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Dr Yté Wongbé, Directeur général : « Le Centre national de recherche agronomique (Cnra) face au défi de l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020

Posté le 07-11-2012 | 486 Vue(s)

Le développement de la Côte d’Ivoire repose sur l’Agriculture, a-t-on coutume de dire en Côte d’Ivoire. On devrait ajouter à ce slogan : « Le développement de l’Agriculture repose sur les performances et les résultats de la Recherche Agronomique ».Aussi, pour assurer l’essor de son Agriculture et garantir son développement économique et social, la Côte d’Ivoire s’est-elle dotée, très tôt, d’un dispositif de recherche scientifique. La création du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), en Avril 1998, est l’aboutissement d’un processus d’organisation de l’appareil national de recherche, en général, et de la recherche agronomique, en particulier. Ainsi, créé par la volonté du Gouvernement de la Côte d’Ivoire, avec le soutien de la Banque Mondiale et des professionnels ivoiriens du secteur agricole, le CNRA est un service public de recherche avec une gestion de type privé : le Centre assure, pour le compte de l’Etat de Côte d’Ivoire, le service public de recherche agronomique.
La mission du CNRA consiste à conduire des recherches pour mettre au point des technologies axées sur la diversification agricole, l’amélioration de la productivité et de la qualité des produits, la transformation et la conservation des produits ainsi que sur la préservation des ressources animales, végétales et forestières. Le CNRA contribue également au transfert des innovations scientifiques et techniques auprès des opérateurs publics et privés et met son expertise au service des partenaires au développement, par le biais de la formation, des études et de l’assistance-conseil, aux fins de la modernisation de l’agriculture.

Dans sa vision de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020, le Président de la République a inscrit dans son programme de gouvernement la Recherche Scientifique comme un des maillons essentiels de sa politique. Il entend, véritablement, donner à celle-ci son statut de moteur du développement économique et social de notre pays. Aussi a-t-il instruit le Ministère chargé de la Recherche Scientifique de faire en sorte que le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) apporte sa contribution efficiente dans la réalisation de ce programme de gouvernement.

Ainsi, dans un environnement en constante évolution, notre ambition est de satisfaire continuellement les attentes des populations et les objectifs du gouvernement à l’horizon 2020, à travers une recherche agronomique de pointe acquérant des résultats scientifiques et techniques convaincants et offrant aux utilisateurs des services de qualité irréprochable.
De nos jours, les enjeux de la recherche agronomique internationale porte sur l’alimentation, les changements climatiques, la biotechnologie, les maladies, la gestion des sols, la maîtrise de l’eau, les systèmes agricoles performants, la compétition entre cultures alimentaires et cultures non alimentaires.

Pour faire face à ces enjeux, le CNRA conduit en ce moment 22 programmes de recherche dits programmes de 4è génération : ils concernent la période 2012-2015 ; ils reflètent les besoins de l’agriculture ivoirienne et doivent relever, en particulier, les défis de l’émergence d’une agriculture durable et compétitive, adaptée aux contraintes du changement climatique et basée sur la régionalisation des itinéraires techniques de transformation et de conservation des produits agricoles. La sauvegarde, la conservation, la gestion des ressources génétiques végétales et l’augmentation des superficies des champs semenciers pour la production de semences et de plants de qualité est un impératif qui permettra de répondre aux besoins des producteurs nationaux. Il en est de même pour les ressources génétiques animales pour l’amélioration des productions de bovins, d’ovins, de caprins, de volailles et d’autres espèces animales.

Les résultats acquis depuis l’avènement du CNRA ont permis de mettre à la disposition des producteurs, entre autres :
- Des cabosses hybrides de cacao haut producteurs dénommées « Cacao Mercédès », pour leur précocité d’entrée en production ainsi que pour la qualité du produit obtenu, en vue de la mise en œuvre du programme national de replantation cacaoyère;
- Un guide lutte contre la maladie du Swollen Shoot, un redoutable fléau du cacaoyer en Côte d’Ivoire ;
- Des hybrides de caféiers robusta avec un potentiel de production de 3 à 3,5 tonnes/ha/an pour la relance caféière ;
- Des clones d’hévéa IRCA 331, haut producteur (2,2 tonnes/ha/an) peu sensibles à l’encoche sèche et à la casse due au vent ;
- Des variétés performantes de manioc, d’ignames, de mais, de riz, de cultures maraîchères et protéagineuses.

Pour permettre au CNRA de jouer pleinement son rôle dans la réalisation de l’ambition pour 2020, il lui est indispensable de s’approprier les innovations des pratiques et formes d’organisations par des réformes courageuses de la structuration de son administration. Un allègement de son organigramme devra être rapidement opéré pour rendre son administration plus conforme à celle d’une entreprise de recherche.

Il faudra également développer et renforcer sa notoriété au plan national, régional et international par l’identification de nouveaux créneaux et le développement de nouveaux métiers, en adoptant une stratégie agressive de recherche de marchés. Le CNRA pourrait se positionner comme :
• Banque de données pour la Région ouest africaine ;
• Observatoire de recherche sur l’environnement ;
• Plate-forme africaine, par excellence, de recherche et d’expérimentation ;
• Espace ouest africain de recherche agricole appliquée ;
• Leader et pilote de la recherche agricole dans la zone UEMOA et CEDEAO.

Les atouts du CNRA restent son dynamisme scientifique, son savoir, son savoir faire, son expérience, ses innovations et ses acquis. Le CNRA arrive à créer une interaction avec la population par ses travaux de recherche issus des besoins exprimés par la société.

Dans cette dynamique, des actions suivantes seront mises en œuvre pour relancer le CNRA.
1. Recadrer la structure administrative pour la mettre véritablement au service des activités de recherche ;
2. Créer de meilleures conditions et un cadre approprié de travail pour les chercheurs et le personnel en vue d’une véritable émulation en prenant des mesures incitatives pour tous dans la limite des possibilités de la société ;
3. Organiser un atelier de réflexion prospective pour le repositionnement du CNRA ;
4. Renforcer les relations entre le CNRA et la Tutelle ;
5. Convaincre l’Etat de Côte d’Ivoire pour :
• Une révision à la hausse de sa contribution dans le financement du CNRA ;
• La prise de décisions par l’Etat en vue de le patrimoine foncier de CNRA et garantir ses activités de recherche,
• La finalisation de la convention de concession de service publique ;
• La reconstruction des stations de recherche sur le coton et la production animale (élevage) fortement éprouvées par la crise socio politique de 2002.

Dr YTE Wongbé
DG du CNRA[...]

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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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