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Inondation et ensevelissement des forages de la Sodeci : Pourquoi l’eau va manquer à Abidjan

Posté le 16-05-2010 | 465 Vue(s)

L’eau est source de vie. Mais la négligence des autorités ivoiriennes va occasionner une pénurie d’eau potable pour les populations abidjanaises. En effet, depuis quelques années, l’on constate une agression des sites de forages permettant de capter et mobiliser l’eau. Ce qui est une menace sur la durabilité du service d’alimentation en eau potable. De sources très fiables, 2,5 millions de personnes vivant à Abidjan devraient être privées d’eau potable. Outre la pluie qui est un facteur aggravant, il y a aussi les constructions anarchiques autour des champs captants et qui ne respectent nullement les règles d’urbanisation et d’assainissement pré-établies.

Origine de la pénurie d’eau

Avec la construction d’usines, surtout dans la commune de Yopougon, avec en prime de véritables puits industriels, il se développe par ricochet, une activité humaine et industrielle importante au pied des forages. Ce qui en principe est interdit par la loi. Mieux, ces sites doivent être protégés. Cependant, cela n’est pas le cas. Et ce qui est dramatique, c’est que ces urbanisations anarchiques sont autorisées, soit par le ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, soit par les mairies. Constat, une fois installées, ces constructions ne respectent aucune norme en la matière. Non seulement les habitations jouxtent les forages, mais pire, elles n’ont pas de réseau d’égout, c’est-à-dire qu’il y a une absence de système d’évacuation des déchets. Ainsi, toutes les ordures, emportées par la pluie, charrient pour se retrouver dans les forages. Quant aux fosses sceptiques qui ont pu être créées, elles n’ont pas de réseau d’assainissement. Cela occasionne le déversement automatique des déchets dans les forages, d’où une altération voire une détérioration de la qualité de l’eau. Surtout que l’eau qui est récupérée dans les forages est conduite dans les stations de traitement. Mais ce ne sont pas tous les déchets qui peuvent être traités, notamment ceux dits industriels ou solides sont dans cette catégorie. La végétation, qui était autrefois abondante pour favoriser facilement l’infiltration de l’eau dans le sol, n’existe plus à cause des sols dénudés. L’activité urbanistique, qui s’est développée alors qu’elle n’y a pas droit d’exister, n’est aussi pas conforme aux normes environnementales.

Les sites menacés

Il n’est pas rare de voir des villas en chantier ou déjà terminées, des champs, des menuiseries, des garages, avec leur corollaire d’huile de moteur, graisse, corrosion qui peuvent détériorer l’eau du sous-sol. En plus, toute activité humaine autour de ces sites n’a nullement été interdite. Certains, ensablés, subissent les conséquences des constructions anarchiques situées aux alentours du forage nord de la Riviera, la Riviera Génie 2000, et sur l’autoroute du nord, non loin du corridor de Gesco, ou encore à Niangon nord, Anonkoua Kouté... Les constructions, autour des forages, empêchent le ruissellement des eaux de pluie. En construisant, l’on a modifié le passage naturel des eaux de ruissellement. Il aurait fallu un périmètre de 3 km de protection entre les constructions et les forages. Il y a aujourd’hui des forages qui sont déjà à l’abandon quand d’autres sont de plus en plus menacés de fermeture. Tous les observateurs sont d’avis que l’on se retrouve dans une situation de non retour avec une absence d’alternative. Et comme le disait, il y a quelques mois, M. Da Cruz, DGA de la Sodeci, ‘‘la prochaine saison des pluies est un point critique’’. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire n’est qu’à la petite saison et l’on se rend compte que la pluie est véritablement au rendez-vous. Qu’adviendrait-il lors de la venue de la grande saison des pluies ? A coup sûr, des éboulements, des glissements de terrains et des écroulements de murs des forages. Et là-dessus, la météorologie est unanime car il a fait très chaud pendant la saison sèche, la saison des pluies risque d’être très dramatique pour les populations.
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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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