s’installe très tôt chez l’enfant.
Est-ce qu’il y a des gens prédisposés au stress ?

Il y a des mamans qui font un peu du tout capable de faire le nid du développement anormale de leur enfant par une extrême anxiété et souvent dépression connue et décrite en situation de grossesse. Mon enfant sera-t-il anormal, porteur d’une anomalie génétique ? Serait-il monstrueux ? Comment va se passer l’accouchement. Voilà quelque une des fantômes encombrant des pesanteurs. Quand l’enfant est tout petit à chaque petit bobo, elles ont des réactions hors proportions par exemple avec ce qui se passe effectivement chez l’enfant. L’enfant avec l’habitude, prend le risque de se voir entraine dans une atmosphère anxieuse. Et donc ça c’est vraiment un facteur prédisposant au stress parce que chaque fois qu’il va se produire un événement ou même avant qu’ils ne se produisent un événement, cet enfant aussi qui devient précocement adulte, cet individu-là va toujours réagir et avec beaucoup d’anxiété.

Et donc ça on peut dire que cela peut multiplier un peu plus les réactions à des facteurs de stress. Un autre aspect de la vulnérabilité, c’est un phénomène qui est un peu connu, sous l’aspect de la répétition. Il y a du terme un peu plus compliqué à la psychanalyse pour en parler. Mais c’est très simple, c’est la répétition de ce que nous avons connu quand nous étions tout petit. Et vous voyez par exemple quelqu’un qui a été en rapport avec un père autoritaire aura tendance à élever son enfant dans deux voies, soit complètement autoritaire comme son père ; donc répétant exactement ce que son père a fait avec lui, soit au contraire complètement lâche en laissant l’enfant faire tout ce qu’il veut vous voyez en prenant le contre-pied. Mais vous voyez en fait c’est la même chose c’est-à-dire que c’est une réaction par rapport au passé et cela va installer chez l’enfant qui va subir donc en fait une sorte de réaction de génération à génération qui va subir donc cette répétition, lui-même aura tendance encore une fois qu’il sera grand, à répéter encore avec les enfants.

Je voulais souligner ses aspects pour dire que quelque fois nous ne faisons pas attention au style même de rapport que nous établissons avec nos enfants.
Et comment en fait cela ressemble ou au contraire c’est l’opposition à ce que nos parents avaient comme attitude avec nous. Et donc le Dr Borges dans la définition a dit que soit on a trop de stimulation, soit on n’a pas assez et ça c’est fondamentale au niveau des relations parent/enfant parce que nous pouvons avoir trop de stimulation vis-à-vis de l’enfant, nous allons faire plein de pression, il faut que tu performes, il faut que tu réussisses tout de suite etc. Pourquoi, il n’est pas premier alors qu’il a 14 comme moyenne on dit facilement qu’il soit quand même premier etc. ou alors on le laisse totalement faire on s’en occupe pas, on l’abandonne à la bonne ou au boy ou s’en n’occupe pas du tout et là on a les deux réactions typiques donc de soi-disant un laisser-aller totale qui va produire stress ou alors une stimulation trop grande qui va également produire un stress. Je pense donc qu’il vaut mieux peut-être qu’on laisse un éducateur spécialisé nous donner des conseils pratiques.

Professeur Borges : C’est ça on va rentrer dans cet aspect de stress pour un enfant et qui pourrait être représenté par une école ou style. Par un lieu inconnu où il ne trouve pas des repères habituels disons comme un élément qui va lui créer des réactions négatives ou qui va lui causer des craintes, d’acceptation par rapport aux nouveaux compagnons de son milieu.

Journaliste : le stress n’est pas que mauvais. Il y a le bon stress et le mauvais stress. Le bon stress, lorsque je prends le domaine scolaire ou nous sommes, le bon stress pourrait être cet élément qui va amener l’enfant à accepter les difficultés qu’il va rencontrer dans ce milieu et par contre le mauvais stress, le Psychologue, psychanalyste l’a dit tout à l’heure, le stress c’est une réponse par rapport à une situation qui s’oppose dans ce sens. Le mauvais stress sera par exemple la réponse négative que l’enfant va manifester au niveau de la fréquentation d’une nouvelle école ou de la fréquentation d’une école qu’il avait déjà abordé mais qui représente des éléments traumatisant à son niveau.

Le stress à l’école, il faudrait qu’on en parle c’est une nouvelle année scolaire qui s’annonce, deux situations peuvent se présenter ; nous avons par exemple les enfants qui commencent l’année scolaire, ça c’est un problème fondamental mais que les parents abordent souvent avec négligence. Pour l’enfant qui rentre nouvellement à l’école, il faut toute une préparation psychologique, toute une préparation émotionnelle pour lui permettre de rentrer de plein pied dans ce nouvel espace.

les parents vont inscrire les enfants à la veille de la rentrée et ils disent : prend tes affaires et va à l’école situation inespérée et dramatique pour ce nouvel élève fragile. Déjà nous à notre niveau suggérons toujours une préparation psychologique de 3 semaines à l’avance, comment s’y prendre, généralement c’est facile, il suffit seulement de parler à l’enfant, la communication que les parents négligent très souvent qui est un élément très fondamental, la communication et l’écoute, être attentif aux réactions de l’enfant. Lorsqu’on lui aborde la situation scolaire, regardez sa manifestation en face et trouvé la solution adéquate pour permettre d’accepter cette nouvelle situation. Donc il y a deux éléments fondamentaux qui sont la communication et l’écoute.

Ces deux éléments se retrouvent lorsqu’on parle de communication. C’est forcément il doit avoir écoute, mais malheureusement très souvent ce n’est pas le cas. Le second aspect c’est l’enfant qui a déjà fréquenté une école et qui doit reprendre l’année scolaire cela la hantise du premier échec peut entraîner des situations dramatiques. Là encore le rôle des parents est très fondamentalement de sorte à permettre à l’enfant d’accepter sa situation d’échec et maintenant d’accepter cette espérance qu’il va vivre mais réexpédiant parce que c’est le même programme qu’il va aborder. Et que très souvent il pense pouvoir maîtriser tous les aspects et donc il ne s’y prend pas tôt ou il n’est pas vigilant là-dessus. Donc le rôle des parents pourra être de permettre à cet enfant de réduire son stress, la hantise de l’échec, parce qu’il faut dire que tout échec introduit un nouvel échec lorsqu’on ne fait pas attention et il y a une étude qui a montré que la probabilité d’un nouvel échec est plus grand lorsqu’on a déjà échoué une année avant.

Pr Borges : J’aimerais vous posez une question. Jugez-vous que les parents dans le contexte des études chez nous en Afrique de manière générale et particulièrement pour ce qui concerne les parents d’élèves Ivoiriens ?
Ils auront les conditions pour eux-mêmes la formation nécessaire suffisante pour faire un tel type de travail, d’autres parts nous nous sommes lancés dans une privatisation heureusement mais qui est venu très tardivement. Du point de vue organisationnel au plan du cahier des charges pour les structures privées de l’enseignement, une unité légale assurant un psychologue infantile pour chaque 3 écoles et un psychologue clinique pour chaque trois collèges. Les spécialistes dans ce domaine existent déjà formés et qui ont coûté énormément au pays et malheureusement ne sont pas suffisamment utilisés avec perte pour nous tous.

Est-ce qu’il ne sera pas bon que l’Association des psychologues, les associations des parents d’élèves se mettent en synergie pour tel effet créant l’opinion publique suffisante à vaincre l’inertie de l’Etat. Ce secteur-là prenant en charge ceux qui sont connus comme des redoublants comme ceux qui ont eu des problèmes relationnelles avec le corps enseignant ou les collègues, cela veut dire des groupes en risque et en même temps orientés ceux qui présentent des meilleurs réussites.

Un élément du public : Votre question a deux volets : le 1er volet c’est la participation des parents.
Est-ce que les parents sont formés pour y répondre ?
Le second volet est que l’organisation de la santé ne pourrait pas assurer des mécanismes pour régler ce type de problème?

Dans le contexte socio-économique et socio-politique dans laquelle se retrouve toute la population est-ce raisonnable de demander aux parents d’y contribuer efficacement quand ils n’ont pas reçu aucune formation spécifique et ils se retrouvent à l’état zéro d’écriture à l’éducation sanitaire et environnementale de faire face à certaines tâches qui auparavant leur étaient dévolu. Il faut courir derrière la nourriture quotidienne, il faut assurer le minimum vital avant de faire face à certaines situations qui sont au centre du problème de la baisse de réussite du système scolaire national. 75% d’échecs scolaires ce qui est pratiquement inadmissible. Tous ces problèmes font que les parents ont d’énormes difficultés pour faire face à ses situations. Dans ce cas je reviens au second volet de son analyse ; pourquoi ne pas faire intervenir toute la société dans son ensemble ?

C’est un élément fondamental, vous savez la construction d’une école maintenant à 4 murs, un tableau noir, des bancs et des chaises pour les enfants il faut le dire ça ne suffit pas. L’école a très souvent été limitée, au simple fait de l’enseignement des élèves. C’est un élément qu’il faut corriger parce qu’il faut prendre en compte tout l’environnement qui se présente à l’enfant et aussi bien l’environnement social, le milieu scolaire, l’enseignant, le cadre de vie de l’enfant, le programme qui est mis en place. Et il faut en parler aussi,le programme ne favorise pas souvent l’apprentissage réel des connaissances qu’on veut inculquer aux enfants.

Le psychologue, psychanalytique : J’avoue que quand Dr Borges posait ces questions, j’ai été intéressé parce que tout le long des lignes de son intervention, il ressort que les psychologues devraient réfléchir sur le mode de leur intégration au système de l’enseignement, afin de diminuer les échecs scolaire et rendre l’école plus fréquentable pour les enfants pour voir dans la mesure où on le les sollicite pas comment est-ce qu’ils vont faire pour être présents à l’école, être présents dans tous les secteurs de la vie sociale. Parce qu’effectivement c’est incroyable ce qui se passe. L’état dépense des sommes extraordinaires pour faire des psychologues. Il y a des programmes de maîtrise de psychologie, de doctorat en psychologie à l’Université d’Abidjan, sans compter ceux qui ont été formé et continue de former à l’extérieur et malheureusement les psychologues ne sont pas engagés et on trouve donc des jeunes délinquants dans la rue, on ne trouve pas de psychologues dans les écoles, dans les centres de santé.
Quand ils font des demandes on leur dit qu’il n’y a pas de place. En tous cas il y a de la place, il y a des besoins et l’argent existe aussi, mais il est détourné et appliqué dans des domaines socialement improductifs. Il n’y a pas de budget, donc comme il faut quand même qu’il mange c’est vraiment difficile alors ce qu’on peut faire je crois c’est de créer l’opinion publique suffisante pour contraindre l’Etat à intervenir et l’assemblée nationale à légiférer dans des domaines essentiels a la qualité de vie des populations.

C’est que généralement nous n’abordons cet aspect comme quand même l’auditoire est des croyants. Je crois qu’il est important qu’ils se rendent compte que la foi peut se vivre également dans la relation avec les enfants.

Le 1er volet de la question de tout à l’heure concernait, est-ce que les parents ont effectivement les outils, il faut qu’ils s’intéressent à se former et consulter les spécialistes. Les spécialistes ne peuvent les forcer à s’occuper d’eux et à les former. Cela fait des années que nous avons ouvertes une école pour les parents. Très peu de parents s’adressent à nous pour demander quels conseils vous nous donnez pour que nous puissions équiper les enfants. Lorsqu’à la fin de l’année scolaire, l’enfant est prêt à échouer le parent dit à l’enseignant prend mon enfant et fait en sorte qu’il réussisse.

La disposition d’esprit à voir est aime ton prochain comme toi-même. Est-ce que mon prochain ce n’est pas l’enfant que j’ai mis au monde, l’époux, l’épouse ce n’est pas la famille qui est là. Nous allons passer des heures au centre du culte, j’ai parlé avec une dame, elle dit toute la semaine elle est à la prière, en train de faire les activités religieuses. Mais madame et vos enfants ? Vous comprenez même le bon Dieu ne peut s’offusquer qu’on s’occupe des enfants qu’il nous a donné. Vous voyez je ne peux pas indisposer, mais je pense qu’il serait mieux que nous revenions tous en ce début d’année scolaire. Que chacun de nous fasse un peu ses examens de conscience. Qu’on se dise est-ce que réellement je m’occupe de mes enfants, pas en terme physique. J’ai payé l’école je passe mon temps à me plaindre de l’enfant vous ne travaillez pas. Vous voyez comment Maman et papa souffrent, l’enfant a une pression supplémentaire qui fait que le stress du parent se met sur l’enfant. Cela fait que l’enfant n’est pas bien en forme pour pouvoir commencer l’année scolaire et travailler correctement. Je crois que déjà nous-même si l’état ne nous met pas les moyens, on peut toujours continuer à dialoguer avec lui. Mais je crois que les parents peuvent participer en écoutant un peu plus leurs enfants, en essayant d’être avec eux au lieu de les bousculer seulement et les psychologues aussi au lieu de rester sans rien faire parce qu’on ne les a pas appelé. C’est pourquoi nous avons par exemple répondu à l’invitation du Dr Borges. Nous trouvons que c’est une bonne initiative au moins des gens nous ont appelé et nous allons répondre à ces sollicitations.

Un tradipraticien : Nous avons parlé de stress de l’enfant qui est peut-être lié au stress des parents et à la préparation des parents. Il y a un autre élément fondamental à l’école qui est l’enseignant. Il faudrait penser à la rentrée au stress des enseignants quand j’étais dans le service public. Je ne suis fait intéressé aux troubles et de la demande d’assistance au psychique et il se fait que le corps des enseignants se représentaient statistiquement dans les consultations de psychothérapie et quel que soit le service où l’on se trouve, ou peut d’hypothèse sur les causes qu’on peut étaler. Mais ce qui est sûr la fonction d’enseignants est extraordinaire, c’est une fonction admirable mais particulièrement stressante. Elle donne des satisfactions extraordinaires aussi bien que des frustrations. Et cela l’enfant le sent de même que la fonction des parents. L’enfant va essayer de restituer à l’école des repères qui sont de type familiaux. Le maître, la maîtresse, qu’est-ce que c’est par rapport à un papa et à une maman ? Si le maître ou la maîtresse sont eux-mêmes stressés en tant que parent d’élèves alors qu’ils doivent s’occuper des élèves. Donc s’occuper des stress des enseignants est très important. Et d’autres part même dans des actions qu’on peut faire par rapport aux problèmes de la société en générale que ce soit parce qu’elle a du mal à nous comprendre ou parce qu’on n’est pas assez nombreux par rapport aux problèmes. On peut penser à intervenir par les intermédiaires, à diverses formes d’intervention à l’école, mais l’une des interventions possible seraient des groupes de soutien aux enseignants. Parce que de façon générale pour beaucoup de problème de santé il n’est pas nécessaire que le spécialiste soit au premier rang. C’est l’enseignement qui est au premier rang à l’école. L’enseignant pourrait préparer à régler son propre stress, il pourrait lui-même éponger une partie de son stress au moment où il fait appel au spécialiste.

Dr Borges : Vous voyez qu’on a bien fait de prendre ceux qui connaissent parce que quand on s’entoure de ceux qui connaissent on est aussi plus à l’aise. On apprend et on prend aussi les éléments pour les articulations intégrant une proposition. Il a parlé des enseignants et nous savons quel est le désastre de la rentabilité de nos écoles. Nous le savons, nous vivons cela dans la peau, c’est un scandale, en conséquence, quand on va examiner qu’est-ce qui se passe avec l’élément, l’un des deux éléments des facteurs dans l’enseignement. Vous trouvez l’enseignant et vous trouvez l’élève ou l’étudiant, mais voyez ce qui se passe avec la santé de l’enseignant, on a un qui manque tous les jours, alors on a sept morts d’enseignants par semaine. Cela veut dire que la santé de ce groupe est à haut risque. On peut se tourner vers l’Etat et commencer à critiquer. Mais est-ce que cela va nous arranger ? Non, ce qu’il faut c’est de dire qu’il y a un problème. Par conséquent, nous qui sommes dans le problème c’est à nous de le résoudre.

Qu’est-ce que nous pouvons faire dans l’immédiat ?
Dans l’immédiat, vous avez des associations, des syndicats. Mais quand nous les médecins, nous les psychologues, psychiatres, abordons le syndicat pour créer une structure sanitaire, eux-mêmes, ils nous regardent comme si nous étions des martiens. Cela veut dire, ils croisent les bras et demandent à l’Etat de le faire pour nous. Vous comprenez, ce n’est pas une solution ; en tout cas, ils font des associations pour s’entraider. Cela veut dire, aujourd’hui je t’enterre et demain les autres viendront m’enterrer. Ils ne vont nulle part avec un tel système. Il va falloir que le désengagement de l’Etat des secteurs de ce genre soit chaque fois plus grand. En conséquence, il faut que la société civile s’organise pour résoudre les problèmes de la société civile, et l’enseignement, et la santé, et la recherche etc. Cela incombe à la société civile et elle peut le faire. D’autres peuples l’ont fait. Et quand nous-même les africains, nous sommes jetés dans d’autres sociétés, nous sommes parfois parmi les premiers.

J’ai sous mes yeux l’image de deux femmes dans un train aux USA, l’une regarde de l’autre côté où l’autre n’est pas ; cela veut dire nous sommes là dans une situation de stress de non communication qui on peut même dire de non être. Ces deux créatures ne sont pas des personnes, ce sont simplement des transportés non êtres, l’une est blanche et l’autre est noire, voilà un élément créateur de stress.
Ici vous avez un qui passe sous sa porte et il saute sur un autre qui est par terre, il ne s’intéresse pas à lui. Ce sont des photos réelles dans des conditions de vie réelle. Cela se passe à Paris, vous avez un autre pour vous dire la monnaie du troc pour le collaborateur. C’est une photo très ancienne, des Français qui ont collaboré avec les Allemands contre les Juifs et contre les Français eux-mêmes. Il est en train d’être battu en pleine ville, et les gens assistent.

Déjà que nous parlons de ça, chez nous il y a aussi un problème de stress qui me brûle l’estomac, qui me provoquent des insomnies et c’est ça mon stress. C’est cette guerre qui ne termine plus en Afrique : les Rwandais, les Burundais, les Libériens et les Angolais, les Centre africains etc. mille morts par jour, des populations déplacées créant des problèmes de santé, de stress, je vous le dis, je n’ai pas dormi parce que j’ai entendu cette nouvelle et je me suis dit, qu’est-ce qu’il faut faire pour qu’un certain nombre de nos pays n’arrivent jamais là. Donc en tant que croyant, j’ai prié. Mais est-ce qu’on peut s’arrêter là et laisser tout finalement dans la main de Dieu ?
Mais Dieu n’opère qu’à travers ses enfants, il est acteur avec nous. En conséquence, si on prend cette décision, on ne peut s’affirmer ni fidèle, ni croyant, on devient un païen croisant les bras et dire en espèce de boy auquel on transforme Dieu de faire les choses pour nous. Il va falloir qu’on s’actionne et qu’on dise frontalement qu’est-ce que nous sommes ? Il va falloir agir pour la paix et la paix c’est la création des situations et des actions non stressantes, il faut penser : qu’est-ce qu’on doit dire, comment doit-on le dire, qu’est-ce qu’on va faire, et planifier cette action avant de la poser et avant de créer cette harmonie sociale qui peut nous permettre – et c’est l’unique élément – de sortir de ce carcan de sous-développement dans lequel on s’enfonce et on n’est là.

Et un des facteurs importants est précisément la paix, et c’est précisément la guerre qui est comme élément négatif. Et la paix dans le dire de notre jeune collègue est le stress positif. Il va falloir finalement ne pas parler de cette manière. Je dis des facteurs positifs pour la structuration de la vie et du navire d’une vie en dignité. Entre aller tuer quelqu’un à l’ordre d’un fanion ou d’une frontière que ni même mes parents n’ont tracé et que je ne connais pas d’où cela est venu. C’est un tracé qu’ils ont fait dans un train quelconque et que le Comte Bernardot Tapis ait fait quelque part et moi je vais tuer mon frère à cause de cette frontière-là. Je dis non, et aussi il ne faut pas qu’on accepte des invitations à la violence, il va falloir critiquer les propositions de la violence. Je pense qu’à cette rentrée scolaire il faut qu’on attire l’attention de tous pour la création des conditions de succès de notre école et parmi ces conditions il y a la condition essentielle qui est la paix sociale.

Le psychologue, psychanalyste : je pense qu’effectivement en cette rentrée scolaire il est important de faire un peu la différence avec ce que nous faisons d’habitude. Voyez c’est l’entrée dans le troisième millénaire, il est vraiment temps que l’Afrique commence à décoller. Je sais que René Dumont dans le temps disait que « l’Afrique noire est mal partie ». On était tous fâcher parce qu’il disait vraiment quelque chose qui ne nous convenait pas. Mais aujourd’hui, quand nous regardons les choses en face, nous nous rendons compte qu’effectivement nous sommes mal partis. Mais voyez-vous, nous ne sommes pas seulement mal partis en termes économiques, on fait vraiment beaucoup de bruit à propos de l’économie mais l’économie commence avec le mental, avec l’émotion. En réalité notre handicap personnel existe dans la mentalité, dans les comportements. C’est cela qu’il nous faut combattre.

Evidemment, je ne vais pas trop faire d’envolées lyriques là-dessus. Je pense qu’avec la rentrée scolaire, avec le fait que nous allons aborder un autre millénaire, il est temps que tous nous changions un peu de mentalité et que nous commencions à penser que la paix ce n’est pas seulement, comme disait justement Félix Houphouët-Boigny, un vain mot, c’est vraiment un comportement, ce n’est ni un comportement du gouvernement, ni un comportement de mon voisin, c’est mon comportement à moi. Et quel est mon comportement avec mes enfants, avec ma famille ; quelle est l’atmosphère dans laquelle je fais vivre mes enfants. Je vais aller trouver des techniques pour essayer d’aider les enfants à mieux réussir mais est-ce que moi-même, je ne suis pas une technique, moi-même la manière dont je rentre au travail.

Il est vrai que les parents sont occupés mais quand même cinq minutes de mon temps à arriver à regarder mon enfant dans les yeux, à lui demander mais comment vas-tu, comment s’est passée ta journée, au lieu de l’engueler dès l’entrée, en disant que j’ai des stress mais l’enfant n’a pas de stress. Voyez, je pense que c’est très simple. Ce que nous pouvons faire c’est mettre la paix à la maison de telle sorte que l’enfant vivant dans cette atmosphère de paix puisse bien se sentir également à l’école. Evidemment le neurologue a parlé aussi du stress des enseignants. Je crois que la paix aussi au niveau de l’école est très importante. C’est dans la collaboration générale que nous arriverons à le faire.

Un élément du public : concernant cet aspect de stress de la rentrée, il faut dire que cette rentrée est très importante du fait que c’est la rentrée, comme on le dit, du 3e millénaire. Ce sera la rentrée de tous les bilans et il va falloir faire les bilans. Il faudra préparer les enfants pour qu’ils puissent être favorable à cette rentrée donc mettre en place toutes les conditions optimales pour que cette rentrée se déroule dans de très bonnes conditions. C’est que, je pourrai conseiller aux parents deux choses : la communication, l’écoute de leurs enfants.

Le neurologue : vous parlez de possibilité d’évacuation de stress. Les facteurs de stress sont là, il y en a tout le temps dès qu’il devient mauvais et quand il ne peut pas s’évacuer, donc je pense aux parents, aux enseignants parce que ce sont des responsables et que pour que les enfants puissent en profiter, qu’en fait le stress il y en a tous les jours pour les parents, les enseignants et il y en a tous les jours pour les enfants. Ce qu’il faut, c’est de pouvoir communiquer pour pouvoir revenir sur le mot. Que les enfants puissent admettre que leurs parents ont des problèmes, ont des préoccupations, que les enseignants ont des préoccupations et que chacun de ces groupes d’adultes puissent admettre qu’il est possible d’être préoccupé mais on peut aussi communiquer et se reconnaître en tant qu’être humain dans nos souffrances.

Prof Borges : nous disons que c’est un thème très important et nous avons un défi à lancer et le défi aussi est un facteur de pression mais un élément positif. Cela veut dire un facteur qu’il faut contrôler, digérer et évacuer. En conséquence, comme le défi a été lancé, je vais me préparer pour ce thème qui a été dit c’est-à-dire l’importance de la psychologie et peut être de la sociologie, de la compréhension des groupes, de leur manière de réagir, de leur manière de vivre pour mieux comprendre les efforts de développement, parce qu’on ne peut pas se développer sans connaître l’élément fondamental de la chaîne du développement, c’est la personne humaine. Un billet de 10.000 francs CFA ne fait rien, vous pouvez le mettre sur cette table et il peut continuer pour l’éternité à ne rien produire ; la machine aussi ne peut même pas aussi démarrer s’il n’y a pas une personne pour la faire bouger. En conséquence, il faut le dire, l’unique créateur, l’unique changeur des choses c’est la personne humaine. Il faut qu’on accepte cela et qu’on n’ait pas honte de le dire et d’être cohérent avec cette position. Il faut entamer, il faut faire, il faut produire, il faut changer. Personne ne va faire le changement à votre place.
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« Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique. »
Conférence de presse sur le dialogue
Abidjan, 28 avril 1971
FELIX HOUPHOUET BOIGNY

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Togo : la Chine réhabilite le stade de Kegué pour le porter au standard IAAF LOME, 13 décembre (Xinhua) -- L'ambassadeur de Chine au Togo, Liu Yuxi, a lancé mardi les travaux de réhabilitation du stade de Kégué de 30.000 places assises construit, il y a dix-sept ans, dans le cadre de la coopération sino-togolaise, a constaté sur place l'agence Xinhua à Lomé. L'entreprise China Geo-Engeneering est chargée de l'exécution des travaux valorisés à près de 100 millions de yuans et qui vont durer environ 20 mois pour ériger le stade de Kégué au standard de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF). A l'achèvement des travaux, le stade de Kégué, un projet couvrant un peu plus de 36.000 mètres carrés dans la banlieue nord de Lomé sera aux normes de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF). Les travaux de réhabilitation incluent la réparation entière, la maintenance de la structure, la décoration intérieure des bâtiments, la rénovation du système électro-mécanique et des installations sportives, la réhabilitation des routes extérieures et l'amélioration appropriée des fonctions de la conception d'origine de ce stade. La rénovation "favorisera le développement du sport, enrichissant la vie culturelle des populations togolaises et renforçant des échanges culturels et sportifs entre les pays", a expliqué M. Liu. Il s'est dit "convaincu qu'un stade rénové, nouveau fruit de l'amitié sincère entre nos deux pays frères, témoignera encore plus de dynamisme et de performance sportifs et culturels de la jeunesse togolaise". "Nous sommes convaincus que, main dans la main, les relations de coopération sino-togolaises seront toujours plus fructueuses et le Togo connaîtra plus de succès dans sa voie de l'émergence", a conclu le diplomate chinois. Guy Madjé Lorenzo, ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation civique, s'est félicité du lancement des travaux de réhabilitation. Cette réhabilitation est "presqu'un témoignage de la vitalité" des relations de coopération entre la Chine et le Togo, a-t-il souligné. "Le stade de Kégué rénové sera l'un des stades les plus modernes de l'Afrique de l'Ouest", a dit M. Lorenzo, estimant que les instances sportives du Togo pourront penser y accueillir des rencontres olympiques.
Des médecins chinois attendus au Sénégal pour soigner gratuitement des personnes atteintes de cataracte SOMONE (Sénégal), 11 décembre (Xinhua) -- Des médecins chinois sont attendus en 2018 au Sénégal pour soigner gratuitement des personnes atteintes de cataracte, a annoncé lundi l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun. L'ambassadeur de Chine a fait la révélation à l'ouverture à la Somone, 77 km au sud de Dakar, d'un séminaire des médias sur la construction d'une communauté de destin Chine-Afrique. Selon Zhang Xun, pour la dixième année consécutive, la Chine a offert des médicaments antipaludéens au Sénégal où une nouvelle mission médicale est arrivée. "La Chine soutient activement les efforts du gouvernement sénégalais visant à mettre en l'œuvre le Plan Sénégal émergent (PSE)", a-t-il souligné. Il a rappelé que la Chine a lancé en mars dernier les travaux des forages multi-villages, projet financé par un prêt préférentiel qui va permettre à plus de deux millions de Sénégalais dans l'intérieur du pays d'accéder à l'eau potable. L'ambassadeur a rappelé le don de 2000 décortiqueuses et moulins que la Chine a fait au gouvernement sénégalais pour alléger considérablement les charges de travaux dans le monde rural. "Les travaux du pont de Foundiougne (centtre-sud) ont démarré. Les projets de l'aménagement de l'esplanade du Musée des Civilisations noires et l'élargissement de l'hôpital des enfants de Diamniadio ont été approuvés et sont prévus pour la première moitié de 2018", a ajouté l'ambassadeur de Chine. Zhang Xun a poursuivi en indiquant que les études faisabilité pour la réhabilitation du barrage d'Affiniam (sud du Sénégal) et de plusieurs stades sont en cours. "Au niveau de mon ambassade, nous avons réalisés la rénovation de plusieurs écoles et postes de santé. Ensemble avec des entreprises chinoises au Sénégal, nous allons construire des parcs sportifs comme celui de Dakar", dans cinq autres régions du Sénégal, a promis Zhang Xun.
Le géant chinois du transport électrique BYD s'installe au Maroc (PAPIER GENERAL) RABAT, 9 décembre (Xinhua) -- Le Maroc a signé samedi un protocole d'accord avec le constructeur automobile chinois BYD sur l'implantation d'une usine de voitures électriques près de Tanger, dans le nord du pays, la première du genre dans le pays. Le protocole d'accord, signé au palais royal de Casablanca (ouest) en présence du roi Mohammed VI et du PDG de BYD, Wang Chuanfu, prévoit également la construction à terme de trois autres usines, l'une de batteries électriques, l'autre de bus et de camions électriques et la dernière destinée à la fabrication des trains électriques. Le projet sera implanté près de Tanger, dans la future "Cité Mohammed VI Tanger Tech", une "ville industrielle" portée par le groupe chinois Haite et dont la création a été annoncée en mars dernier. Ce projet pilote occupera une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs. Il prévoit à terme l'installation d'une usine de batteries, d'une usine de véhicules de tourisme électriques, d'une usine d'autobus et de camions électriques et d'une usine de wagons de trains monorail électrique. A cette occasion, le président du groupe "BYD Auto Industry", M. Wang Chuanfu, a salué les excellentes relations sino-marocaines, mettant en exergue l'ensemble des solutions de transport électrique développées par son groupe. "BYD est heureux de coopérer avec le Maroc sur ce projet, et de partager son expérience développée dans plusieurs pays au cours de ces dernières années dans le développement des écosystèmes de mobilité électrique", a affirmé M. Wang Chuanfu, formant le vœu de voir la coopération entre le royaume du Maroc et BYD constituer "un bon exemple pour d'autres pays dans le monde dans le déploiement de solutions énergétiques innovantes". De son coté, le ministre marocain de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, a indiqué que ce projet "contribuera à l'édification de la Vision du Maroc pour le développement des relations sino-africaines : celle d'un Maroc, prolongeant la Route de la Soie, vers l'ensemble du continent africain". M. Elalamy a fait observer que ce projet a été rendu possible, grâce à plusieurs facteurs, notamment la visite royale en Chine, en mai 2016, au cours de laquelle plusieurs accords de coopération ont été signés, permettant aujourd'hui à des investisseurs chinois, d'envisager sereinement leur implantation au Maroc. Après les groupes français Renault et Peugeot, BYD est le troisième constructeur automobile à poser pied dans ce pays du Maghreb. Aucune information n'a été communiquée sur le montant des investissements de BYD au Maroc, ni sur la date de mise en service des sites de production. Le Maroc mène depuis quelques années une ambitieuse stratégie d'industrialisation, notamment à Tanger, ville d'un million d'habitants qui abrite aujourd'hui plusieurs parcs industriels. Le secteur automobile y est particulièrement développé, surtout depuis l'implantation sur une zone franche d'une usine Renault, la plus grande d'Afrique.
Lancement d'une initiative pour renforcer la coopération sur l'économie numérique de "la Ceinture et la Route" HANGZHOU, 4 décembre (Xinhua) -- La Chine et six autres pays le long de "la Ceinture et la Route" ont lancé dimanche une initiative pour renforcer la coopération sur l'économie numérique durant la 4e Conférence mondiale de l'Internet organisée à Hangzhou, dans la province chinoise du Zhejiang (est). L'initiative inclut le renforcement de la collaboration pour améliorer l'accès et la qualité de l'Internet à haut débit, la transformation numérique et la coopération sur l'e-commerce, ainsi que pour permettre un soutien accru aux start-ups et à l'innovation. Elle vise également à promouvoir des politiques transparentes pour l'économie numérique et établir un mécanisme de communication multicouches dans le but de créer un cyberespace plus ouvert, ordonné et sûr. L'économie numérique est devenue un moteur important de la croissance économique mondiale, en améliorant la productivité, en favorisant de nouveaux marchés et industries, et en promouvant la croissance durable, selon l'initiative. "L'initiative permettra de nous guider afin de faire avancer la coopération sur les technologies de pointe, d'optimiser l'environnement de l'innovation et rassembler les ressources innovantes", a déclaré Lin Nianxiu, chef adjoint de la Commission nationale du développement et de la réforme. La 4e Conférence mondiale de l'Internet, qui a été inaugurée dimanche, a pour thème "Développer l'économie numérique pour l'ouverture et des bénéfices partagés -- construire une communauté de destin dans le cyberespace".

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