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Interview avec Mme Yassi, géo scientifique.

Posté le 10-04-2010 | 591 Vue(s)

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En prélude au 5ème congrès de l'AAWG ( association africaine des femmes en géosciences), qui s'ouvre ce lundi à Grand-Bassam, nous avons rencontré Mme Yassi épouse Téa Juliette, présidente nationale de l'AAWG et secrétaire général continental de ladite association.

MF: Bonjour Mme, présentez-nous votre association et dites-nous qu'est ce que la géosciences ?

Mme Yassi: L'association africaine des femmes en géosciences regroupe toutes les femmes qui ont choisi comme métier, le métier de la géosciences, c'est à dire tout ce qui à trait aux sciences de la terre; à savoir la géologie, la géographie, l'hydrologie, l'environnement, en tout cas tout ce qui à trait à la géoscience. Cette association a été créée en 1995 en Nairobi à la suite d'un constat qui a été fait lors d'un congrès de la société géologique d'Afrique où on s'est rendu compte que très peu de femmes étaient représentées. Donc on s'est posé la question de savoir, mais pourquoi ? Et finalement nous nous sommes dits, pourquoi ne pas en marge de l'association qui regroupe tous les géo scientifiques, créer une association qui va réunir les femmes et leur permettre d'échanger entre elles. Cela va permettre aux jeunes d'embrasser cette carrière qui, traditionnellement est considérée comme un métier des hommes. Au niveau de la Côte d'Ivoire, la section ivoirienne existe depuis le 29 janvier 2009 et elle est dirigée par ma modeste personne. Sur le plan africain, l'association regorge actuellement environ 200 femmes de diverses nationalités. D'abord en commençant par l'Afrique du nord, nous avons des égyptiennes, des tunisiennes, des algériennes, des marocaines. Ensuite quand on vient vers l'Afrique subsaharienne, nous avons des ivoiriennes, des togolaises, des sénégalaises, des soudanaises. Ensuite, nous avons des camerounaises, des congolaises venant des deux Congo, des mozambicaines, des sud africaines, des zimbabwéennes et des femmes venant du Botswana.

MF: Vous allez vous rassembler en Côte d'Ivoire pour le 5ème congrès. Pourquoi le choix de la ce pays ?

Mme Yassi: Le bureau continental a choisi de manière unanime la Côte d'ivoire parce que les femmes d'Afrique savent que ce pays traverse une période difficile de son histoire et état donné que le Chef de l'Etat et tout le gouvernement font tous les sacrifices pour la recherche de la paix, les femmes dis-je, se sont dites que c'est une occasion pour venir soutenir ce pays, apporter leurs encouragements aux dirigeants ivoiriens et faire honneur à la Côte d'Ivoire. C'est ce qui explique le choix de la Côte d'Ivoire pour abriter le 5ème congrès. Autre chose, la Côte d'Ivoire a été également choisie pour abriter le secrétariat permanent, donc pour servir de siège à l'association..

MF: Selon vous, qu’est ce que la géoscience peut apporter comme contribution à la recherche de la paix en Côte d'Ivoire?

Mme Yassi: La contribution que la géoscience peut apporter est importante. Dans un pays, si les gens ont de quoi à manger, s'ils profitent des ressources du sous-sol, s'ils ont de la bonne eau à boire, s'ils vivent dans un environnement sain, il n' y a pas de raison qu'il y ait la guerre. Etant donné que l'application des géosciences apportent des solutions à tout cela, l'exploitation équitable du sous-sol et la distribution équitable et rationnelle des fruits du sous-sol ne peuvent qu'apporter la paix. Actuellement, on parle de réchauffement climatique et les géo scientifiques à travers leurs recherches peuvent apporter des solutions à tout cea. Donc les géotechniciennes à travers les sensibilisations peuvent apporter la paix.

MF: Concrètement, qu'est-ce qui va se passer à Grand Bassam?

Mme Yassi: A Bassam, nous allons d'abord faire le point de nos recherches. Chaque représentante va venir faire le point de ce qui est fait dans son pays, donner l'expérience de son pays. Et donc nous allons nous informer et mettre ensemble nos connaissances. Deuxièmement, cette rencontre de Grand-Bassam sera une occasion pour rassembler toutes les géo scientifiques d'Afrique. Donc, cela permet de savoir que dans tel pays, tel groupe travaille sur tel sujet. Et ainsi, si une d'entre nous a un sujet et qu'elle a un problème quelque part elle sait à qui s'adresser. Ce sera donc l'occasion de faire le point de ce que nous faisons. Nous aurons des ateliers de travail. Nous aurons un atelier de travail sur l'utilisation de la télédétection au niveau de l'environnement, au niveau de l'érosion côtière. Comment on peut utiliser la télédétection pour apporter des solutions à tel ou tel problème. II y aura un atelier qui va parler de la géo médecine, c'est-à-dire de cette discipline où on parle des maladies liées à l'exploitation minière, pétrolière. Comment traiter les maladies qui sont liées à l'exploitation de tels ou tels minerais et quelles sont les précautions à prendre. Un troisième atelier va nous permettre de parler de l'éducation des géosciences dans nos différents pays.
Merci Madame

Mari Fidèle
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Afrique : la croissance chinoise et européenne donne une "impulsion positive" en Afrique subsaharienne (FMI) LOME, 10 novembre (Xinhua) -- La croissance des principaux partenaires commerciaux de l'Afrique, notamment la Chine et la zone euro, donne une "impulsion positive" à l'activité dans la région subsaharienne du continent, a estimé jeudi Sampawende Jules Tapsoba, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Présentant à Lomé le résumé analytique du rapport de l'institution financière sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, il a indiqué que "la vigueur accrue de la croissance mondiale, notamment chez les principaux partenaires commerciaux que sont la Chine et la zone euro, donne une impulsion positive à l'activité en Afrique subsaharienne". M. Tapsoba note, en outre, que le regain d'appétit pour les rendements a entraîné un rebond des émissions obligataires souveraines dans les pays frontaliers de la région. "Cependant, la faiblesse des cours des matières premières continue de peser sur les perspectives de croissance pour les pays exportateurs de produits de base", a-t-il ajouté. Le résumé analytique fait ressortir qu'en Afrique subsaharienne la conjoncture extérieure s'améliore, alors que la reprise reste modeste et que s'accentuent les vulnérabilités. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017, mais continuera de se redresser pour atteindre 3,4% en 2018, apprend-on dans ce document qui relève que, dans beaucoup de pays qui connaissent une expansion plus rapide, la croissance continue d'être tributaire des dépenses publiques et que cela alourdit la dette. Le représentant du FMI a estimé que les pays de l'Afrique subsaharienne devaient, entre autres, mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles. Cela pourra se faire en agissant, a souligné M. Tapsoba, sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris l'amélioration de l'accès au crédit, des infrastructures et du cadre réglementaire avec la mise en valeur de la main-d'oeuvre qualifiée.
Cap-Vert : la sécheresse affectera 70.000 personnes, selon le gouvernement PRAIA, 10 novembre (Xinhua) -- La sécheresse au Cap-Vert va affecter directement et indirectement environ 70.000 personnes, soit près de 13% de la population de l'archipel, a annoncé jeudi le ministre de l'Agriculture Gilberto Silva. Le gouvernement va intensifier la mise en œuvre des mesures du programme d'urgence d'aide aux sinistrés, a-t-il déclaré après avoir signé un accord avec des établissements de micro-finance pour l'exécution d'une ligne de crédit de 453.000 euros pour le secteur agricole. Accorder des crédits à des conditions concessionnelles est l'une des mesures visant à atténuer les effets de la sécheresse et de la mauvaise année agricole dans le pays, en plus d'un programme d'urgence gouvernemental d'environ 7 millions d'euros qui devrait couvrir 17.200 familles. Les fermiers, les éleveurs, les familles touchées et les partis politiques de tout l'archipel ont appelé à une action urgente sur le terrain. M. Silva a assuré que les mesures n'attendront pas l'approbation du budget de l'Etat pour 2018, rappelant qu'il s'agit d'un programme d'urgence déjà mis en œuvre. "Le budget de l'Etat pour 2018 apportera également des mesures", a-t-il ajouté, indiquant qu'il y aura une exemption de taxes et de droits de douane à l'importation et à la commercialisation d'aliments et de médicaments pour animaux ainsi que sur le matériel pour l'irrigation goutte à goutte. Le Cap-Vert a connu des niveaux de précipitations très faibles cette année, ce qui a presque complètement compromis la campagne agricole du pays, entraînant une baisse des récoltes et une hausse des prix sur les marchés. Le manque de pluie affecte également les éleveurs de bétail, qui vendent déjà les animaux à bas prix, pour éviter de nombreuses pertes.
Centrafrique : plus de 1.000 victimes de violence sexuelle depuis janvier (MSF) BANGUI, 8 novembre (Xinhua) -- John Johnson, coordonnateur terrain de l'ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a indiqué mercredi à Xinhua que 1.253 victimes de violences sexuelles des deux sexes avaient été prises en charge entre janvier et septembre 2017. M. Johnson a précisé que cette prise en charge gratuite concernait les victimes des violences sexuelles résidant à Bangui ou dans des provinces de la République centrafricaine (RCA) et comprenait des soins médicaux et une assistance psychosociale, voire juridique. Il a conseillé aux victimes des violences sexuelles de se présenter dans une clinique le plus tôt possible, au plus tard trois jours après l'incident, afin d'améliorer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles. Les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme une arme psychologique visant à ébranler l'adversaire. Il faut ajouter à cela les pesanteurs socio-culturelles qui font que certaines victimes préfèrent taire leur agression par crainte de faire honte à leur communauté. Ce qui donne à penser que le chiffre de 1.253 victimes prises en charge par MSF ne serait qu'une partie émergée de l'iceberg. En outre, la situation socio-sécuritaire en RCA, avec la persistance des menaces des groupes armés, fait que de nombreux travailleurs humanitaires ont réduit leurs interventions dans certaines localités, voire retiré purement et simplement leur personnel sur place.

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