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10è anniversaire de l’American Corner du CIRES: SEM Phillip Carter III parle de l’engagement des Etats Unis en Côte d’Ivoire

Posté le 25-07-2013 | 542 Vue(s)

Ambassade
Ce mercredi 24 juillet, l’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, SEM Phillip Carter III a procédé au lancement des activités marquant les dix ans de l’American Corner du CIRES à Abidjan. Il a animé une conférence sur le thème : « L’engagement des Etats-Unis en Côte d’Ivoire. » Vous trouverez ci-joint l’intégralité de son discours ainsi qu’une photo de la cérémonie.
L’American Corner d’Abidjan est le premier American Corner en Afrique de l’Ouest. Il a été inauguré en avril 2003. Il dispose d’ouvrages de référence, de périodiques ainsi que d’une importante collection de livres destinés à améliorer la compréhension mutuelle entre les peuples des Etats-Unis et de la Côte d’Ivoire. Le centre dispose également d’Internet permettant ainsi à ses usagers d’accéder à des informations de premières mains. L’American Corner organise régulièrement des activités visant à faire la promotion de l’apprentissage de l’anglais, des études aux Etats-Unis et de la culture américaine. Les usagers de l’American Corners sont entre autres, les chercheurs du CIRES, travaillant sur les sciences sociales aux Etats-Unis, des enseignants et professeurs d’universités et grandes écoles ainsi que les étudiants intéressés par l’histoire et la culture américaine.



Discours de Ambassadeur Phillip Carter III
Engagement des Etats Unis en Cote d’Ivoire
24 juil. 13
American Corner - CIRES

Mesdames et messieurs,

Je vous remercie de m’avoir invité à échanger avec vous à l’occasion du dixième anniversaire de l’American Corner du CIRES.

Félicitations à Monsieur le Directeur du CIRES, à Monsieur le responsable de l’American Corner et à tous les volontaires et auditeurs qui ont fait de ce partenariat un véritable succès durant ces dix dernières années.

Aujourd’hui, je voudrais vous entretenir sur les différents éléments sur lesquels les Etats-Unis d’Amérique et mon ambassade sont engagés en Côte d’Ivoire. L’American Corner CIRES est juste un des multiples moyens par lesquels le gouvernement américain collabore et supporte le peuple et le gouvernement de Côte d’Ivoire

Assistance de la transition

Depuis mon arrivée ici en 2010, nos priorités ont été très claires. Et nous les avons postées sur notre site web pour les rendre accessibles et disponibles pour tout le monde. Après la crise de 2011, nous avons créé un plan d’assistance pour soutenir la transition. Ce plan recommande une gouvernance démocratique pour accompagner la réforme du secteur de la sécurité et promouvoir le redécollage économique. Notre objectif principal a été le rétablissement des conditions favorisant la démocratie pour que le respect des droits de l’homme prospère à nouveau en Côte d’Ivoire, et de rassurer la population ivoirienne. Cette transition doit embrasser les qualités de bonne gouvernance avec plus de transparence et moins de pratique de la corruption.

Nous pouvons affirmer que ces priorités ont aidé le pays à se porter mieux après plus de dix années d’instabilité. Dans le même temps, ces priorités soutiennent les efforts du gouvernement à être éligible pour les fonds du Millenium Challenge Corporation.

En outre, la Côte d’Ivoire a été en 2004, un des quinze pays sélectionnés pour bénéficier du programme PEPFAR, qui est le fond d’urgence du Président américain pour la lutte contre le SIDA. Dans le cadre du programme PEPFAR, les Etats-Unis ont apporté environ 800 millions de dollars américain, soit près de 400 milliards de francs CFA pour la lutte contre le SIDA et la réforme du secteur de la santé. Notre section des Affaires Publiques soutient aussi les medias, la jeunesse et les leaders de la société civile à travers des programmes d’échanges et des bourses d’études.

Démocratie, gouvernance et réconciliation

Notre soutien à la démocratie, à la bonne gouvernance et à la réconciliation s’appuie surtout sur le renforcement des institutions qui puisse permettre à un état de fournir les services clés à sa population. A cet effet, nous avons lancé deux programmes majeurs pour renforcer la capacité de l’état au niveau du parlement et du secteur judiciaire. Nous avons ainsi lancé un plan quinquennal à hauteur de 13 millions de dollars, soit environ 6 milliard cinq cent millions de francs CFA pour permettre à l’Assemblée Nationale de pouvoir accomplir ses missions législatives primaires à travers des formations et un appui technique. Au cours de ce plan quinquennal, nous allons insuffler une nouvelle approche pour aider les députés à mieux représenter leur circonscription.

Nous investissons également 19 millions de dollars, soit environ 9 milliards 500 millions de francs CFA pour un autre programme quinquennal pour soutenir le secteur de la justice. A travers ce programme, les États-Unis mettront à la disposition de la police et du personnel judiciaire un plan de formation pour améliorer la transparence, réduire la corruption et accroître la responsabilité des magistrats dans la gestion des affaires judiciaires. Ce programme s’étendra également aux communautés afin de leur permettre l’accès à la justice. En outre, au plan local, nous soutenons dix communautés dont les leaders sont nouvellement élus pour qu’ils adoptent un mode de gestion participative et inclusive avec leurs administrés. Nous initions plusieurs sessions de renforcement de capacité dans chaque circonscription de sorte à ce que ces responsables locaux soient à mesure d’interagir efficacement et sérieusement avec leurs administrés en prenant en compte leurs attentes.

La réforme du secteur de la sécurité

Une réforme majeure du secteur de la sécurité est essentielle pour garantir la stabilité, un environnement sûr et sécurisé, le bien-être social et un développement à long terme en Côte d’Ivoire. Pour atteindre cet objectif, nous avons pris un certain nombre de mesures au cours des deux dernières années. Nous sommes restés constamment engagés avec le Président Ouattara et son gouvernement et les partenaires internationaux à la fois sur la Réforme du Secteur de la Sécurité et le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion. Les États-Unis demeurent résolus à une délimitation claire des rôles et responsabilités des forces de défense et de sécurité.

Nous avons également mis en place un projet de trois ans avec le Ministre de l’Intérieur sur la réforme de la police. Le projet comprend deux employés recrutés par le gouvernement américain: un conseiller en formation des forces de l’ordre et un agent de liaison au ministère. Nous avons également fourni deux conseillers techniques du secteur de la sécurité. L’un est en service à la présidence de la république, chargé de la réforme du secteur de la sécurité et des questions de sécurité nationale, et le second pour la facilitation de l’assistance avec d’autres donateurs. Ces conseillers ont joué un rôle important tout au long du processus de réforme du secteur de la sécurité depuis sa mise en œuvre en 2011. Nous apportons également un soutien au secteur maritime en aidant à lutter contre la piraterie dans la région.

La relance économique

Un autre élément important de notre engagement au côté de la Côte d’Ivoire est notre contribution à la relance économique avec une plus grande diversité, plus de transparence et de manière participative. Ces efforts ont déjà porté des fruits et nous sommes encouragés par la forte reprise de l’économie ivoirienne au cours des deux dernières années.
Notre partenariat avec la Côte d’Ivoire à travers l’African Growth and Opportunity Act ou AGOA continuera à faciliter l’augmentation des exportations de produits ivoiriens aux États-Unis, et à créer des emplois pour les Ivoiriens. L’AGOA est un programme qui vise à élargir le commerce et l’investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique sub-saharienne, à stimuler la croissance économique, à promouvoir un dialogue de haut niveau sur le commerce et les questions liées à l’investissement, à encourager l’intégration économique et à faciliter l’intégration de l’Afrique sub-saharienne dans l’économie mondiale. La Côte d’Ivoire a regagné l’éligibilité à l’AGOA en 2011, le pays a exporté sans frais de douanes des millions de dollars de produits aux États-Unis.

Les financements offerts par le Millenium Challenge Corporation pourraient également, dans l’avenir, être une composante majeure de la coopération bilatérale. Cependant, même sans être encore admissible, des retombés immédiats découlant du travail que le gouvernement ivoirien a entrepris pour répondre à un éventail de critères économiques, sociaux et politiques qui doivent être remplies afin de bénéficier d’un financement du MCC sont déjà perceptibles. Nous félicitons le gouvernement ivoirien pour l’établissement d’un Comité robuste et actif chargé du MCC qui met l’accent sur ces questions.

Néanmoins, l’éligibilité au MCC nécessite plus que des changements mineurs. Il exige au pays des efforts pour résoudre les problèmes sérieux et fondamentaux dans le but de produire la prospérité à long terme pour ses habitants. Cela implique des actions pour enrayer des pratiques, telles que la corruption, qui détournent les ressources, freinent l’esprit entrepreneurial du monde des affaires et découragent les potentiels investisseurs.

Les droits de l’homme

Les Etats-Unis sont les grands défenseurs des droits de l’homme à travers le monde entier, et nous encourageons le gouvernement de Côte d’Ivoire à enquêter sur toutes les allégations de violation des droits de l’homme afin de promouvoir l’état de droit et la réconciliation nationale. Ensemble, nous devons rester vigilants et protéger les droits de l’homme les plus élémentaires tels que la liberté de presse, la liberté de se réunir, le droit de choisir sa confession religieuse et d’élire démocratiquement son leader politique sans être persécuté. A cet égard, je crois qu’il est important que le gouvernement ivoirien et ses partenaires au développement continuent de s’engager dans un dialogue franc et direct en vue de, non seulement consolider les récents acquis positifs, mais aussi de surmonter les défis majeurs qui pourraient empêcher ce pays d’atteindre son plein potentiel, et de protéger adéquatement les droits de l’homme.

Le PEPFAR

Le plus important programme américain en Côte d’Ivoire est le PEPFAR, qui fête son dixième anniversaire cette année aussi. Le PEPFAR est le plus grand engagement qu’une nation n’ait jamais pris pour combattre à l’échelle mondiale une maladie. Ce programme aide en outre, à bâtir des systèmes de santé forts pour atténuer les souffrances engendrées par d’autres maladies. En Côte d’Ivoire, le PEPFAR est de loin le plus grand acteur de la lutte contre le VIH / SIDA, contribuant à plus de 75 pour cent de tous les fonds consacrés au VIH /SIDA dans le pays. Avec un budget de 140 millions de dollars en 2013, notre programme PEPFAR permet aux 40 partenaires et à plus de 200 structures ivoiriennes sous-traitantes de travailler pour l’atteinte de l’objectif d’une «génération sans sida».

En Côte d’Ivoire, le taux de prévalence du VIH est actuellement de 3,7 pour cent, en baisse de 4,7 pour cent lorsque le programme PEPFAR a commencé. Alors que quelque 450.000 Ivoiriens continuent de vivre avec le VIH / SIDA, près d’un million de personnes par an sont maintenant testés pour le VIH dans plus de 700 centres de dépistage à travers le pays. En 2004, quelques 4000 personnes vivant avec le VIH ont reçu des traitements antirétroviraux financés par le PEPFAR (ART). Aujourd’hui, c’est plus de 81.000 personnes vivant avec le VIH qui sont sous traitement antirétroviral financé par le PEPFAR dans plus de 350 centres de santé offrant le traitement ARV. En outre, plus de 125.000 enfants à risque et orphelins reçoivent un traitement.

Relations interpersonnelles

Enfin, nous encourageons également au jour le jour, ce qui est connu comme la «diplomatie de poignée de main." C’est l’engagement avec vous, les gens qui vivent, travaillent et aiment ce pays. Une grande partie de cette sensibilisation a lieu dans les centres ou American Corners, dont l’American Corner ici au CIRES. Toutefois, vous devez savoir qu’il y a deux autres American Corners en Côte d’Ivoire - un à l’INPHB de Yamoussoukro et un autre à Tiassalé. Un quatrième ouvrira bientôt à Bouaké. Ces espaces sont un symbole de notre engagement pour une relation forte et durable avec la Côte d’Ivoire.

Ils nous permettent de nous connecter avec plus de jeunes et les leaders émergents, et de marquer notre présence auprès des Ivoiriens qui, autrement, ont une exposition très limitée à la culture et aux idéaux américains.

Conclusion

Les Etats-Unis reconnaissent que la Côte d’Ivoire a fait des grands pas au cours des deux dernières années dans la résolution des défis complexes après plusieurs années de conflits. Il est grand temps de restaurer la stabilité et de créer les conditions sur le long terme du développement économique et de la sécurité. Cependant, il a y encore du chemin à faire pour arriver à la réconciliation et atteindre les objectifs d’une économie émergente à l’horizon 2020. Cela est réalisable. C’est pourquoi les Etats-Unis sont là pour aider la Côte d’Ivoire à arriver à sa pleine potentialité afin de jouer son rôle de locomotive économique et politique de l’Afrique de l’Ouest.

L’engagement durable des Etats-Unis pour un avenir radieux de la Côte d’Ivoire est fort. Je vous remercie d’être venus célébrer le dixième anniversaire de l’American Corner du CIRES.

Je vous remercie.[...]

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Zimbabwe : l'association des anciens combattants promet d'appeler à manifester jusqu'à la démission de Mugabe HARARE, 20 novembre (Xinhua) -- L'Association des anciens combattants de la guerre d'indépendance nationale du Zimbabwe (ZNLWVA) a annoncé lundi qu'elle allait inviter les habitants à redescendre à nouveau dans la rue jusqu'à ce que le président Robert Mugabe démissionne. Cette annonce survient au lendemain de l'intervention télévisée de M. Mugabe qui n'a pas annoncé dimanche soir sa démission comme cela était largement attendu. Le directeur de la ZNLWVA, Christopher Mutsvangwa, a déclaré lors d'une conférence de presse que Robert Mugabe, 93 ans, devrait cesser de faire comme si les choses étaient normales dans le pays après que l'armée soit "intervenue" pour éliminer les "criminels" l'entourant et qui, selon M. Mutsvangwa, ont commis des crimes menaçant la sécurité nationale. "Si M. Mugabe refuse de démissionner, nous reviendrons vers le peuple et l'appellerons à redescendre dans la rue. La dernière fois, quelque 1,5 million de personnes ont participé aux manifestations et cette fois-ci, nous voulons encore plus de soutien. Nous organiserons un sit-in jusqu'à ce que M. Mugabe ait démissionné. Nous ne quitterons pas Harare avant son départ", a assuré le chef de la ZNLWVA. Des dizaines de milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues de Harare pour appeler M. Mugabe à quitter un pouvoir qu'il exerce depuis 1980. Le chef de l'Etat a été évincé de la tête du parti au pouvoir, la ZANU-PF, et il lui a été demandé de démissionner d'ici ce lundi midi, faute de quoi il fera face à une procédure de destitution. Dans son discours à la nation dimanche soir, Robert Mugabe a affirmé qu'il entendait présider le congrès extraordinaire du parti le mois prochain afin de s'occuper des défis auquel la ZANU-PF fait face. Pour sa part, Christopher Mutsvangwa a annoncé que la ZNLWVA avait initié une procédure judiciaire pour légaliser l'action militaire du 15 novembre contre M. Mugabe.
Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
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Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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