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Interdiction des sachets plastiques à partir du 23 novembre prochain : Les précisions du ministre de l’Environnement

Posté le 11-11-2013 | 581 Vue(s)

L’entrée en vigueur du décret portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention et de l’utilisation des sachets plastiques est prévue pour le 23 novembre prochain. Que va-t-il se passer à partir de cette date ?

Avant l’échéance du 23 novembre, (ndlr: lire le décret portant interdiction des sachets plastiques, à la page 8), le ministre de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement durable, Allah Kouadio Rémi a initié une rencontre le mercredi 6 novembre avec la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) pour rassurer les patrons.

Les caractéristiques des sachets interdits

En réponse aux préoccupations des opérateurs économiques sur le décret portant interdiction des sachets plastiques, le ministre a fait les précisions suivantes : Le sachet plastique ordinaire interdit a les caractéristiques suivantes : il est fabriqué Polyéthylène basse densité (PEBD) ou en tout autre matériau ; son épaisseur est inférieure ou égale à 50 microns quelles que soient ses dimensions en longueur et en largeur. Il est non dégradable ou oxo-biodégradable.

Ses usages

On le trouve généralement dans les grandes surfaces où, il sert à l’emballage des provisions des clients, dans la restauration de rue et dans la distribution d’aliments vendus sur la voie publique. Le sachet interdit est également utilisé pour le transport et la protection de tous types d’articles et de marchandises.

Les sachets autorisés

En ce qui concerne les sachets autorisés, le ministre a rappelé que ce sont les sachets conçus en Polyéthylène basse densité (PEBD) ou en tout autre matériau ; dégradable (oxo-dégradable et/ou biodégradable). Leur épaisseur doit être strictement supérieure à 50 microns. Sur l’étiquetage doit apparaitre l’identité du fabricant, les spécifications techniques (matériau, épaisseur, résistance en poids), la durée de vie en mois, la mention "Biodégradable" ou "Oxo-biodégradable".

Exceptions et dérogations

Dans le cadre de l’application du décret portant interdiction des sachets plastiques, des exceptions et dérogations ont été prises par le gouvernement. Ne sont pas visées par le décret, les activités militaires, les situations de guerre, les activités médicales, agricoles et de salubrité. De même, peuvent être exemptés, les opérateurs ayant eu une autorisation de continuer la production, le transport ou la commercialisation des sachets plastiques. Ils devront en faire la demande au ministère de l’Environnement et de la Salubrité publique auparavant. En outre, ils devront présenter un plan de gestion environnemental. Ce plan devra préciser clairement le trajet de chaque sachet plastique, depuis sa fabrication jusqu’à sa fin de vie. Le ministre explique que cette mesure traduit la volonté du gouvernement de, « protéger l’environnement et d’offrir aux populations, un meilleur cadre de vie.»

L’inquiétude des travailleurs du secteur

Du côté des travailleurs du secteur de la plasturgie l’heure n’est pas à la sérénité. Avec l’entrée en vigueur du décret, on craint des suppressions massives d’emplois. « L’application de cette mesure engendre inévitablement la suppression des emplois, et ce sont 100 mille travailleurs, pour une masse salariale de 30 milliards de francs CFA, qui sont menacés », déplore Michel Djihi, porte-parole des travailleurs du secteur, réunis au sein d’un collectif. Selon M. Djihi, c’est « plus de 200 milliards de francs CFA de chiffres d’affaires que vont perdre les producteurs. » Il affirme craindre la fermeture de, « plus de 80 sociétés».
M. Djihi révèle par ailleurs que, « L’Etat n’échappe pas aux impacts négatifs de cette mesure puisqu’il enregistre 40 milliards de francs de perte fiscale ». Toujours selon lui, le délai de six mois imparti aux opérateurs économiques pour écouler leur stock, «n’est pas tenable ». Le collectif propose, « au pire des cas », l’utilisation des plastiques biodégradables en substitution des sachets plastiques et la promotion de la collecte et du recyclage, source, de « création de nouveaux emplois ». De sources proches du dossier, on rapporte que l’enlèvement des sachets plastiques dans les rues sera encouragé par l’achat des sachets usagés aux personnes qui les ramassent. [...]

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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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