La population de San-Pedro sensibilisée sur le mode opératoire de la révision de liste électorale

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Le corps préfectoral, les élus, les chefs traditionnels, les leaders religieux, les Organisations de la Société Civile (OSC), des responsables des partis politiques de San-Pedro ont eu droit à une séance d’explication  sur  les activités préparatoires pour les élections présidentielles à venir.

S’était lors d’une réunion d’informations et de sensibilisations relative au mode opératoire de la révision de la liste électorale qui s’est tenue hier lundi 8 juin 2020 à la salle de Rotary  Club.

Initiée par la Commission Électorale Indépendante (CEI), Mme Yoli-bi Koné Marguerite, commissaire central  de ladite structure, superviseur en charge des régions Gbôklè-Nawa et San-Pedro et des Etats Unis d’Amérique, a instruit la population sur le Chronogramme et surtout le mode opératoire de la révision de la liste électorale.

 « La liste électorale est un document administratif permanent donc qui est révisée annuellement pour prendre en compte les mutations intervenues dans le corps électoral » a-t-elle expliqué.

Selon Marguerite Yoli-Bi, cette opération prévue pour deux semaines en Côte d’ivoire du 10 au 24 juin, concerne deux catégories de personnes.

Pour la 1ère catégorie, il s’agit des personnes qui voudront changer de lieu de vote et des femmes ayant acquis le statut de mariage.

«  Un ancien électeur qui est sur la liste électorale qui veut changer de lieu de vote est obligé de produit, soit ; une attestation de résidence, soit une attestation de domicile ou une attestation fiscale »  a affirmé Mme Yoli-Bi, tout en rassurant la gratuité de ces documents dans des sous-préfectures, des commissariats et dans des services des impôts.

Pour des anciens inscrits qui veulent corriger des erreurs matériels sur leur nom, sur leur patronyme comme les femmes mariées par exemple sont obligées de se déplacer dans les centres d’enrôlement.

Quant à la 2ème catégorie, il s’agit  des nouveaux majeurs et  des anciens majeurs qui ne sont pas sur la liste électorale et ces derniers doivent venir physiquement dans les centres d’enrôlement.

Les pièces exigées, pour cette opération sont la carte nationale d’identité, le certificat de nationalité sécurisé ou l’attestation d’identité délivrée par l’Office national d’identification (ONI).

Lors des échanges, plusieurs intervenants ont fait part de leurs inquiétudes concernant le délai d’enrôlement et ont sollicité l’appui de la CEI pour faire un plaidoyer auprès de l’Office National d’Identification pour la délivrance des pièces dans un délai raisonnable.

Pour l’émissaire de la CEI, l’appui des uns et des autres  est décisif pour la bonne marche de cette opération qu’elle qualifie de garante de la fiabilité de la Présidentielle : « Vous savez que la fiabilité de tout scrutin est lié à celle du fichier électoral. Sans liste électorale crédible, il n’y a pas d’élection crédible. Une période pour certains qui disent qu’elle est courte, mais pour nous elle est suffisamment longue si on s’y prend comme il faut ».

Thierry Lagognon

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